Mes Bandes dessinées #49 : Guy delisle

shenzhen-1868Il y a quelques mois, ce qui est précieux [un merveilleux Instagram à suivre] terminait sa lecture de Shenzhen de Guy Delisle. Ce n’était pas la première fois que je voyais cet auteur- dessinateur apparaitre parmi mes contacts et surtout être recommandé. J’avais toujours hésité à passer le pas pour acheter l’une de ses œuvres. A la suite d’un échange convaincant avec E. et mon voyage en Corée du sud approchant à l’époque, j’avais décidé de commencer à lire ses œuvres car l’une d’elle traitait de Pyongyang, la capitale nord coréenne.

Guy Delisle est un canadien qui a travaillé dans l’animation. Son travail et sa vie de famille [sa femme travaille pour médecin sans frontières] l’ont amené à bouger à travers le monde et souvent dans des lieux peu commun emprunt de dictatures, de pays peu ouverts sur le monde ou des zones de conflits.

J’ai lu ces quatre œuvres qui tourne autour du voyage. Ce sont un condensé de ses impressions, expériences et on peut les comparer à des carnet de voyages. Il y raconte la vie sur place mais aussi les petites anecdotes de sa vie sur place. Tout cela fourmille de détails mais aussi de vrais moment de chocs des cultures.

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J’ai lu assez vite ses quatre BD, toutes passionnantes et intéressantes. Shenzhen [en chine], Pyongyang [en Corée du nord], Chroniques Birmanes et Chroniques de Jérusalem. Le trait de Delisle évoluent de BD en BD mais toutes ont en commun une description avec un œil extérieur de ses lieux peu commun. C’est une véritable ouverture pour le lecteur sur des lieux souvent connu mais pleins de préjugés.

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J’ai dévoré ses BD en quelques mois. Ayant une belle préférence pour Pyongyang et les Chroniques de Jérusalem. Evidemment la premier est une vraie plongée dans l’inconnue, un reportage BD sur un lieu dont j’ignore tout. C’est assez incroyable d’y apprendre la façon dont se déroule la vie. De plus, c’est un beau rappel à mon voyage en Corée. Pour les Chroniques de Jérusalem, sa vie à Jérusalem, ses anecdotes, le conflit Israélo-Palestinien vu de l’intérieur m’ont offert une toute autre vision de ce conflit. J’ai pu apprendre des choses et cela prouve surtout que les problèmes viennent toujours d’extrémistes de tous bords [Juifs ici et religieux en général]. Sans eux le monde se porterait mieux.

jeruAlors pourquoi, je vous parle de Guy Delisle car c’est un excellent auteur qui sait raconter des histoires. Avec son dessin clair, il nous entraine avec lui dans un quotidien réel, proche de nous mais inconnu du plus grand nombre. Je remercie ceux qui m’ont conseillé car son œuvre permet d’avoir un nouveau regard sur pas mal de pays et de revoir son jugement ou tout simplement d’en avoir un. Mais surtout c’est un vrai voyage pour l’imagination, sur les fantasmes que l’on peut avoir sur des contrées lointaines. De plus, ces livres ne se veulent pas politiques mais juste des témoignages d’un quotidien. A chacun d’y faire son avis.

Je ne peux que vous conseiller de lire ses œuvres axées sur les voyages [car il a écrit et dessiné d’autres BD que je n’ai pas lu]. Vous apprendrez des choses, j’en suis certain. L’ensemble est bien écrit, léger et surtout sil n’y a pas message derrière. Il n’y a pas de volonté d’instrumentaliser une vision mais vraiment de présenter un témoignage de son vécu.

Un auteur à découvrir, de belles bandes dessinées.

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Paraitre

Depuis que je suis sur les réseaux sociaux, on m’attribue des rôles, des façons d’être, d’agir ou de penser qui sont loin de ce que je suis en réalité. Rien de négatif mais l’utilisation de ces réseaux semble me donner une stature, une position que je n’ai pas. Bref, on me prend pour un autre. C’est le jeu. A force d’interpréter mes images, mes écrits, beaucoup ont tendance à m’imaginer une vie tumultueuse, palpitante, faites d’aventures à la Nathan Drake [Si tu as le référence, cet article ne s’adresse pas à toi] n’ayant mon baluchon pour seul bagage et partant à l’autre bout de la planète parce que je le veux bien. Si vous pensez ça, vous faites fausse route.

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L’avantage de ce type de média est de se raconter, d’offrir une interprétation, c’est souvent du second degré. Tout est réel évidemment mais il faut savoir lire entre les lignes et se dire que nous ne montrons que ce que nous voulons bien montrer sur les réseaux. Je pense que les réseaux nous surexposent parce que nous nous le voulons bien. En général nous montrons le meilleur de nous-mêmes. Une image flatteuse représentant une part de nous mais qu’il faut savoir lire avec mesure.

Ce que vous voyez de moi, c’est moi, une partie de moi et je m’amuse avec ce que j’aime vraiment, ce que j’apprécie et je raconte de façon plus ou moins romancée ma vie qui est la vie de monsieur tout le monde [Bon, vous n’êtes pas le meilleur prof de France, OKAY]. Je mets juste du piment dans mon quotidien [le like se paie]. Mais jouons carte sur table et analysons, ces points que vous semblez complètement fantasmer sur moi, jeune rêveur ou rêveuse [ ce que je préfèrerais, quitte à choisir]

Commençons par l’alcool! Tu m’as vu avec un verre de vin, voire plusieurs, yes, papa! Je suis un putain d’œnologue dégustant des grands crus en relevant leur robe merveilleuse…Mais je t’arrête de suite car dans la vraie vie, je le dis souvent : je ne bois pas ou peu d’alcool. Je suis un putain de consommateur de Perrier [article non sponso]. Pourquoi? Je n’aime des masses l’alcool, enfin son goût, donc j’en consomme mais genre un peu ou pas du tout. Pourtant je ne suis pas contre un verre de vin de temps à autre mais si je devais définir ce que je ressens quand je bois un verre de vin : ça pique ou pas. Voilà ma fine analyse.

