Ma force sans limite

Je lisais “les gens heureux lisent et boivent du café”, un bon roman où je suis complètement d’accord avec le titre. Le roman évoque la perte d’êtres chers dans un accident des plus tragiques. La douloureuse reprise de la vie face à un évènement marquant, traumatisant.

détresse

ce livre m’a touché car je me suis totalement mis à la place du personnage. C’est, je pense, la pire chose qui puisse arriver à un être humain. L’impuissance de la situation et le choc, quand on a tout perdu, être le seul à vivre, survivre doit être une véritable épreuve de la vie. Cette loi du survivant, celui qui doit porter l’horrible tâche de survivre face à ses morts. J’y ai déjà pensé car j’aime profondément les gens qui m’entourent et que j’ai peur pour eux.

Cette situation m’a traversé l’esprit. Je ne sais pas si c’est à cause d’évènements passés ou le fait d’avoir déjà vécu un accident de voiture. Voir des êtres proches emportés par la faucheuse sans pouvoir rien faire, sans pouvoir agir ou réagir [là vous vous dites que je ne suis pas très joyeux comme garçon, détrompez-vous] me glace le sang. C’est une situation qui me fait réfléchir. Serai-je abruti par le choc, complètement cassé ou je me relèverai pour être celui qui ne flanche pas quoi qu’il arrive. De quoi la force de mon esprit serait capable?

J’ai toujours pensé, aussi prétentieux que cela soit que j’étais fort d’esprit. J’ai toujours pensé que s’endurcir, c’est faire face à ses problèmes, les affronter et les surpasser. Ce n’est pas si facile que ça, je le sais. Mais j’ai toujours essayé de prendre le rôle du mec inébranlable malgré l’immaturité de ma façon d’être et parfois d’agir qui sont plus des apparats pour rien montrer.

J’essaye d’être fort pour les autres mais surtout pour moi-même. Ne pas flancher, être celui sur qui on peut s’accrocher. C’est difficile mais c’est, je pense, ma façon d’être, ma façon d’avancer pour passer les obstacles et de progresser, ma force. Une force sans limite. Je préfère aller de l’avant que regarder derrière moi. Bien que mon passé a tendance parfois à me bouffer ou m’immobiliser. J’ai bien compris que se plaindre ou envier les autres ne servait à rien. Il faut avancer, se dépasser pour réussir et être plus armé et plus fort face à l’improbable.

On m’a reproché de ne pas avoir agi dans certaines situations, d’avoir laisser la situation pourrir. De mon point de vue, ce n’est ainsi que j’ai vécu la chose. Parce que pour moi la meilleure solution était de se battre alors que la personne qui me demandait de l’aide n’en avait plus la force. Tout ce que j’avais fait c’était faciliter sa vie pour qu’elle puisse mobiliser l’ensemble de ses forces sur son problème. On ne s’était pas compris. Elle n’était pas comme moi, nous n’avions pas le même état d’esprit…

Alors oui, j’ai peur, je vieillis, nous vieillissons tous, nous affrontons des nouvelles situations tous les jours. Je pense à tous ceux que j’ai croisé, que j’ai aimé et que j’aime. J’ai toujours une pensée pour eux et j’espère que tout va bien.

Au pire je serai là.

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