Nara, Japon – Mes Daims ne sont pas des bonbons

DSC_0492Aujourd’hui, je quitte encore Kyoto pour aller visiter des sites connus et reconnus à Inari-Fushimi et Nara. Encore des voyages en train à mon activité, dommage qu’il n’y ait pas de compte Miles associé à notre Japan Rail Pass, je gagnerais un voyage gratis. Mon premier arrêt se trouve à 15 minutes de la gare centrale de Kyoto. La petite ville de banlieue de Inari.

DSC_0351L’intérêt principal de ce site est son ensemble de tori [une sorte d’arche rouge et noire]. Un temple rouge nous accueille avant de prendre les chemins où les tori s’enchainent sous l’œil DSC_0356attentif des Kitsunes [des renards] qui gardent chacune des différentes allées. Après un bref parcours, Je me suis dirigé vers la gare pour aller vers le clou de la journée : la ville de Nara.

Nara est l’une des première capitales du Japon et un ancien centre religieux shinto et bouddhiste. La cours impériale a quitté Nara car les prêtres avaient de plus en plus de vues sur le pouvoir. En arrivant à Nara, je sens que c’est une petite ville de province essentiellement touristique. Contrairement aux autres villes, celle-ci est à taille humaine. J’en profitons pour me restaurer.

DSC_0369J’en profite pour faire un aparté sur la nourriture et les restos japonais. Il faut d’abord savoir que vous trouverez de tout : japonais, chinois, thai, italien, français, parfois même des arrangements entre plats européens et japonais. En plus quel que soit votre choix ce n’est pas très cher, pour deux on s’en tire, en moyenne, entre 15 et 25 euros. Là, vous me dites mais c’est pareil qu’en France… Ah, bah non, la différence, c’est la quantité. DSC_0450Les Japonais mettent des pu**** de plâtrées dans leurs assiettes, une fois sur deux je n’ai pas réussi à terminer. Et encore quand je vous parle de prix entre 15 et 25 euros, il s’agit de menu, c’est-à-dire : boissons au choix, 1 ou 2 plats, entrée sous forme de soupe et parfois un dessert. Autre truc très sympa des restos, c’est que le premier reflexe des serveurs, avant même votre commande, est de vous apporter un verre d’eau glacé qu’ils vous servent à volonté. D’ailleurs les serveurs sont à votre service et très gentils et prévenants. Ca donne envie de donner des pourboires mais non car au Japon, c’est apparemment très mal vu de verser un pourboire au serveur [en gros c’est lui dire qu’il a fait de la merde]. La restauration japonaise, l’essayer c’est l’adopter…

DSC_0407Mais revenons à Nara. Nara est connue pour deux choses : le Tokaiji, un temple immense consacré à Bouddha et son parc forestier rempli de Daims. Je me suis rendu au Tokaiji et c’était réellement impressionnant.DSC_0416 Aussi grand que nos cathédrales mais en bois. A l’intérieur se trouve une statue gigantesque de bouddha, on en a pris plein les yeux. Une chose rigolote, les enfants passaient dans un trou formé dans une des colonnes du temple. Apparemment, c’est une chose que les enfants doivent faire car il y avait la queue.

DSC_0399Mais la chose très sympa à Nara c’est le parc et ses daims, il y en a partout. Ils ne sont pas farouches pour un sou mais ils font très peur aux enfants. ils se baladent en liberté un peu partout . DSC_0458On peut les caresser, les prendre en photos et surtout leur donner des biscuits en vente un peu partout. D’ailleurs, leur intérêt est là. DSC_0457Dès qu’une personne sort un biscuit c’est la ruée des daims, la personne se fait déborder [un peu comme avec des zombies, ne pas se faire encercler] et les daims cherchent les biscuits. Les daims sont en liberté et n’ont pas peur des hommes, l’habitude car ils ne sont pas chassés mais protégés par les Japonais qui les considèrent comme les messagers de dieux. Moi ce que j’en dis, c’est qu’ils ont la belle vie : un parc vert entretenu, des gratouilles à volonté, de la bouffe à volonté.. mieux qu’un chat.

A la fin de cette rude journée, retour à Kyoto, où je me suis écroulé dans le train. Dernière soirée à Kyoto avant de reprendre le train et aller plus au sud. Kyoto est une ville magnifique où il fait bon vivre, je suis un peu déçu de la quitter si tôt.

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Un commentaire

  1. Ne sais plus sur quelle page en ce blog-ci j’ai lu :  » C’est rigolo, mais quand on croise des Européens au Japon, on se dévisage comme pour dire ‘Qu’est-ce que tu fous là, connard !’ « . A cela, j’ai immédiatement souri en me le rappelant trop bien : c’était en 1980, débuts de ma vingtaine, premier voyage au Japon en cette vie-ci !
    N’est-ce pas étrange de retrouver ici ce même sentiment ? Trop heureux probablement de pouvoir jouir de l’assouvissement d’une immense curiosité dans un tel environnement, en tant qu’étranger, avec un regard neuf comme à la naissance et une impression de sécurité générale (que j’ai peu ressenti ailleurs, pauvres de nous )!
    Le vocable « connard », n’est pas exactement le terme que j’aurais prononcé, cependant, il revêt le fait qu’on a envie d’être tranquille et il définit le sentiment qu’on préfère ne pas se souvenir que tôt ou tard, il faut rentrer sur le vieux continent, et retrouver les mêmes têtes, la routine avec toutes les « conneries » qu’on connaît dans la même langue, sujet qui, à bien s’en rendre compte, a fait qu’on s’en est éloigné et qui nous a propulsé jusqu’au Japon.
    En prenant de l’âge, évidemment, le quotidien passe à la contemplation. Et c’est tout aussi bien. En outre, l’expérience de la vie fait qu’on visualise mieux ce qu’on peut apporter, de nos propres élans et possibilités, des améliorations à tous points de vue pour de meilleurs partages et coopérations ( ‘Y a pas qu’Albert Jacquard qui l’dit et en propage la requête!).
    Il est à noter que le Japon n’a pas encore ratifié « l’abolition de la peine de mort ». N’est-ce pas étrange alors que le bouddhisme est un esprit dominant dans l’archipel ?
    A cela, je dirai qu’il est impératif pour tout amoureux du Japon, de rechercher les raisons qui ont fait les multiples branches, toutes, appelées « bouddhisme » (zen, nembutsu, shingon, etc…). Le Japon, parmi tous ses temples en sa terre, possède la clé de ce mystère, ce qui fait la différente capitale : c’est le plus grand joyau pour développer les oeuvres et vertus de l’humanité. De celles-ci, chacun en rêve, et il faut faire l’effort de se lancer le défi, de chercher à savoir ce qu’est « le » bouddhisme, le tronc de l’arbre. Fouiller, chercher. Des temples de doctrines partielles se sont éparpillées maintenant dans le monde entier, apportant des remèdes partiels. C’est ce manque évident qui propulse le chercheur à fouiller plus loin. En tant qu’Européen, pour l’étude du bouddhisme, il faut sortir hors des sentier battus.
    (Ah oui ! Je me souviens maintenant de la page : Ma tournée des temples avec ma Geisha). C’est la suivante. J’ai lu à l’envers, comme les Japonais lisent leurs livres…

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