Alors boire du champagne? Mais mon pauvre ami, je suis Bourguignon, bois-tu l’eau de tes WC ? Je ne crois pas. Malgré ma méconnaissance en vin, j’ai des choix assez simples : ma région [la croissance locale, c‘est moi], l’Espagne et l’Argentine ou le Chili [parce que j’aime ces pays]. Alors n’attendez pas de moi des conseils ou des mises en abime sur le vin ou de vouloir me faire boire un cru exceptionnel,  je viens de vous étaler toutes mes connaissances en vin. J’espère, sincèrement, vous avoir impressionné?

Je vous entends : Ok,  tu ne bois pas trop d’alcool mais tu bouffes comme un gros sac !? Ne mens pas, tu ne fais que bouffer, on voit que ça sur ton Insta, genre tu gardes la ligne et tout!! Olalalala mais calme toi, ô petit détecteur de mensonges. Eh bien, j’essaye de prendre en photo de la bonne graille dans des lieux chouettes, c’est vrai. Evidemment je te passe les sandwichs triangles que je bouffe pour faire un repas vu que j’ai pris mon dej’ à 11h voire je saute le repas du midi parce que je suis entre deux destinations. Donc, il n’est pas rare qu’à 16h, j’ai juste la dalle [ne faites pas ça chez vous]. Je vous passe les 15 bornes que je viens de me taper à pied. Alors non je ne fais pas que bouffer mais deux photos de suite pourraient le faire croire. Dans mon échelle de temps généralement quatre heures, voire plus, sont passées.  Oui, j’aime manger [en même temps, sinon je meurs] mais je ne suis pas un crève la dalle et je te passe mes maux de bides quand j’ai trop mangé [c’est à dire un repas pour un individu normal]. Puis je fais du sport beaucoup, genre tout le temps.

D’accord mais t’es trop un aventurier de ouf quand même, j’ai trop envie de partir avec toi, non ?  Alors de un tu te calmes, je ne suis pas guide et ce n’est pas marqué Go Voyage sur ma gueule. Je pars et j’adore ça. Depuis ces derniers années, je pars souvent seul faute de potes prêts à me suivre, de destinations communes et étant célib tout simplement, je ne vais pas attendre la femme de ma vie pour partir [ou alors je ne partirais jamais]. J’avoue que le plaisir du voyage solo me permet de réfléchir et de profiter. Bref! Mes voyages sont préparés, organisés, planifiés, budgétés [oui, oui, budgéter] donc quand je pars : je sais où je vais ce que je veux voir et pourquoi j’y vais. Ah oui, je ne bivouac pas, je dors dans des chambres, certes avec mon sac à dos, je ne dors pas à même le sol [l’aventure mais pas trop]

Bon, mais en tout cas, je sais que je peux te demander un conseil sur un film, tu les as tous vu? Quoi? De quoi? Alors oui, arrêtez de me demander un avis sur tous les films de la planète. Je regarde beaucoup de films mais comme tout amateur de films. Mais parfois, on me contacte en mode Allociné…. Alors tant mieux ca me donne des idées de films à regarder mais je ne suis pas une pointure en cinoche, j’en parle, je vous donne mon avis. Celui-ci n’engage que moi et exclusivement moi [et un peu ceux qui m’accompagnent]. Donc oui j’aime les films mais arrêtez de penser que je suis la base de données de Sens Critique!! Mais vous pouvez proposer des films, ça aucun soucis!

Merde….Par contre, tu es assez drôle dans tes posts… alors je te corrige, j’ai l’air super drôle… enfin à l’écrit, quand j’ai réfléchi à la blague et que j’ai dû m’y reprendre trois fois. Je ne suis pas spontané loin de là et j’avoue que j’ai un second degré de merde [le mec qui prend tout au premier degré c’est moi]. Puis contrairement à ce que l’on pourrait croire Je ne suis pas et je serai jamais ce mec qui monte sur les tables, qui colle le feu dans une soirée… Ce n’est pas moi, je suis ce mec au fond qui discute avec trois personnes, je suis discret [du genre discret quand je ne connais pas]. Ca, c’est moi [mais en photo ca rend moins bien].

Bref, ce que je veux dire, c’est que pour connaitre une personne vraiment il faut la rencontrer la connaitre et ne pas imaginer une vie à travers quelques photos, des notes de blogs et son Facebook. Evidemment, ces éléments sont vraiment moi, parle de ce que j’aime et de situation qui me font rire et que je vis. C’est comme ça que je m’amuse mais attention à ne pas fantasmer ou extrapoler des choses comme on a pu le faire sur moi [meilleur joke, je suis un buveur de vin haha j’en bois mais j’y connais que dalle, je valorise juste ma région ]. Vous avez un panel des choses que j’aime, et que j’apprécie mais par pitié n’extrapolez pas!! Arrêtez aussi de m’inventer une vie, je le fais très bien tout seul!

Ah oui et Mon double maléfique n’est pas mon frère ni un copain depuis le primaire [on n’habitait même pas la même région!!]. Minute émotion : nous nous sommes connus au taekwondo, eh oui ma gueule!!

Alors et vous ? Vous imaginez quoi sur moi?

#Dragonball : Est-ce que DragonBall Super est une série épique?

Depuis le retour de Dragonball à la télé, j’avoue que je regarde régulièrement les aventures de Goku [oui, c‘est bon jugez moi]. Pas que ces nouvelles aventures soient dingues mais c’est relativement prenant pour y prendre un peu de plaisir. La curiosité aidant, se regarder un épisode reste un bon moment de détente. Seuls les ultras fanboys nostalgiques pour qui la moindre transformation faire réagir en “olalala!! Du Solapin, vite!” semblent ultra contents de cette série. En même temps, elle est calibrée pour le fan service. 

