Mes chaussures moches

Je vous vois, oui, oui, je vous vois rigoler sous cape quand le prof est arrivé ce matin avec ses chaussures moches. Même vous les anciens qui avez quitté le lycée depuis si longtemps. Dans vos souvenirs, je vous vois rigoler de ces chaussures. Ces grosses chaussures aux couleurs immondes, aux crampons énormes qui laissent penser que seuls les profs les achètent ou qu’une entreprise a la charge de fournir l’ensemble de l’éducation nationale de ces godillots moches. Je parle bien de ces chaussures de randonnée qui ne semblent servir que dans un lycée ou un collège hors des chemins de montagne et que vos profs et mes collègues ont si souvent aux pieds.

rando

Moi aussi, j’étais avec vous, à rigoler, à me moquer bien comme il faut. Bien qu’ayant rejoint ce groupuscule obscure qui forme les jeunes de maintenant, je n’avais pas franchi le pas. Quand j’étais lycéen armée de mes “Cat’”, je ne me voyais pas porter d’autres chaussures, d’ailleurs même prof entre mes baskets, mes Doc’s ou mes Clark’s, je me la raconte sévère en regardant ces chaussures aux pieds de mes collègues. Mais ça c’était avant… avant la neige et surtout avec l’expérience.

Parce que se vautrer tel un phoque sur le trottoir ça peut être rigolo [mais douloureux] quand on est élève ou étudiant mais quand on est prof ça craint, ça craint même sévère, les yeux des élèves braqués sur toi. Alors quand les Docs sont de vrais patins, que les Clark’s prennent l’eau et que les baskets n’accrochent pas le sol, il ne reste qu’une seule solution : les chaussures de randonnées.

Achetées seulement pour gravir le mont Fuji, je ne pensais pas les ressortir, mais le gel, le verglas et la neige ont eu raison de moi. J’ai donc rejoint contre mon grès les légions d’enseignants chaussées de chaussures de randonnée. Mais… même si c’est moche, eh bien il faut l’avouer c’est vachement bien : Chaud, confortable, non dérapant. Bref, j’avance d’un pas assuré et serein dans le climat Sibéral des Ardennes. Mais quand je regarde mes pieds je me fais un peu honte vue la monstruosité des chaussures.

Mais c’est pas grave au moins je reste debout, les pieds au chaud qui me permettront d’affronter vos sourires en coin, sans faillir.

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