Mon début de vie active à Reims

Suite à mes péripéties Lannoise, un seul constat : ce ne fut pas une réussite. Les raisons étaient simples : 2 ans de formation une de DEA (inachevé) et une d’IUFM qui ne m’a pas permis d’obtenir un concours de l’éducation. Donc me voila sur le marché du travail avec ma maîtrise que j’ai obtenu en l’an 2000. Apres avoir réinvesti la maison de mes parents et après multiples engueulades sur le fait de continuer ou non les études, je pris la sage décision de trouver du travail.

 

Gui Friend's

Deux options s’ouvraient a moi : trouver dans la formation ou dans le contrôle de gestion. Sachant que la première solution me tentait plus. Apres avoir trimé tout l’été (cumulant divers types de travail : guichet à la banque, couvreur de pierre, éboueur, monteur de boite de maquillage…) à la rentrée je me mis à la recherche active d’un travail. Et le destin me mit sur la voie d’un emploi de formateur en Centre de formation des Apprentis (CFA) à Chalons en Champagne donc ce qui signifiait retour sur Reims, chose qui ne me déplaisait pas (rester chez mes parent ou proche ne me disait pas du tout). Et donc j’allais activer l’embauche la plus rapide de l’histoire.

Envoi de la lettre de motivation + CV, reponse par téléphone, trois jour plus tard (soit le jour où ils ont reçu la lettre). Entretien le lendemain, entretien bien classique avec la question « avez vous été capitaine de votre équipe de foot? », réponse : oui (de 6 à 8 ans mais je ne l’ai pas dit). Puis deuxième appel et entretien avec le chef, là aussi pas mal. Et ensuite appel pour confirmation de mon embauche dans la foulée…soit 2 semaines entre l’envoi et la signature d’un CDI. J’aurais du me douter qu’il y avait baleine sous gravillon.

Donc me voila avec un métier, il me valait une cambuse, donc comme d’hab  j’allais squatter chez Julien en attendant. J’ai trouvé vite un appart dans lequel je resta 3 ans comme les années que j’ai passé au CFA.

Le CFA est un lieu fabuleux, Premier bon point mes collègues étaient super géniaux, mes patrons beaucoup moins (surtout quand ils me prenaient pour un gros con). Second bon point, il ressemble à un lycée donc je suis presque prof à la différence que :

  • je gagne moins qu’un prof ( 1er salaire de formateur 1150 euro +13 mois/ 1er salaire de prof 1350 euros à l’époque)
  • je travaille plus qu’un prof (35 heures + préparation de cours+ visite+réunion à la con, etc…/18 heures de cours+préparation)
  • J’ai moins de vacances qu’un prof (10 semaines contre 16 semaines)
  • je suis surveillé, controlé etc..

Bref pas tip top, par contre je suis engagé pour les classes de BTS auto et c’est le bon point. Les élèves étant intéressants et intéressés, en termes d’enseignement se fut très enrichissant. De plus ce travail m’a permis de découvrir pas mal de métiers : fleuriste, mécano, carrossier, peintre en carrosserie, vendeur coiffeur etc.. et de constater malheureusement que des stéréotypes ont la vie dure (les coiffeuses sont super maquillé et un peu beaucoup pif pouf et  les mécano sont de vrais bourrins.) Bref, les élèves sympa et les enseignements cool.

Mes collègues étaient super sympa avec moi et ensemble on discutait beaucoup et on rigolait tout autant. Enfin surtout quand on partait à Valenciennes ou Amiens pour faire passer le BTS ou on squattait dans l’internat, on sortait en ville et on jouait à la PS toute la nuit. Ou encore l’organisation de foot contre les BTS, les dessin du collègue et les bon conseils de tout le monde. Bref pas mal du tout les collègues.

Et enfin le point le moins cool, la direction. Ils ne t’augmentaient pas sauf quand les plafonds était trop bas. Ils m’ont envoyé bosser à l’IUT (où j’aurais du être payé + de 1500 euros et à la il m’ont dédommagé de 100 euros brut). Me donnaient des cours pour compléter mon nombre d’heure (j’ai eu la chance d’enseigner l’éducation civique et sachant qu’il n’y avait pas d’examen). j’ai fais + de 30h de cours sur une semaine, j’ai été convoqué chez mon directeur et mon sous directeur (2 matinées, oui il y a des gens qui ont du temps a perdre) pour m’expliquer que des soi-disantes rumeurs racontaient que je sortais avec une élève et que je l’avais emballé au CFA, la classe quoi!!  (j’avais envie demandé si je l’avais prise dans tous les sens dans une salle de cours mais je pense que ca sera pas bien passé), en résumé une bande d’abrutis qui m’ont donné qu’une envie, me barrer le plus vite possible du CFA.

Après une première année à me dire c’est pas si mal d’être formateur, à la fin de la première année, je fis cette conclusion : je dois me barrer et vite. Une seule solution avoir le concours de prof. Donc les deux années qui suivie, je décidais de réussir ce que j’avais raté précédemment. Dans un premier temps, je me suis réinscrit en DEA et j’ai refis mon mémoire (la pièce manquante pour l’obtention du diplôme). Chose que je terminais et que j’exposais 1 an plus tard avec l’aide d’Amélie et mes amis (Qui ont relus mille fois mon mémoire). En septembre 2004 j’étais titulaire d’un DEA avec un mémoire portant sur les Chevaliers du Zodiaque (et oui si c’est pas la classe) et l’univers de la collection de jouet par les adultes.

Première phase réussie, j’enclencha direct la seconde phase de mon plan (me barrer du CFA vite!!). L’année de ma reprise de DEA, 2003-2004, je repassa le concours en bossant et je le loupa de peu, ce qui me motiva encore plus. Donc l’année suivante, je ne fis que réviser revisser et me préparer et j’avais un collègue de choix l’homme dont on ne doit pas prononcer le nom. Lui même étant esclave chez Carrefour, décida qu’il fallait s’en aller vers des jours meilleurs. Bref pendant un an on se prépara du mieux possible au concours. L’écrit se passa bien même très bien. On prépara l’oral plus ardemment encore (appel quasi quotidien, épreuve blanche à gogo, dossier sur relus et sur présenter) et nous réussîmes tous les deux le concours en juin 2005, je me rappelle encore du texto de mon ex de l’époque : « tu l’as », j’étais en train de faire passer un oral de BTS. Et le moment de la remise de ma lettre de démission fut un moment très jouissif. Donc je réussis en 3 ans ce que j’avais loupé en 2 ans. La preuve que quand on en veut, on peut réussir.

Mais je ne vivais pas que pour le CFA pendant 3 ans… Ma vie repris sur Reims mais plus avec ma vie d’étudiant mais celle de salarié. Apres avoir trouvé un super appart, je repris ma vie rémoise. Je découvris un club de Taekwondo à Reims qui me permis de reprendre enfin ce sport sérieusement. Autre événement important fut l’arrivée de mon chat (mon bébé, mon boubou, ma bête etc…) le susnommé Shiva, superbe Félix le chat, angora, dressé pour tuer mais j’y reviendrais…

Bref 3 ans qui ont mis fin au CFA et qui m’ont remis sur les rails. Après l’obtention de mon concours, je pouvais partir pour de nouveaux objectifs

 

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3 commentaires sur “Mon début de vie active à Reims

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  1. Merci, jeune fille mais bon mon coiffeur étant mort d’en d’atroces souffrances, je tiens a lui faire hommage.. puis nouvelle coupe à la rentrée surprise..

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