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C’est d’ailleurs un constat que l’on peut élargir aux attentes du futur jeu de baston de Bandai et Arc Système de la licence. Beaucoup de jeunes fans attendent des ultras bourrins de puissance [comprendre Broly ou Vegeto]. J’ai le cœur un peu brisé pour les personnages développés et avec un vrai background de la série mais badasserie et puissance sont, malheureusement, les leitmotivs de beaucoup de fans.

mais revenons au sujet du jour, ce qui me taraude… J’aime ce verbe tarauder. Est-ce que Dragonball Super est épique ? [attention énorme Spoil]

NON enfin en 113 épisodes, ca commence à être un peu épique mais par moment, pas trop parce que ca serait dommage qu’on est envie de ouf de voir l’épisode suivant…C’est dommage car Dragonball, c’est la série la plus épique de l’univers [comme tous les shonens me direz-vous]

Un point vocabulaire pour commencer : qu’est ce que j’entend par épique, petit rappel. Il s’agit d’une épopée plutôt couillu, avec de l’aventure, de la grosse baston, du drame, des sacrifices, du dépassement de soi pour arriver à la fin de sa quête. Bref une aventure qui met en avant les héros car ils ont bravé l’impossible. Si on reprend la définition voila ce qui en sort :

  1. Qui raconte les exploits de héros historiques ou légendaires.
  2. Qui est propre à l’épopée ou qui en a le caractère.
  3. Digne de figurer dans une épopée. Une bataille épique. Des luttes épiques. • Fam. et souvent iron. Fertile en péripéties, mouvementé ; que ses péripéties, son caractère pittoresque rendent mémorable. Un voyage épique. Une discussion épique.

D’ailleurs si on reprend une définition d’une épopée, on peut trouver ceux-ci : Suite d’évènements riche en incidents et en rebondissements divers. Vous avez une tripotée de fiction épiques : Le seigneurs des anneaux, Harry Potter, Star Wars, les chevaliers du zodiaque!! Quand on lit le manga Dragonball, c’est exactement ce que l’on a droit. Le héros affronte maintes ennemis toujours plus puissants, meurt et revit, perd ses amis au combat, sauve le monde de grandes menaces. Le héros arrivera à vaincre les épreuves sur le chemin au prix de bien des efforts. Nous avons là l’essence de Dragonball.

Pour la version Super, les producteurs semblent ne garder qu’en surface cet état d’esprit. Des ennemis puissants apparaissent, le héros devient plus fort et sauve le monde mais… Dans une logique plutôt “non mais c’est normal c’est le héros”. En clair, il n’y a pas ou peu de véritable tension.

Je vais faire un bref retour sur la série originale. La version résumé de Dragonball compte 167 épisodes divisés en 4 arc [ou 5 si on divise l’arc Cell avec une partie Cyborg et Cell game]. Par contre Dragonball Super compte plus d’une centaine d’épisodes et elle se découpe en 5 arcs importants pour vous donnez un ordre comparaison. On s’aperçoit que la nouvelle série est moins développé. On pourrait croire que la série est plus concise mais elle répond plus à un cahier des charges reprenant ce que les fans aiment dans DragonballZ.

Alors est ce que ces arcs ont été aussi épiques que ceux de DBZ? comme je vous l’ai dit non, absolument pas. Une raison principale : le manque d’enjeux, peu de risque pour les héros, pas de réellement impression de dépassement de soi, des ennemis pas spécialement mortels, cruels ou insurmontables, un héros infantilisé qui ne réagit plus à une menace mais plus par plaisir de combattre [d’ailleurs je pourrais écrire un article sur la perte de maturité et d’épaisseur du personnage de Goku]. Je m’explique :

1er arc : Beerus, le dieu de la destruction se réveille et veut juste se fighter contre le saiyen god… parce qu’il y a en rêver…Après être tomber sur le groupe de Goku entre grosses blagues et boustifailler, quelques combats souvent vite baclés avec des pauses parce que bon, cool. La tension ne monte jamais, les autres personnages ne sont jamais en danger. Beerus fait plus mine oulala montrer moi vite un mec balaise que je le tabasse sinon je détruit la terre. Il n’y a que des paroles, tous les autres combattants d’ailleurs ne font que regarder le match entre Goku et Beerus. Surtout le héros ne devient pas ce fameux dieu alors que tout est perdu mais suite à un vœux  et une sorte rite saiyen pendant que Beerus bulle en buvant un cocktail… Ou est l’épopée ?

2eme arc, Le retour de Freezer : Le retour du grand méchant de l’histoire… Déjà ca pue le réchauffer mais surtout cet arc se résume par un match retour entre Goku et Freezer pendant que tout le monde regarde le duel au calme. Pour rappel lors de la série originale, quand Goku affronte Freezer : la population Namek avait été décimé, Végéta était mort et lors de l’ultime affrontement : Krilin est mort, Piccolo n’est plus en état de combattre Seul Gohan impuissant est encore debout avec son père qui se transforme dans une scène qui a fait Dragonball, le passage en super Saiyen.. Bref pour en arriver là des morts, des combats dantesques, des ultimes attaques impuissantes, des héros qui meurent. Dans Super, Goku et Vegeta arrivent direct avec une nouvelle transformation et s’ensuit un test match à la cool… Sachant que la fin du combat n’est du qu’au manque d’endurance de Freezer [petit père, il n’arrivait plus en reprendre son souffle]…Où est l’épopée ?

3éme arc, Tournoi des deux univers. Ici d’entrée il n’y pas réellement d’enjeu. C’est juste des match entre les personnages de deux univers. Mais dans Dragonball c’était l’occasion de mettre en avant de nouvelles techniques ou de connaitre les enjeux de certains combattants. Mais la prod et surement poussée par une fanbase ne met avant que Vegeta, Goku et le boss final Hit. Sinon on est sur de la redite : un clone de Freezer et un saiyen qui ne sont pas plus creuser que ca alors que des motivations auraient fait gagner en background et montées le coté épique des combat… Mais c’est juste un enchainement de combat motivés par on ne sait pas trop quoi!!

En trois arcs c’est du Dragonball de supermarché : fait pour les fans mais pas qui fasse réellement vibrer.

