Ma découverte de petits crocodiles scolaires

J’ai vécu un fait dérangeant dans mon lycée. Un truc un peu sale qui me reste à travers la gorge. Evènement qui m’a fait réaliser qu’il est difficile d’intervenir car le réflexe n’est pas là. Ce que l’on appelle du harcèlement de rue…

C’était un vendredi, je sortais dans la cours du lycée pour enfin partir pour un week-end bien mérité. Je croise une élève. Puis un groupe d’élèves. Des garçons… Puis ce groupe m’interloque sur leur façon d’être et de se tenir. En effet un des garçons qui a son téléphone portable à la main ne semble pas le consulter. La position de celui-ci est trop relevée.

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En passant à proximité du groupe tout en continuant ma route, je ne peux que me demander ce qu’il fait dans cette position. Puis mon cerveau réalise qu’il avait une fille devant eux. Je passe le groupe et décide de me retourner. Mon regard croise la jeune fille de dos puis l’écran du mobile en mode vidéo ou photo impossible de savoir. Mais clairement le plan est centré sur une partie précise de l’anatomie de cette lycéenne. Mon cerveau bloque, une seconde, ou deux. J’ai du mal à réalisé qu’au sein de la cours de récréation d’un lycée, des gamins se livrent à de tels agissements. Le temps de réagir, je décide de faire demi-tour pour prendre en chasse ces individus en me demandant ce que je leur fais. Prise des carnets de correspondance, prendre le téléphone, il faut un flagrant délit sinon c’est ma parole contre la leur. Et si ce sont des bons élèves autant dire que ça va passer dans une zone d’oubli.

Le temps de repartir dans leur direction, le groupe à disparu dans le couloir et les escaliers. Je monte un étage puis commence à monter le deuxième. Je crois un groupe de garçons, il me semble que c’est eux mais ils ont terminé leur forfait… est ce qu’ils commentent leur prise vidéo. Je ne sais pas. Comment intervenir, ils ne peuvent que nier. Ils passent à l’extérieur et semble rejoindre leur salle de cours.

obslogoJ’arrête ici ma poursuite, manquant de preuves et n’ayant pas eu le reflexe de réagir au bon moment. Je m’en suis voulu car ce genre de comportement dans une période où on lutte contre le harcèlement de rue est devenu un vrai combat. Où il faut éduquer les jeunes garçons a ne pas commettre ce genre de forfait. Surtout que maintenant, c’est une faute sanctionnée par la loi. Il était de mon devoir de donner l’exemple et surtout une bonne leçon pour éviter ce genre de dérive.

Mais je me suis aperçu que réagir n’est pas facile, où il faut avoir la présence d’esprit de le faire surtout qu’ici, il s’agit de prouver les torts, d’agir rapidement et surtout avoir le bon timing. N’oubliant pas que la spécialité des lycéens est de nier par défaut, faits et preuves à l’appui. Ce n’est pas de leur faute, ce ne sont pas eux et ce n’est pas grave.

Aujourd’hui, je cherche un moyen d’agir ou de réagir dans le lycée. Depuis je reste vigilant et je sais ce que je ferais dans ce cas présent. Je m’y suis préparé. Encore une fois c’est désolent de voir ce type de spectacle d’un tel machisme primaire. Pour le moment, j’essaye de retrouver ce groupe de lycéens parmi les 2000 élèves de mon lycée. Espérant les prendre sur le fait et faire le nécessaire.

 

Les images sont tirées du projet crocodile qui a pour but de dénoncer l’harcèlement de rue sous toutes ses formes.

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