Mon dernier Lien

Me voilà enfin dans mes nouveaux murs après une semaine d’installation, montage de meubles, déballage de cartons et de tri. Je peux me dire que je suis chez moi. Mais surtout, je peux enfin tourner la page de treize mois de galère, de remises en question, de SCUD gratuits dans le crâne, de messages à rallonge de quatre vérités souvent fausses mais faciles. Je peux aussi arrêter de me taire, d’acquiescer sans broncher, de faire le gentil… Même si je n’ai pas envie d’être méchant, ni de charger cet article de reproches. Je ne suis plus obligé de me taire, plus obligé de répondre car le lien n’est plus. Je peux oublier, faire ce que bon me semble sans me soucier que l’on scrute mes faits et gestes dans l’espoir d’envoyer un message assassin. Je peux avoir l’esprit libre.

shura (1)

Je peux trancher ce dernier lien qui me retenait à mon passé. Ce dernier fil qui ressemblait à une chaine tellement il me rattachait à mon passé. Un lourd passé, un héritage pas des plus faciles à vivre. Trop présent, trop intense, trop de tout. Une relation faite de trop. Une relation qui prend fin avec la vente définitive de cet appartement. Enfin. Je peux enfin avoir un nouveau départ.

La dernière victime de ces instants agonisants de cette relation du passé est mon actuelle petite amie. Devant subir sans rien pouvoir faire, mon principal centre d’énervement et de colère. Elle a courageusement affronté tout ces remous et les retours incessants de ce passé. Il prenait la forme de messages parfois utiles, parfois nécessaires, parfois administratifs mais aussi parfois gratuits et  agressifs. Comme s’il fallait encore une fois, une dernière fois cracher son venin et me reprocher des choses que je n’ai pas commise. Il est toujours plus facile de reprocher à l’autre. Plus facile de ne pas assumer. Dans le feu de cette colère gratuite et non fondée, je devais me taire, me retenir même si parfois je ne pouvais m’empêcher de répondre, laissant le tout s’embrasser encore et encore. Moi non plus par moment, je n’ai pas été des plus tendres, la colère grondait au fond de moi et j’avais besoin de dire ce qui me rongeait.

Pourtant tout ceci me semble loin, enfin, je dirais passé. Je n’ai pas, devrais-je dire, plus de reproche, plus de colère. Je ne sais pas si je pardonne ou pas. Cela me semble difficile, il y a des choses impardonnables. Je n’ai pas été un parfait gentleman non plus mais c’est fini, enfin. J’ai l’impression d’avoir retiré mes poids d’entrainement comme Goku au 23ème championnat des arts martiaux pour pouvoir donner mon maximum et passer à la suite.

J’ai profité de ces vacances pour faire table rase. Ces quinze jours ont été intense et n’ont pas ressemblé, de fait, à des vacances. Mettre fin à un passé de cinq ans a été long : Trier, jeter, rendre des choses qui ne m’appartiennent pas, remettre à neuf, rétablir des bases, faire les comptes, supprimer un à un les traces d’un passé pour que l’avenir semble radieux et plus léger mais surtout pour profiter du présent.

Profiter de chaque instant pour avancer sans avoir à se reprocher quoique ce soit. Pour offrir le meilleur à ceux et celles qui m’entourent, je dirais enfin, pour passer à autre chose. Si possible de mieux et d’extraordinaire.

Maintenant tranchons ce dernier lien et avançons courageusement vers la suite.

Elle s’annonce passionnante et intéressante.

Comme toujours.

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