4ème arc : Trunks du futur…. j’avais peur d’un réchauffé  [en même temps : Freezer puis Trunks, on n’invente rien] mais le méchant avec enfin un vrai background, de véritables motivations et un peu d’originalité. Bref un peu d’ingrédients pour arriver un truc pas trop mal. C’est le cas, c’est de loin le meilleur arc de la série car on y retrouve un peu d’épique, de suspense. Mais la série reste soft : pas de mort, pas de combat violent [l’idée de le rendre tout public et non plus pour des ados a largement adoucit la série, trop d’ailleurs] seule la fin par vraiment sucette et par un truchement conclu l’arc bizarrement. Comme si les auteurs avaient trop monté la puissance du méchant et ne savait plus quoi faire pour le contrer. Bref comme s’ils avaient perdu le contrôle du personnage de l’histoire. Dommage on tenait le bon bout.

5ème et actuel arc : Le tournoi de survie des univers. De base le scénario est badass et annonce un épisme à la Dragonball. 10 combattants de chacun des 8 univers vont s’affronter dans une bataille royale. Si un univers perd ses 10 combattants, il sera efface pour toujours. Un enjeu fort, il faut se battre pour son univers survive. Les combattants peuvent tous avoir des milliers de raisons de se dépasser pour survivre, des nouveaux personnages peuvent apparaitre… Dans l’idée c’est proche du Cell game, à l’époque seul Cell était l’adversaire mais on savait que si on perdait la terre était perdue. La tension était à son maximum à l’époque. Ici, je m’attendais à la même pression chaque combat se jouant à double tranchant car si on perd c’est la fin qui approche… Eh non les scénaristes ont décide de rajouter de l’humour à la Dragonball… ce qui fonctionne bien dans un tournoi où la question c’est jusque qui est le plus balaise mais la c’est quel univers va mourir. La moindre tension du tournoi est toujours suivi d’une blague potache qui ne permettre pas à l’arc de vraiment décoller avant l’épisode 100. J’ai l’impression que les combattants ne sont pas super impliqués, limite ce n’est pas grave.

Ce n’est qu’a ce moment quand les blagues potaches seront définitivement mis de coté et le coté purement combat pour survivre sera mis en avant que l’on verra apparemment enfin quelques moments épiques, qui donne envie et s’investir dans l’épisode suivant. Mais quand on y pense c’est tout ce tournoi qui manque vraiment de profondeurs, d’ennemis charismatiques.. On se calme les fans de Jiren. Question : A part le fait qu’il soit ultra balaise : ces motivations? pourquoi s’il est si ultra balaise il ne défonce pas tout le monde? D’ailleurs dites-moi combien de personne il y a sorti? [un indice moins que Muten Roshi]. D’ailleurs excepté Jiren, qui d’autres vous a marqué?

Dragonball Super n’est pas une série épique, elle est fun et telle un fastfood de la nostalgie et de Dragonball. Elle offre ce qu’on attend d’elle, ce que les fans veulent parce que ca fait plaisir. Mais elle oublie l’essentiel ce qui fait le sel de la série : la rendre épique, mémorable, inoubliable avec des ennemis dantesques qui poussent les personnages a se dépasser. Bien que sympathique à regarder ca reste globalement moyennement écrit sans être mauvais. c’est dommage car les scénaristes ont de bonnes idées souvent mal exploitées ou limitées. Des idées qui se limitent à développer des personnages que tout le monde connait [Comprendre Goku et Vegeta] sans creuser d’autres, sans ouvrir d’autres perspectives. C’est ce qu’on retient des bonnes séries : une bonne écriture qui sait approfondir ses personnages, une scénario simple à dérouler.

Je sais que la production de cette série est assez spéciale mais le travail d’écriture semble le gros soucis. Toriyama donne juste des instructions ou lignes directrices et les scénaristes de Toei ainsi que Toyotaro [le nouveau dessinateur de Dragonball] brodent autour. Mais on sent le manque de profondeur. l’histoire en format papier est rapide [un arc peut être conclu en 1 voir 2 tomes là ou il en fallait 4 ou 5 dans Dragonball]. Ce que j’appellerais le syndrome d’Astérix, un cahier des charges pour que l’on classifie la série comme dans la continuité de la série mère mais sans la profondeur, juste la saveur.

Alors certes j’ai vieilli, j’attends plus d’une série, je veux que ce soit plus étoffé mais Dragonball en voulant s’adresser au tout public perd un peu de sa noirceur et de sa profondeur.

Quand je regarde une série comme StarWars où le travail d’écriture semble prendre en compte l’univers filmique et tache de garder une réelle cohérence avec l’univers tout en le développant, je suis un peu triste que Dragonball ne suivent pas le même chemin. Je le dis et je le répète c’est un univers dense pourvu de plein de bonnes idées mais qui semble toujours sous exploitées, simplifiées…

C’est dommage car si Dragonball Super avait su garder son coté épique, son suspense [mais encore gaché par le système japonais d’annonce des titres d’épisodes et des résumés], cette série aurait été vraiment exceptionnelle. Mais elle est juste moyenne et sympathique. J’en suis le premier désolé. C’est tellement dommage.

Démission

Triste constant, on démissionne de plus en plus de l’Education Nationale. Il n’y a rien d’alarmant, ce ne sont pas des dizaines de professeurs qui quittent les rangs de notre grande communauté. Mais le nombre de candidats n’est déjà pas mirobolant dans certaines sections et ceux qui passent le concours se découragent plus vite après une année d’activités.

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Evidemment notre ministère minimise ce phénomène qui est loin d’être nouveau. C’est juste que le taux de départs augmente [doucement mais surement]. Mais comme le disent nos ministres successifs rien d’affolant. Tout va bien, c’est normal que des gens qui ont bac +5, passer un concours, font des stages d’immersion quitte leur poste au bout d’un an. Moui Moui…. [pas l’actrice]

D’après moi, il y d’autres raisons : “oulalal ce n’est pas ce que je voulais faire.” De vraies raisons et qui commencent dés le concours et les conditions pour accéder aux métiers d’enseignant. Il y a quelque années, ce bon vieux Luc C. [le pire ministre qu’on est eu] a décidé de faire passer le niveau du concours de Bac + 3 à Bac +5 avec une petite revalorisation salariale parce que bon c’est des bacs + 5 quand même…

