Mon lieu de travail inconnu

En cette fin d’année, le mystère est total. Pour vous replacer, c’est qu’en cette fin d’année, je ne sais pas du tout ce que l’éducation nationale va faire de moi. Les bouts de pistes que j’avais, se sont écroulés les unes après les autres. Aujourd’hui, je ne connais que mon lieu de résidence administrative qui devrait surement être mon lieu de travail pour l’année prochaine mais dans les méandres obscures du rectorat tout est possible. Seul le mystère demeure.

finannée1

Jusqu’a maintenant, une sorte de deal était passée entre mon inspecteur et moi. Celui-ci me renvoyait année après année dans le même lycée. Loin de chez moi mais tellement direct que j’avais l’impression d’être un banlieusard allant travailler dans la capitale [mais en soi c’est une capitale]. Durant quatre années, j’ai fait ce chemin, j’ai pris mes marques dans ce lycée, je connaissais bien mes collègues, mes derniers élèves étaient cools et j’ai même mis en place un cours de taekwondo. La raison c’est que chaque année, on avait besoin à nouveau de moi. Je savais que ce deal était purement précaire. Il m’arrangeait bien d’un point vue pécuniaire et arrangeait le rectorat d’un point de vue scolaire et professionnel, le deal était bon. Indirectement, il m’assurait une certaine tranquillité, celle de venir toujours travailler dans un lieu que je connais bien.

Cette année, le deal est mort, on n’a plus besoin de moi. Enfin d’après les légendes urbaines, on aurait besoin de moi dans des lieux stratosphériques qui m’enverrait à plus d’une heure et demie de chez moi, ce que j’ai le droit de refuser. Du coup quid de ma situation. Mon inspecteur n’en a apparemment pas la moindre idée, ce qui n’est pas très rassurant. Il est le maitre régnant sur les terres éducatives de champagne dans ma spécialité, si lui ne sait pas, personne ne sait. D’ailleurs tout le rectorat s’est passé le mot car je n’ai aucune information qui filtre.

Finannée2

Le doute s’installe et de part mon expérience de prof sans poste d’il y a quelques années, ça craint. Car dans le passé, je m’étais retrouvé à faire des bouts de cours, des classement de livres au CDI, j’avais fait un remplacement du jour au lendemain dans ce que je peux appeler ma pire expérience éducative. C’est la seule fois ou j’ai fait les frais d’un remplacement en cours d’année. Une si exécrable expérience que j’ai eu le même reflexe tous les jeudi : “dois-je me lever ou non et fuir mes responsabilités?” . Je me suis levé à chaque fois. Les raisons de ce mal-être : le manque de moyens évident et la raison d’être de notre métier qui n’était plus là. De cette année, la création du club journal et la rencontre de certaines personnes ont sauvé mon année. 

Par la suite, je n’ai jamais autant apprécié mes élèves même les plus inintéressants. En même temps, chaque année qui a suivi j’ai eu des élèves ou des classes particulièrement sympathiques à quelques exceptions près [chers anciens élèves qui me suivez, ce message s’adresse “peut être” à vous…].

Finannée3

Aujourd’hui, je suis dans l’attente d’un lycée ou d’un début de situation pour savoir ce que je ferais le 1er septembre quoiqu’il arrive, je serais prêt. Je sais qu’au fond ma situation n’est pas si mal que ça car dans deux mois j’aurais une réponse et c’est déjà bien.

Publicités

Sinon, tu peux laisser un commentaire.

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion / Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion / Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion / Changer )

Photo Google+

Vous commentez à l'aide de votre compte Google+. Déconnexion / Changer )

Connexion à %s