Mes deux semaines en béquilles

Deux semaines que je suis handicapé de ma jambe droite, que je me traine, enfin que je sautille pour me rendre au lycée. Ces efforts quotidiens ont transformé mes bras. Ils sont dur comme du bois et j’ai perdu au moins 4 kilos. Se déplacer quasi qu’à la force de mes bras à des conséquences sur mon corps, je sue sang et eau pour arriver au lycée en moins de 20 minutes, résultat :

herculesinnewyork001-“ Arnold ne serait jamais devenu quelqu’un sans une petite blessure”

Mais du coup, je me fais détester de mes élèves à chaque fois que j’arrive au lycée. Normal, à la place de prendre un congé maladie et de leur offrir du rêve de glande, je viens au lycée pour transmettre du rêve comptable [ce qui est tout de suite moins attrayant]. En même temps, je ne peux pas trop compter sur eux pour travailler et réussir leurs études et éventuellement le bac [Instinct professionnel est mon 7eme sens]. D’ailleurs certains, surement trop ravis que je sois absent, ont tellement fantasmé mon absence que je me suis retrouvé avec sept sur vingt élèves à la fin de la semaine, l’autre partie de la classe me pensant à l’arrêt.

nettoyage-salle-de-classe-“Aaaah, le lycée et la communication….”

Durant  ces deux semaines d’unijambiste, on était au petit soin avec moi. En même temps je ne peux pas bouger, on m’a préparé à manger, s’est occupé de tout. J’en est profité pour larver devant des jeux vidéos ou des films toute la soirée, je prépare mes cours quand je n’y suis pas, parfois [mais alors seulement de temps en temps] je tente la vaisselle sur une jambe. Bref ma vie repose sur les autres.

la-semaine-du-beauf-annonce-500px-“Le laisser-aller ça vous change un homme…”

Il me reste une semaine à tenir avec ma jambe en plastique mais rien n’est facile. Dans le bus, par exemple, je peux détecter les gens sympas qui me laisse leur place et ceux qui me laisser crever la jambe en l’air. Mais bon il y aussi des gens très sympa comme le distributeur de 20 minutes qui me pli mon journal pour que je le glisse dans ma poche. De toute manière, je ne pourrais vraiment me poser que dimanche soir car entre-temps : Je dois prendre le TGV, assurer dans le mariage de mon plus vieux pote, me faire des injections…Comme dirait Georges Abitbol : “Monde de merde”. Vivement jeudi prochain.

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