Mais par rapport au marché du travail…. Comme dit L.O.L. C’est complètement ridicule, de plus cette mesure a eu plus comme effet de décourager les gens qui se voyaient obliger de valider un bac+5 pour tenter de devenir enseignant. Effectivement passer un bac + 5 et accepté tout au long de sa carrière de ne pas approcher de près les paies ou l’évolution liée à l’expérience qui découle de ce niveau d’étude.  Forcement cela allait poser quelque problèmes. Comme prévu, le nombre de candidat a chuté, voir il manque carrément des candidats pour certaines filières…. On applaudi bien fort la réforme de merde. Qui depuis a subit des arrangements plus ou moins importants pour faire style c’est toujours bac +5 [mais pas vraiment, bah il faut embaucher]. Il aurait été plus simple de passer le concours à bac+3 et de faire une validation d’acquis avec un suivi durant deux ans pour valider un bac +5 [astuce]

Mais nos chers jeunes collègues quittent le métier après le concours, après avoir rencontrer la difficulté qui sont les conditions de travail. Comme je le dis souvent venir juste pour les congés c’est le plus mauvais plan de la terre car entre chaque vacances, nous avons les élèves et en général ca dure plus longtemps que les vacances [Team Rageux à vous : vacances de prof, vous êtes chaud, je le sais]. Ce qui pousse bien évidemment à la reconversion, c’est de  supporter 30/35 ados en pleine croissance sans réel suivi, sans réel soutien. C’est dur, pas facile et parfois décourageant.

Ce n’est pas les ESPE qui vont sauver la face de notre jeune bleu parti au front [ESPE? le nouveau nom de L’iUFM, il est tel le phénix, il renait toujours de ces cendres] car l’enseignant est souvent seul face à la classe. Il n’est pas facile de se confier sur ses difficultés, accepter l’échec ou gérer avec aisance une classe. Surtout quand d’autres y arrivent. il y a ce découragement qui nait et qui ne donne pas envie de s’investir pour des ados qui peuvent sembler ingrats [je rassure tout le monde c’est le cas parfois mais de temps en temps c’est l’inverse et juste pour ces moment c’est cool].

Mais évidemment l’enseignant n’est pas là que pour préparer des cours. Il est loin ce temps. Les taches administratives, les nouvelles missions qui s’entassent et se rajoutent au statuts sont des situations décourageantes. J’ai été remplaçant et j’ai eu de la chance dans mes remplacements car le seul que j’ai qui était hors de mes compétences ou capacités a été une épreuve. Donc le subir plusieurs années ou une année complète donne juste envie d’en finir avec ce métier. D

Un métier passionnant, d’investissement où il ne faut pas compter ses heures, accepter que  ca va pas être facile tous les jours, que des fois c’est cool, qu’ils sont chiants mais il faut accepter en contrepartie d’un salaire pas forcement emballant, des mutations loin de chez nous, dans des zones éloignés, désœuvrés, rencontrer tout types de populations bref affronter des difficultés ou parfois notre hiérarchie ne nous aide pas ou ne nous soutient pas toujours. Ce qui peut faire penser qu’il y a mieux ailleurs.

Dans mon parcours, j’ai eu beaucoup de chances : une passion pour le métier et une vraie envie d’en faire mon métier, des bons établissements, des directions cools et franchement, je ne peux pas me plaindre de mes proviseurs ou de mes proviseurs adjoints, la mise en place de projets sportifs qui me plaisent. J’ai eu de la chance, beaucoup dans mon travail. C’est tant mieux.

Mais je pense que pour intégrer les nouveaux, pour inciter les vocations, il y a beaucoup à faire comme tenter de stabiliser le métier et ne pas tout remettre à plat à chaque nouveau gouvernement. Encourager et soutenir les jeunes profs, les suivre et éviter les cours à la noix comme suivre un cours pour faire des pêches Melba quand tu es prof d’économie-gestion [true storie].

La routine tue (ou pas)

“Alors moi, je déteste la routine”, “ah non je ne veux pas qu’on tombe dans la routine” ou “si la routine s’installe je le/la quitte”

Cela vous dit quelque chose? Normal, nous l’avons déjà tous entendus, voire vous le pensez ou pire vous l’avez déjà dit… Et malheureusement, moi aussi, je l’ai entendu quelques fois. En tout cas , cette phrase semble dans la bouche de ceux qui l’invoquent comme le pire truc de l’univers dans la vie d’un couple. 

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Quand on y réfléchit un peu, vous êtes sérieux quand vous dites ça? Revenons à ce terme : la routine. C’est censé être rassurant la routine, on sait où on va, ce que l’on fait et pourquoi on le fait. Mais c’est classé n°1 dans les peurs du couple. C’est genre : la prophétie de la fin de toutes choses. Des fois, ça m’a l’air tellement grave dès le moment où la routine est là, des gens meurent dans la rue ou le pire démon des ténèbres est de retour sur terre [Vous choisissez votre camp].

Puis apparemment quand on  n’a pas trop d’arguments pour rompre, ça le fait bien aussi [même si c’est bien pourri et pas toujours vrai]. C’est assez facile, en même temps, on n’a pas à se justifier sur ce qui va ou pas [ou dire que l’on voit ailleurs si l’herbe est plus verte]. On accuse le quotidien, on sous-entend un peu que l’autre est chiant : une sorte de panneau géant : “avec toi, je me fais chier”. Alalalal la routine, c’est si sale.

En même temps quand on me parle de routine : j’imagine deux personnes qui ne font rien ou alors exactement la même chose tous les jours, toutes les semaines, tout le temps. Limite ton emploi du temps de 2nd2 où tu poses la question : Est ce qu’à 16h, j’ai SES ou maths et dans quelle salle? Du coup quand on me dit : “Ah non pas de Routine” J’imagines que je vais devoir organiser des activités de ouf tous les jours mais de façon ultra variées sinon on risque de me larguer pour cause de routine.

Comment ça? Ce n’est pas de ça dont il s’agit, me direz vous!!

