Séville, Espagne–La féria

Je quitte Cordoba pour rejoindre Séville et finir mon Road-trip Andalou. Je reviens à mon point de départ, une semaine plus tard. Autant vous dire qu’une grosse surprise m’attend à Séville : c’est la féria. L’évènement le plus important de la ville avec la Semaine Sainte. J’avoue que c’est une excellente surprise pour moi car ce n’était pas prévu au programme.

_DSC1017Quand j’ai pris mes dates de vacances, je n’avais pas du tout pensé cet évènement. Il me semblait qu’il était bien plus tard. C’est qu’en arrivant à Séville que j’ai compris que l’évènement devait se dérouler sous peu et c’est à Cadiz que l’on m’a confirmé les dates et que j’aurais la chance d’y assister. Joie.

Résultat mon arrivée à Séville est magique : Attelages, cavaliers en tenue, les filles portant leur flamenca [les robes andalouses à volant] et les mecs en costumes-cravate comme un dimanche de communion. Bref c’est vraiment le gros évènement car tout Séville semble se diriger d’un seul homme au lieu de la Féria.

_DSC0027Ce retour me permet aussi de visiter le quartier de la Triana. Réputé mais ni exceptionnel, ni incontournable. Enfin en même temps, la ville de Séville est comme endormi ou vide de ses habitants. C’est simple en centre ville, pas une boutique d’ouverte, seulement quelques bars appartenant à des chaines…. Bref autant dire que visiter Séville durant la Féria c’est le bon mauvais plan. Je pense qu’il faut choisir un séjour à cheval car les rues sont vides, les bars et les restaurant sont fermés dans la majorité des cas [sauf Mcdo ou Burger King].

Du coup, je suis allé à cette Féria, vers 16h puis vers 22h. Il faut savoir que c’est une sorte de super bal populaire où tout Séville se retrouve. Sur une place dédiée avec des rues, des casestas sont alignées les unes à coté des autres, de différentes tailles. En fait, ces casetas appartiennent à des familles, des clubs, des entreprises, des associations, des hommes d’affaires qui les privatisent pendant six jours pour accueillir des clients ou de la famille et danser, manger, boire durant toute une semaine. C’est un moyen de bien se faire voir et de faire la fête.

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J’ai bien utilisé le verbe “privatiser” car même si les casestas sont ouvertes sur la rue et que l’on peut voir ce qui s’y passe, pour y rentrer il faut y être invité [il y a un vigile à l’entrée pas la peine de faire malin]. Ce n’est pas ouvert au public sauf quelques casestas publiques ouvertes à tous. Donc pauvre touriste que j’étais, je ne pouvais que me balader le long des rues et admirer les gens danser manger, ou boire.

Mais cela reste un évènement impressionnant. Déjà le monde qui va à la féria est démentiel, puis le lieu entre musique andalouse, gens qui dansent et qui s’amusent c’est tout simplement magique. Bon après, c’est que tout Séville est sur son 31. Avec mon jean et mes basket, j’avais l’air d’un plouc, j’ai pensé à m’acheter une chemise mais tous les commerces étaient fermés….

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Alors oui, les Sévillanes sont superbes dans leur Flamenca pour la majorité d’entre elles. Je suis tombé amoureux tous les 10 mètres [peut-être moins]. Quand elles ne sont pas habillées de manière traditionnelle, c’est mini jupe ou tenue de soirée [on peut dire que ca ne rigole pas]. Les mecs ne sont pas en reste. Habillé de manière que je classerais d’espagnol avec ce blaser ou chemise bleu roi, cravate, pantalon de ville bref la classe espagnole dans toute sa splendeur. Surtout tous les âges sont présents et habillés, c’est une tradition festive mais aussi familiale, je pourrais dire que c’est une sorte de super soirée mondaine à ciel ouvert.

Puis, il est intéressant d’y aller l’après-midi et le soir. L’après-midi, j’ai pu voir, les calèches, les cavaliers et cavalières défiler dans les rues, s’arrêtant devant les casetas pour boire un verre ou emmenant les Sévillanes sur la croupe de leur chevaux. Le soir, c’est juste la fête, les plus jeunes ramènent alcool et soda pour boire des verres le long des casetas, les autres mangent dansent. C’est la soirée et cela pour six jours.

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En tout cas ce fut une expérience formidable à vivre. Aujourd’hui, il faut rentrer sur Paris puis chez mes parents. La journée sera longue, le temps de profiter d’un dernier Chocolate con churros, de l’odeur des orangers dans les rues, du soleil et de la chaleur mais comme toujours peu importe la destination, ce qui compte c’est le voyage.

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