Failles

Je me décide à réécrire de nouveau. C’est difficile. J’en ai l’envie mais pas les mots pour le faire. Depuis décembre, pas un mot, pas une ligne. Je n’écris pas, plus. Pas d’inspiration, pas d’envie, pas d’idées. Me suis-je asséché ? Est-ce que je vois le monde qui m’entoure ? Suis-je encore en éveil ? Présent ? ou absent ?

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Je m’aperçois que ce sentiment de vide ne se limite pas à l’écriture. Dans beaucoup de domaines, j’ai l’impression de faire du superflu. Il envahit ma vie, comme un conquérant sans pitié, ni égard pour moi. Comme si j’avais mis le mode automatique de ma propre vie et le laissait faire en me disant que j’allais reprendre tôt ou tard les commandes sans savoir quand. Pourtant le temps passe et j’ai l’impression de m’enfoncer dans d’obscures ténèbres dont je peux m’extirper.

Comme si je devais avancer pour avancer sans me soucier de rien, ni d’où je vais. Comme si je devais ne pas stopper ma course pour arriver à bout de souffle. Comme si je devais m’écrouler sans force au bout de cette route noire. J’ai l’impression que ceci est peine perdue, que cela ne mène à rien, qu’il n’y aucune raison de prendre une telle route. Je m’aperçois de ce combat inutile. Qu’il faut ralentir le rythme, prendre le temps d’observer, de sentir le flux autour de moi, le vent qui souffle, les odeurs et les bruits, m’imprégner à nouveau de la vie qui m’entoure.

Arrêter de se battre contre un vide qui ne combat pas. Il faut rediriger mes forces faire des choses plus utiles, moins futiles qui me permet de tracer un meilleur chemin. Surtout un nouveau chemin. Mais quand je me stoppe, une sorte de vide immense semble apparaitre, qui peut me happer et me faire disparaitre alors j’avance à nouveau comme si je devais fuir ce vide.

Alors j’avance, m’instruis, enrichis ma culture, m’entraine toujours plus, prépare mes voyages, vois mes amis, je lis, je fais ce que j’ai toujours fait comme si tout était normal, comme si cela suffisait à faire disparaitre ce vide. Mais au fond, seul le but me manque. Il serait peut être temps de se poser. De redéfinir mes propres objectifs, rassembler mes forces, observer ce qui m’entourent et abattre un à un les obstacles qui me font front.

Il ne s’agit pas de réussir, ni de gagner. Il s’agit d’apprendre à nouveau, de respirer, de reprendre ce souffle, d’avancer plus sereinement, de se relever le sourire aux lèvres. Faire disparaitre la colère de mes yeux, de mon âme. Il ne s’agit plus d’abattre un adversaire en y mettant tout sa rage pour s’écrouler ensuite. Mais seulement observer pour savoir frapper au bon moment et vaincre sans combattre. Reprendre le bonheur là où il est et le savourer comme si c’était la première fois aussi simple qu’il soit.

Il me faut redonner du goût aux choses, les plus infimes qui soient, les plus insignifiantes. Me faire lâcher du lest, faire tomber ma rage, ne plus être colère, accepter ce que je suis aujourd’hui. Il est peut être temps de fermer les yeux, de ralentir le rythme et inspirer, mettre mes sens en éveil et esquisser un sourire après avoir constaté ce qu’il me reste à affronter.

J’aime à penser, justement, que je suis de ceux qui sourient quand ils sont à terre. Car je pense à la suite, à me relever, recommencer et apprendre encore et toujours.

Il est, peut-être, tout simplement temps de ce dire que tout ceci n’est pas la fin mais le début.

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