Ah oui? Parce qu’au fond c’est quoi la ROUTINE? Sérieusement qu’est ce que ca veut dire? Parce que quand on me dit ça, j’ai du mal à concevoir c’est quoi l’attente derrière. Doit on se coller la pression pour trouver des trucs ouf [même au lit, au bout d’un moment on revient un peu sur la même chose, ou alors tu t’appelles Christian Grey]. De plus, J’ai du mal à croire que deux personnes qui vivent sous le même toit, vivent exactement la même chose tous les jours [sinon vous êtes dans un jour sans fin]. Puis si c’était vraiment le cas, c’est la faute de qui au final? Au mec? à la fille? au couple?

Au fond, n’est elle pas normale la routine? Au bout d’un moment, on va refaire des choses que l’on a déjà fait, vous vous poserez juste pour être au calme. Certaines fois, effectivement votre vie ne sera pas des plus excitantes. Je pense que la routine, elle est partout, tout le temps, elle existe. Il faut juste qu’elle ne devienne pas insupportable, il faut savoir la dompter et la rompre pour ne pas tomber dans l’ennui. Evidemment ceux qui me disent : non parce que le weekend je pars me prendre une grosse murge parce que woohou et la semaine non…. Bah ouais mais c’est ta routine, mec! Ta routine du samedi soir je prends ma murge.

Tout le monde se lève, va au taf, se couche, boit, baise, mange, on suit tous des routines. elle sont seulement plus ou moins chiantes. Parce que concrètement vous espérer quoi. Que quelqu’un va arriver chez vous le lundi matin, vous laner : “Allé chéri, on part à Bora Bora tout de suite!!” Alors, honnêtement, si ça vous arrive : soit votre partenaire n’a pas de travail, soit il est blindé de thune. On a tous des activités, des rendez vous réguliers, des choses qui ne sont pas drôle mais qu’on doit faire et qui passe, bah oui, avant vous. Puis parfois, on est seulement fatigué, on va alors se diriger vers du sur, du concret, du rassurant car on ne peut pas toujours être au taquet, proposer des trucs ouf malade. Il y a toujours une routine, il faut juste la pimenter, s’ouvrir, proposer et avoir envie de faire des choses ensembles. Egayer votre quotidien, votre routine, votre vie.

En fait, je pense que ce que vous appeler routine, c’est de l’ennui. Ce que je veux dire c’est que vous ne vous amusez plus avez votre conjoint et tout devient chiant de ce fait. Ce n’est pas facile à se dire, je m’ennuie avec mon mec, avec ma meuf, je ne m’amuse plus avec lui et le pire c’est que vous n’avez rien à reprocher à cette personne. Mais il faut un bouc-émissaire, alors on colle ca sur le train train ordinaire. Non parce que rassurez vous quand vous l’aurez quitter, il n’y a pas une nouvelle activité qui va se déclarer chaque soir dans votre salon. Vous allez juste prendre des habitudes [une routine quoi la bonne blague] de célibataire.

Alors dire que vous ne voulez pas de routine c’est un peu un argument ultra bidon. Dire que vous voulez quelqu’un avec qui passer du temps et que ce soit cool, c’est plus juste. Mais ca ne porte pas de nom, c’est juste des affinités, ca se fait comme ca.

En fait pour moi c’est juste un problème de communication, de gens qui n’expriment pas ce qu’il veulent et n’écoutent pas leur partenaire. Quand on me dit que c’est plan-plan c’est qu’au final on n’accepte et que l’on subit. Personne n’est médium, certains ne pensent pas être dans la routine [enfin je m’imagine mal dire “je vais exactement comme hier”]. Tout n‘est qu’une question de perceptions, de points de vue. Quand on attend de sortir de la routine et bien comme vous le dites : vous attendez et personne n’entends ce que vous pensez.

C’est pour cela que je n’y crois pas à l’excuse de la routine. Qu’on se lasse : oui, qu’on a envie d’autre chose : oui, mais ce n’est pas la faute de la routine de votre couple, c’est votre couple qui ne va pas bien, il est juste temps d’accepter que c’est vous qui n’est pas à votre place sans accuser l’autre ou une quelconque histoire de quotidien.

Choses Etranges 2

J’avais fortement envie de vous parler de Stranger Things, la fameuse série de Netflix. Je suis tombé sous le charme de cette madeleine de Proust eighties l’année dernière. Au début, J’avoue que j’étais moyen chaud, les retours presse étaient en mode “ caninventerienohlala” mais poussé par quelques bonnes âmes du genre “mate c’est la kiffance”. Je me suis lancé et ce fut bon mais bon. Bref clairement une des meilleures séries que j’ai pu voir à bien des plans [dixit le mec qui à mater 10 séries dans sa vie]. J’attendais avec impatience mais non sans crainte la saison 2.

Stranger-Things-Saison-2

Clairement, je n’ai pas été déçu, aussi bonne que la première peut être meilleure car elle est dans la parfaite continuité de celle-ci. La saison 2 complète la saison 1 sans la dénaturer. Malgré le plaisir que j’ai eu à la regarder, certains éléments de la série m’ont un peu déçu [rien de grave, rassurez vous].

A  partir de maintenant, je vais spoiler comme un porc [#balancetesspoilers] afin de vous parler de cette fabuleuse série. Ce qui veut dire que si tu n’as pas vu la saison 1 et 2, arrête toi là. Si tu n’en a rien à faire, tu peux lire et si tu as tout vu, c’est parfait, nous pourrons en parler dans les commentaires.

Je ne vous fais pas l’affront d’un résumé de la saison 1, n’importe qui le fera mieux que moi mais surtout matez-là, ca sera mieux [Genre Anahaddict qui te parle aussi de la saison 2]. On avait quitté Hawkins avec la disparition d’Eleven et quelques indices qui nous disait plus ou moins clairement que le monde à l’envers n’avait pas fini de faire parler de lui. Cette saison 2 démarre un an après tous ces évènements. Premier point positif, la saison 2 n’oublie pas les bases de son univers et les sublime. En termes d’histoire, j’ai été happé par cette histoire teenagers-horrifiques parfaitement menée. Il n’y aucun décalage et le tout s’enchaine parfaitement. Autre gros bon point les personnages.

