Ma spartan race

Il y a quatre mois, Jason rassemblait un équipage pour partir chercher une toison d’or dans un royaume perdu dans la me…. Mais qu’est-ce que je raconte…. Non, ce n’est pas ça. Je reprends : Il y a quelques mois, Jason me contactait pour savoir si je voulais participer à la Spartan Race. Une course d’obstacle super connue pour être bien dure mais aussi la meilleure dans le domaine. Comment dire non?

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A vrai dire, il y a un an, j’avais découvert cette course en voyant des photos. J’avais fortement envie de faire cette course mais aucun volontaire pour m’accompagner [la tristesse]. Alors cet appel était une belle occasion. J’acceptais sur le champ cette proposition plus qu’alléchante en termes de challenge physique. Entre temps je suis parti en vacance et en stage, je me suis entrainé seul en courant et travaillant mon cardio mais sans essayer de voir ce qui m’attendait, je me réservais la surprise [au final j’aurais mieux fait d’étudier la chose].

Le 19 septembre, notre team se réunissait après 4 mois d’entrainement plus ou moins intense chacun de notre côté. Nous étions une équipe de six : cinq garçons et une fille. Une équipe bien badass comme il se doit. J’avoue que j’étais impatient et curieux de savoir ce qui m’attendait. En arrivant sur place et voyant les différents participants couverts de boue, mon impatience n’a fait qu’augmenter.

A 13h45, j’étais sur la ligne départ avec tout le monde. Après un échauffement cardio plutôt crevant, la course se lance. D’entrée, deux spartiates tentent de nous bloquer, nous passons en force, c’est parti. Le groupe se disloque, Ben et Jason le torse nu partent loin devant, Pete Kathy Thibaut et moi restons encore un peu groupés.

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Au bout de deux minutes, j’entre dans le vif du sujet : un bassin d’eau me fait face, je plonge dedans assurant ma réception, je suis trempé des pieds à la tête, nous y sommes. Je continue ma course, des palissades, je saute au-dessus des trois, enfin j’escalade les trois. J’ai rapidement le souffle court, alors que de nouveaux obstacles apparaissent : des murs de boues, je glisse, j’escalade, puis je me laisse glisser dans l’eau et je recommence trois fois.

Première épreuve, équilibre sur un rondin. Je tiens 2 sec, ma première série de burpee… 30 fois, j’en chie des dents mais ce n’est pas grave, je reprends ma course. J’enchaine avec des sauts à pieds joints, mémoriser un numéro, puis descendre et encore descendre dans l’eau du lac, j’en ressor,s impossible de courir : une gadoue sans nom et super glissante s’est formée, j’essaye de passer mais je perds du temps. Je m’extirpe de ce passage pour un long footing.

J’arrive à une nouvelle épreuve, je dois prendre un rondin de bois et me balader avec durant quelques minutes…. L’entrainement à la menuiserie paie [merci papa], je dépose le bois. J’ai perdu toute trace de mes coéquipiers. J’arrive à un premier bassin où je dois ramper dans l’eau. Je me griffe sur la caillasse puis enfin je me relève, pas de problème majeur pour le moment je reprends ma course sans soucis. Puis une nouvelle épreuve : avancer sur un mur type escalade, 2 sec plus tard je burpee à max à nouveau 30 fois… je repars à fond les ballons.

Les kilomètres s’effilent doucement 3, 4 puis 5 et 6, j’enchaine les palissages, les transports de sac de sables, les fils barbelés, les escalades à la corde. J’arrive dans la ligne finale : un lancer de javelot que je rate, 30 burpees, je lève un poids, je dois redonner le numéro que j’ai dû mémoriser et que j’ai oublié, encore burpee. Puis j’arrive devant l’épreuve la plus longue et la plus chiante du parcours : ramper dans la boue durant 200 mètres voire plus.

Je me lance. La boue est remplie de cailloux tranchants. Mes genoux, mes coudes, mon abdomen tout prend. Au-dessus des barbelés pas moyen de se relever. J’opte pour la technique du je roule dans la boue. Efficace mais je chope le tournis et je me retrouve bloqué dans la masse. A force d’avancer, j’arrive à de la meilleure boue qui me permet enfin de ramper plus facilement puis de l’eau pour me rincer. J’y passe bien vingt minutes. J’en sors enfin. Lessivé. J’arrive devant une pente à grimper à la corde, je me lance. Arrivé au sommet, je tente de passer de l’autre côté. Je passe une jambe pour me ramener : crampe. Je passe l’autre jambe : crampes des deux côtés. Un spartiate m’aide. Je descends avec une crampe à chaque mollet. Dernière palissade, haute de plus de 2 mètres 50. Je n’ai plus de force, un autre participant m’aide je passe. Je finis en courant, un dernier mur de feu à passer. je saute au-dessus…. enfin terminé. 1h51 minutes et 52 secondes. Je suis lessivé, couvert de boue… j’arrive 637ème sur 1601.

La douche est commune au jet d’eau, des hectos litres de boues semble s’évacuer de mes vêtements…Toute l’équipe est fière d’elle, tous les membres ont surpassé leur limite. L’expérience était formidable et donne presque envie d’y retourner avec une meilleure préparation.

Merci Jason pour l’initiative. Merci à toute l’équipe (Kathy, Ben, Pete et Thibault). Ce fut une excellente expérience avec une équipe formidable.

PS : je ne vous parle pas du lendemain où mes diverses scarifications, mes bleus, mes crampes et autres joyeusetés m’ont permis de marcher comme un canard durant toute la journée.

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