Chapitre ## : Un simple regard – Acte 2

Aujourd’hui, je vous raconte  la suite de ma petite nouvelle en quatre parties.

Le héros vient d’arriver dans le café où ses amis fêtent un anniversaire.

Pour lire la partie 1.

La soirée bat son plein, les amis trouvent des blagues toutes aussi foireuses les unes que les autres. Guy nous bassine encore avec sa dernière découverte de vieux jeux retro qu’il a fait à sa dernière brocante. Dans cette ambiance bon enfant, des vieux souvenirs resurgissent. Je décide de prendre l’air. J’étouffe.

– François, qu’est-ce que tu fous?

– je vais fumer une clope, je reviens.

Je m’installe en terrasse, enfin je reste debout à regarder la déchéance des étudiants en face. Tous regroupés dehors à fumer et à boire dans des verres en plastique. Je rigole intérieurement mais à leur âge j’aurais fait pareil et sûrement pas mieux. Je balaye du regard cette assemblée le sourire aux lèvres.

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Quand mon regard subit un choc frontal en croisant un autre regard. Il est d’un bleu acier comme j’en ai rarement vu. Je m’arrête net. J’ai l’impression que la terre s’est arrêtée, que les étudiants sont devenus silencieux, que le monde n’existe plus. J’ai l’impression que les minutes s’écoulent sans fin. Je pourrai dire que la foudre m’est tombée dessus et pourtant je ne suis pas du genre à croire ce baratin romantique surréaliste. Mais Je suis obligé de constater pour le cartésien que  je suis que les faits sont là. Je suis sous le choc comme un boxeur au bord du K.O.

Je constate que ce regard me fixe accompagné d’un sourire. Un sourire plein de sympathie et enjôleur qui ne semble être adressé qu’à moi uniquement. Ce qui me surprend le plus c’est que je ne peux pas m’en détacher. J’essaye de voir, de comprendre qui m’a sonné ainsi.

Il s’agit d’une jeune fille grande et élancée. Le visage fin encadré parfaitement par sa chevelure brune, le tout serti de ce même regard bleu acier me fixant. Les cheveux lâchés, raides, parfaitement soignés, semblent flotter quand elle commence à se diriger vers moi. Elle marche avec l’assurance d’être invincible, sûre d’elle dans sa robe blanche qui met en valeur ses formes.

– Salut, tu vas bien?

– euh oui… et toi?

J’écoute à peine sa réponse. Lui dire qu’elle vient de me mettre la droite la plus puissante de l’univers n’est pas une bonne idée et ni un sujet de discussion que j’ai envie d’aborder. Par contre, je m’aperçois que je la connais. C’est une ancienne étudiante que j’ai eu il y a trois ou quatre ans quand elle était en première année. J’ai pourtant mauvaise mémoire pour mes étudiants mais je l’avais remarqué. Elle était plus grande que la moyenne et son regard n’était pas commun. Puis j’ai souvenir de l’avoir conseillé dans son orientation, mon seul réel souvenir d’elle au fond. Autant lui parler de ça.

A suivre

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