Ce que j’ai apprécié c’est que tous les anciens personnages ont été traité sans en oublier. D’ailleurs, la saison 2 laisse la place un peu plus à ceux qui étaient un peu en retrait dans la saison 1. La maman de Will, Jim Hopper [même si dans cette saison, son ex femme est totalement absente], Mike avaient été particulièrement mis en avant dans la première saison. Je trouve que même s’ils sont toujours les personnages principaux, ils sont parfois mis en retrait au bénéfice des autres personnages : Dustin, Lucas, Steve, Nancy et Jonathan. Ces personnages ont leur arcs et sont bien développés dans cette saison 2. Ils se retrouvent à hauteur des personnages principaux. Je trouve ça hyper cool. Par exemple, le personnage de Steve évolue de façon intéressante entre les deux saisons sans renier ce qu’il est au départ. Cela rend le personnage attachant et franchement cool. Bravo aux scénaristes à ce niveau, la base de la série s’étoffe en bien, je trouve.

Puis qui dit saison 2, dit nouveaux personnages. Je suis un peu plus mitigé pour les nouveaux personnages importants de la série. Le personnage de Bob est vraiment bien. Ce vieux geek avant l’heure, gentil, héroïque quand il faut et dépassé par les évènements, est vraiment bon. Ce personnage apporte un plus et prouve son utilité dans cette saison.

Le personnage de Max aussi est un vrai plus. La fille Geek, garçon manqué, la fonceuse apporte de la fraicheur dans la série et aussi au groupe face aux évènements. Par contre l’atmosphère autour de son arrivée à Hawkins avec son Frère Billy est un peu plus décevante. Autant le personnage de Billy est pas mal, cet espèce de male Alpha avec son mulet est merveilleux. Ce qui m’a déçu c’est plus le mystère qui entourant leur comportement et leur façon d’être vis à vis des autres personnages en particulier celui de Billy. Quand on a apprend que son père est dur avec lui et qu’il le fait payer à sa demi-sœur. C’est un peu décevant. Alors pourquoi pas mais le voile de mystère est au final de trop. Nous sommes dans une série dans un délire SF fantastique 80, je m’attendais à un truc plus ouf [je m’attendais à des espions russes, des gamins en fuites bref un truc qui appuyait  le comportement de Billy. Finalement c’est juste un gros con]. La chute de cet arc m’a un poil déçu. J’attend de voir ce qu’ils vont en faire dans la saison suivante.

Mais le gros point noir de cette saison, c’est la sœur d’Eleven. Dans la courte intro du premier épisode, on découvre de nouveaux personnages et surtout que d’autres enfants comme Eleven existent. Choc, surprises, impatience, bref qu’est ce que c’est que ce bordel!! La bave au lèvres, je voulais en savoir plus!! Et bien que dalle durant 6 épisodes : pas une référence, un rappel ou quoi que ce soit sur cette intro. Je m’attendais à les voir débarquer à Hawkins… rien. Jusqu’a l’épisode 7… Pour ne plus en parler du tout dans les épisodes suivants. Du coup mais pourquoi?

L’épisode 6 nous laissant dans un suspense de dingo, j’ai regardé le 7 en mode “bon alors là qu’est ce qui se passe à Hawkins, allez la!!” Pour en fait voir la suite dans l’épisode 8. Cet épisode 7 est une sorte d’aparté, le fameux syndrome de “Pendant ce temps à Santa Cruz au Mexique” [syndrome mis en avant par les Nuls] si cher à The Walking Dead. Bref cet épisode nous sort d’Hawkins pour à peine en découvrir plus sur Eight, apprendre un peu à Eleven à mieux se servir de ces pouvoirs [et encore le coup de colère, n’importe quoi aurait pu lui permettre de s’en rendre compte] pour au final qu’Eleven retourne à Hawkins car c’est la que sont ses amis…. What??? la seule info intéressante est que peut être “Papa” d’Eleven, le scientifique de la saison 1 serait encore vivant… Voila c’est tout. Bref cet épisode ne nous apprend pas grand chose sur l’intrigue principale, ni sur Eleven au final et à peine sur Eight. Bref j’en suis sorti en mode mais on s’en fout!!. Et comme le disait un de mes contacts parfait pour une saison 3. Effectivement l’intro de la saison 2 aurait été parfait comme fin du dernier épisode de la saison 2. Un parfait twist final pour nous appâté pour la suite. Clairement la série se tient sans ce fameux épisode et cette introduction. C’est bien dommage. On était à deux doigts de la saison parfaite. D’ailleurs le développement D’Eleven est intéressant, nous dévoilant un peu plus de choses sur elle et son jeu est parfait.

Voila pour mon avis sur cette fameuse saison 2. Je n’ai rien à rajouter à par vous dire vivement la saison 3. La réalisation et l’écriture sont est bonnes et ce coté année 80 toujours en toile de fond avec des petits rappels sympa [musicalement et filmographiquement] fait bien plaisir. J’attends vos retours.

Partir 4 jours à Porto : Combien ?quand? comment?

20171025_172331Je suis parti quatre jours à Porto malgré des aventures rocambolesques pour y arriver. J’ai pu profiter de la ville et revenir sans encombre. Partir au Portugal pour un budget français n’est jamais très cher. La vie est douce et accessible. Porto est une ville touristique donc plutôt bien foutu pour des séjours courts. L’installation de Ryanair à faire exploser le tourisme de masse sur la ville. Les prix sont plus élèves que dans le reste du Portugal de l’avis des Portugais. De plus des propriétaires profitent de ce tourisme pour faire un centre ville Airbnb qui casse un peu le charme de la ville de Porto. Mais si on s’éloigne du centre ville, de la Ribiera, on retrouve le Portugal que l’on aime.

C’est bien beau tout ce discours sur le tourisme de masse mais bon moi, je veux aller à Porto, je fais comment?

