Ma découverte du manga à l’époque des temps obscurs

En salle des profs, j’attendais patiemment la sonnerie en lisant Le Monde magazine [bref je me galérais en salle des profs….]. La Une du magazine portait sur la Japan Mania, un article complet sur le phénomène  manga avec des photos de jeunes Cosplayers, des biblio, des définitions, complets quuoi. Le thème du manga est celui que les journaux aiment bien faire leur choux gras au moins une fois l’an car tous les ans depuis une petite dizaine d’année c’est un phénomène, enfin c’est juste le truc qui a relancé la bd en France fin des années 90. La culture pop japonaise est plus qu’implantée en France entre les mangas qui constituent le deuxième marché après le Japon, les boutiques de fringues japonaise qui s’implante à Paris [Uniqlo, Tabio] et la Japan Expo qui est juste la plus grosse convention d’Europe. On ne peut plus ignoré ce mouvement, autant dire qu’il est loin le temps où je rêvais de lire des mangas et où je regardais les dessins animés sur la TFone. Car en 1993 – 1994  dans ma bourgade perdue et surtout quand tu es lycéen, le manga c’était mal.. très mal.

japan-expo-accueille-le-pere-de-goldorak-01Goldorak se disait bien qu’Avallon c’est vraiment perdu dans la cambrousse.

Outre le fait que personne ne savait ce dont il s’agissait et que pour l’ensemble de la population de la cité scolaire des chaumes, il s’agissait de dessins animés pour les gamins et qu’étant au lycée, il fallait avoir une mob, fumer de la clope et de se la raconter auprès des filles… Oui bah moi j’étais loin de ça avec ma lecture de mag de jeux vidéo, mon envie de voir des films pop [mon attente de 6 mois de Wayne’s World  au ciné à Avallon….] et encore plus de lire des mangas. Car d’où j’étais pas moyen de choper de l’import. Alors, au cours du voyage scolaire à Paris en Seconde, j’ai ramené le saint graal : un manga en lecture originale [3×3 eyes]. Après avoir errer aux halles de paris car ne sachant pas où se trouvait le 12eme, j’ai chopé un manga au hasard à la FNUC [oui, monsieur à la FNUC!!]. Ce qui a interloqué ma prof de Français de l’époque, qui me posait des questions sur le comment du pourquoi j’avais acheté une BD en Japonais.

3183-“yeah!! A nous les petites Françaises!!!!” 

Les événements se sont accélérés par la suite, avec les sorties de Ranma 1/2 et de Dragonball en manga traduit, ce fut le début de ma collection de BD manga et comics et le lancement d’un phénomène qui dure. J’ai du bien faire marrer mes profs avec mes exposés en 1ere et à l’IUT sur le phénomène manga qui était inconnue et ma bibliographie inexistante à l’époque. Et surement encore plus mes camarades qui n’assumaient d’apprécier les dessins animés à l’époque. Puis quinze ans plus après que Famille de France porte plainte parce que Dragonball c’est mal et hyper violent, que madame Royale disent que les dessins animés japonais c’est mal, que Télérama nous disent que c’est de la merde. Les collégiens, les lycéens, les étudiants, les jeunes actifs, les moins de 35 ans en bouffe par paquet de 10. Du coup, Télérama nous rappelle que c’est de la balle depuis 5 ou 6 ans, qu’en fait Miyazaki, il est trop fort et qu’Akira déchire [c’est juste sortie en 1990]

akira-1-“Ok, je reviens maintenant que vous dites qu’on est trop bien!!!”

En 15 ans les mentalités ont changé du tout au tout. D’un truc dont on se cachait, on peut aujourd’hui affirmer qu’on lit du manga en suscitant l’intérêt et de la nostalgie. Si c’est pas beau ça…

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