Mon mercredi après midi au lycée

Mercredi midi dernier, j’avais le choix : soit je partais à 12h40 en bus pour traverser l’ensemble des Ardennes en mode découverte touristique du département : ces coins perdus et autres lieux inconnus pour rentrer chez moi. Soit je pouvais attendre le milieu d’après-midi et repartir dans un confortable TER avec une petite table et de quoi écrire ou travailler.

BUS ardennes

J’ai pris la deuxième option.

Pour la bonne et simple raison que le bus est le moyen de transport le moins confortable pour voyager et le plus apte à me donner l’envie de vomir. De plus, la durée du trajet pour rejoindre Reims me semblait insurmontable [deux heures de bus pour faire les 80 km….]. Enfin, je ne peux rien faire : ni lire, ni travailler, ni écrire, ni rien. Juste regarde le paysage triste et rustique des Ardennes et me manger la vitre lors d’un soubresaut du bus  alors que je venais de m’assoupir. Je suis donc resté dans mon lycée.

lycéevide

J’imagine que pour certains d’entre-vous le mercredi après-midi au lycée évoque quelques souvenirs. Pour les uns c’est un après midi maudit pour les heures de colles cantonnés à cette plage horaire où au cœur de la salle d’étude vous recopier, terminer des devoirs que vos chers enseignants vous ont laissé à votre bon souvenir. Pour les autres, c’est un après-midi sportif où les entrainements et les championnats UNSS s’enchainent au sein du gymnase du lycée. Que l’on soit dans l’une ou l’autre des catégories et si vous passiez vos après-midis au lycée celui-ci devait vous paraitre terriblement vide.

Seul dans la salle des profs, j’en ai fait la triste expérience. J’ai profité de mes deux heures à tuer pour corriger un énième tas de copies. Assis sur ma chaise, je constatais que quelques uns de mes collègues restaient au lycée, le temps de cet après-midi où le temps s’arrête pour se mettre à jour de corrections, de photocopies, de profiter des ordinateurs ou tout simplement pour attendre l’un de leurs enfants parti faire une activité sportive. Pas un bruit dans le lycée, seule la sonnerie rappelle les heures qui s’écoulent. Pendant ce temps, la salle d’études fait son office de salle de rétention des peines avec ses élèves recroquevillés sur leur table à refaire encore et encore les mêmes exercices tel une armée de Sisyphe [le point culture avec Google.].

Sisyphelycée

Moi, au milieu de tout ça j’attendais mon heure pour rentrer chez moi et quitter ce lycée sans vie….je me disais qu’une seule chose : vivement que je partes!!

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