Partir à Porto n’est pas bien compliqué. L’avion est l’option la plus rapide. A deux heures de vol à peine de Paris, c’est même une belle option. Le seul soucis reste le départ de Beauvais ou Charleroi pour les rémois. Le meilleur plan reste un départ de Charles de Gaule. Sa facilité d’accès de Reims surpasse toutes les autres options. Il est intéressant de comparer le coût pour se rendre à Beauvais et de prendre un vol plus cher de Roissy. Je vous dis ça car mon budget a été impacté par des faux frais : le train, la nuit à Paris, les blablacar supplémentaires. Ma voiture m’ayant lâchée la veille, c’était un vrai problème et un surcout dans le budget. Alors s’il y a un le moindre soucis, bonjour tristesse dans le portefeuille. La preuve pour mon aller/retour :

  • Le cout avec ma voiture individuelle et le parking : 60€ (possibilité de le réduire si vous faites chauffeur blablacar et que vous avez quelques passagers)

ou

  • Le cout Train, Blabla et Hôtel : 110€ (c’est plein pot)

Ok mais là, tu me parles juste de comment me rendre à l’aéroport….

Pour le vol, selon la période c’est du simple au triple. Durant les ponts du mois de Mai, les vols A/R étaient autour de 250€. Par contre durant les vacances de Toussaint hors pont, c’était 71€, j’avoue que je suis dans les bons prix pour un vol à deux heures malgré la cote d’amour de la ville.

  • Le vol : 71€

Pour se loger?

20171028_092758Devinez??? J’ai encore pris un Airbnb. Je n’ai pas choisi de m’installer en centre-ville. Je recherchais une alternative cool, calme avec un bon esprit. Je l’ai trouvé chez Faustina. Une grande maison avec plusieurs chambres entretenues d’une main de maitre le tout dans une ambiance cool, hippie artiste que j’apprécie. Pour un prix des plus corrects et surtout un emplacement qui permet de se promener à pieds partout dans Porto.

  • Les nuits : 93€ pour 4 nuits soit 23€ la nuit.

Du coup, tu me proposes de partir quand?

J’avoue que l’automne est une superbe option. J’éviter la chaleur écrasante de l’été et je profite d’un temps clément avec un super soleil. Mon séjour tourne autour d’une moyenne de 23/25 degrés et des journées ensoleillées. Tellement que j’ai du investir d’urgence dans des lunettes de soleils [20€ vu ma capacité à les perdre aussi vite]. C’est vraiment un plaisir de profiter des terrasses, des rues sous le soleil du sud de l’Europe.

Pour manger alors, tu as craqué ou pas?

20171025_140007Mais tellement, tellement… Les restaurants, les épiceries, les cafés sont partout et à tous les prix. J’avoue que je me suis fait plaisir. Je n’avais pas fixé de budget précis contrairement à mes longs périples. Avec comme seul contrainte un estomac qui ne peut pas trop stocké, J’ai eu un budget journalier de 42€ par jour. Je vous parle petit dej, déjeuner, collation verre de vin etc… tout compris. Ce n’est pas du tout excessif.

D’ailleurs j’ai pris de bon petits dej, plus proche du brunch car je finissais mon entrainement tard et je n’étais prêt que vers 11h. Le brunch moyen tourne autour de 10/12€. Mon dej était forcement léger parsemé de grignotage [parce qu’on veut tout goûter]. Je tournais autour du 10/12€ aussi. Seul le soir, je tentais de bons restos avec du vin de Porto [non mais parce que si c’est pour boire du Champagne aller vous enfermer chez Pommery] mais malgré mes efforts, je tourne d’un budget à 15€, le repas.

  • Budget “Se nourrir” pour 4 jours : 170€ soit 42€ par jour.

Qu’est ce qu’on te propose à manger?

Je ne suis pas très fan de poisson. Mais si vous aimer les grillades de poisson, Porto est fait pour vous. Mais par contre le truc à tester est la Francesinha, un méga gros monsieur qui fera exploser votre taux de gras. Mais succulent. Tous les cafés de Porto le proposent mais le plus fameux est celui de Santiago.

Evidemment si vous êtes là, c’est pour boire du Porto en dégustant des tapas. Le fromage portugais et la charcuterie sont trop bons [Pas désolé pour l’écriture non inclusive]. C’est un vraiment un plaisir à déguster le long du Douro en soirée, vous enchainez les combos de bonheur.

Dans l’ensemble, on trouve de tout à Porto, je n’ai pas fait de petits déjeuners portugais mais les offres des petits cafés étaient fantastiquement bonnes pour ne pas se laisser tenter par autre choses.

Bon sinon a part manger, tu as vu des choses intéressantes?

20171025_180314Je me suis beaucoup baladé dans les rues de Porto et ca c’est entièrement gratuit. Mais c’est un plaisir car la ville est un musée à ciel ouvert. Evidemment il y a des choses à voir et à faire. Les plus chers sont une visite de cave de Porto que je n’ai pas ultra kiffé. Avec mon audioguide sans fin, c’était longuet seule la dégustation de deux Porto a sauvé la visite. Le second lieu le plus cher est le palais de la Bourse [palacio da Bolsa] mais par contre la visite en français et pour toute personne qui s’intéresse à l’histoire reste intéressante. Puis architecturalement parlant c’est assez fou.

Sinon l’ensemble des visites tourne autour de 4/5€ euro ou c’est gratuit tout simplement [comme la libraire Lello par exemple, c’est 4€ avec une réduction sur un livre]. Seul, le musée d’art contemporain a échappé à ma visite. Il était loin de mes ballades et je n’ai pas eu le temps. Peut être la prochaine fois.

Enfin le tour que je recommande par dessus tout est le Worst Tour de Porto. Organisé par des architectes. Il propose une visite originale de Porto et si vous n’avez pas peur de marcher et de sortir des sentiers battus, vous avec 4h de découverte loin des lieux touristiques [Visites en anglais mais possible en français]

  • Mon budget visite : 45€

Alors pour conclure, on y va ou pas?

Je recommande fortement le voyage. Le Portugal est un pays fantastique offrant beaucoup de choses sur le plan historique mais aussi sur le point de vue gastronomique. Les plaisirs de la bouche sont sollicités et j’ai eu envie de gouter pleins de choses. Porto est vraiment une chouette destination pour 3 ou 4 jours.

  • Budget total avec tous les aléas à la noix : 520€ pour 4 jours A/R [donc possibilité de le baisser facilement]

Porto est une ville à taille humaine où il fait bon de se promener et adapter aux petites bourses. Il faut y aller avec plaisir.