San Antonio de Areco, Argentina–Gauchos

Je suis auprès du feu, mon verre de vin à la main, Je parle de la France avec Milena et Gloria. La viande cuit sur la grille au cœur de la cheminée, on me prépare un Asado, une sorte de barbecue argentin. Mon hôte appelle les enfants pour se mettre à table. Ils arrivent en parlant une langue que j’ai encore du mal à saisir. Il est temps de se mettre à table dans cette cuisine de Gaucho…

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C’est ainsi qu’a commencé mon diner. En effet, je passe deux nuits dans une estancia à 120 km de Buenos Aires, à la frontière de la Pampa, le pays des Gaucho. Les gauchos sont les cowboys argentins pour faire simple [ultra simple même]. C’est une des images typiques de l’Argentine, des garçons vachers libres avec leurs traditions et leur façon d’être. En préparant mon voyage, j’avais bien compris que cela devait faire partie de ma découverte du pays. J’avais donc réservé dans une ferme, une estancia, recommandée par le Routard. Je m’attendais à un séjour assez convenu mais au final je me retrouve dans un environnement familial et amical, comme un ami en weekend.

En effet, Milena m’accueille avec une amie, Gloria, artiste de son état et leurs petites filles en vacances d’hiver. L’accueil se fait autour d’un Maté. Un mix entre le thé et le café qui se boit dans un sorte de tasse où l’on a enfoncé une paille filtre [désolé pour la description]. La tasse est rempli de maté [une herbe à infuser] et on verse régulièrement de l’eau chaude après avoir bu. Parce que cette boisson purement argentine, c’est quelque chose que l’on fait tourner entre les différentes personnes présentes [Comme un gros oinj mais en mieux et qui ne rend pas hagard] Chacun boit tour à tour et fait passer à son voisin. Un moment de partage entre les personnes, J’avoue un moment bien sympa pour un accueil.

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Par la suite, Milena me propose d’aller desseller les chevaux. Puis je pars faire une balade à pied dans la Pampa avec Gloria avec qui j’essaye de discuter tant bien que mal avec mon espagnol de LV2 lycée. De retour à la nuit tombée, une grande flambée dans la cheminée pour m’accueillir et les filles qui jouent devant ce qui me fait comprendre que ce soir, je suis en famille. Je suis le seul et unique touriste de l’Estancia.

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Cela me va très bien. De l’authenticité en voila, les filles viennent me chercher pour manger. Je m’installe près du feu dans la cuisine avec un verre de vin et un pain saucisse. Le temps de discuter, nous nous installons à table, les enfants papotent, me font rire, je parle de la France, Milena et son amie me parlent de l’Argentine. J’ai l’impression d’être à la maison et d’être à un repas de famille. Nous finissons près de la cheminée du salon avec un thé avant d’aller dormir. La journée a été longue et parfaite….

Attends, non enfin ca c’était la fin de journée, avant j’ai quitté Buenos aires. Ce fut la course jusqu’au bus. Dans un premier temps, j’ai du imprimer mes billets de bus [parce qu’il fallait impérativement les imprimer dans une boutique, du genre Reims copie du pauvre qui vend clopes et barres chocolatées]. J’imprime et là évidemment ça ne marche pas. Le proprio arrive pour régler le problème et il fait la pire bidouille de l’univers pour imprimer deux PDF…. SOIT!!

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Ensuite, j’ai du faire l’apprentissage rapide de “Comment prendre un bus en Argentine” [j’ai l’impression de débloquer des succès sur ma Xbox]. Bon, c’était plutôt facile, par contre les bus Argentins…. Mazette, oubliez les bus français, les gens. Place pour les jambes, tu peux te mettre en mode lit, tu déranges personne, les fauteuils sont doux et moelleux. T’es limite obligé de mettre un réveil pour ne pas louper l’arrêt. J’arrive à San Antonio de Areco, la capitale Gauchos. Une toute petite ville de campagne totalement morte à mon arrivée [les magasins ouvrent à 16H]. Le temps d’aller au centre ville et de m’enfiler trois empanadas et c’est parfait. Un petit tour dans la ville, de m’apercevoir qu’une dizaine de chiens se ballade sans maitre, comme ca pénard [Coucou L.]. J’ai même eu le droit à des compagnons de routes vu que ces chiens suivent un peu n’importe qui. J’ai visité le musée des gauchos et découvert un auteur argentin Ricardo Guiraldes qui a écrit un roman sur leur histoire [et mort jeune aussi]. Sympathique, gratuit et intéressant.

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Puis, j’ai été prendre un Remis, en clair un VTC… Enfin VTC : une Ford fiesta violette 1996 dans son jus avec un pépé de 65 ans au volant qui double avec ses cojones [bonjour voiture sur la file de gauche] et roule souvent au milieu de la route. Je me suis un peu fait caca dessus, j’avoue. Puis après 30 km de prairie à perte de vue au milieu des champs au bout d’un chemin de terre, j’arrive à la Estancia la Segunda accueilli par Milena et Gloria. Au milieu de nulle part, sans réseaux, ni wifi avec le premier village à 8 km et surement le premier signe de vie. Je vais pouvoir jouer les gauchos.

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2 commentaires

  1. Wow! Ca le fait ton voyage! Jusque là, ça donne vraiment envie d’aller en Argentine… sauf peut-être pour la Ford de 1996 avec pépé au volant. J’ai hâte de lire la suite.Enjoy!

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