Tilcara, Argentine – 4150 mètres, 7 couleurs et des rencontres

Je quitte Salta pour trois heures trente de routes. Après m’être enfoncé dans les montagnes en passant par la quebrada de Humahuaca, mon bus s’arrête à une station service au bord de la route. Je dois descendre, je suis arrivé à Tilcara.

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Paysages arides, balayé par le vent, la poussière vole. Un décor de western, les indiens se promènent le long des murs à l’ombre. Je passerais quatre nuits dans ce décor. Je rejoins une auberge de jeunesse. Nouveau type de logement mais j’ai choisi ce qu’il y avait de moins cher [9€ la nuit, petit dej inclu]. De plus, j’étais curieux, si cela me déplait, je ne recommencerai pas. Puis étant seul, je pourrais parler avec des gens. L’accueil est bon, les hôtes sympas puis la vie en communauté de ne me fait pas peur. Une nouvelle expérience s’ouvre à moi.

Pour mon arrivée, je décide de découvrir la ville et de m’y promener. Je vais voir La puraca de Tilcara, une ancienne forteresse Inca restaurée. Un lieu un peu mystique fait que de pierres et avec une vue sur la vallée assez extraordinaire. Mais mon retour au village est pleins d’anecdotes.

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D’abord cette petite boutique sans enseigne avec une veille porte en bois, pas de devanture. Elle propose du jus d’orange frais [et je peux vous dire qu’au pays des jus concentrés et autres sodas, c’est bonheur]. Je passe la porte. Une vieille dame sans âge à l’intérieur avec ses cheveux blancs, sa queue de cheval, sa longue robe à fleur. Cette petite grand-mère est en pleine discussion avec une cliente ou amie, je ne le saurais pas. Me voila dans une boutique de bric à brac proposant fruits secs, poudres, cake, boissons, vêtements. La dame discute, son chat noir et blanc dans la boutique m’adopte et monte sur moi pour un câlin [bonheur]. Ce qui fait rire la vieille dame qui me presse mon jus d’orange. Puis m’ayant donner mon verre, Elle prend ses cigarettes, dépose son chat sur une chaise et va dehors pour discuter et fumer avec son amie sur le pas de porte. Un moment hors du temps.

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L’avantage de Tilcara est que ce village est touristique tout en gardant ce côté rustique de la montagne andine. En clair, il y a de quoi manger et dormir sans pour autant tomber dans l’attrape touriste. Pour la fin d’après midi, j’ai été prendre un chocolat et une tarte meringuée citron dans la casa de Champa. C’est une allemande qui a ouvert un salon de thé. Je me croyais chez ma grand-mère : murs roses, décoration chargée mais chocolat au top et la pâtisserie n’en parlons pas par décence.

Un peu plus tard, sur le conseil d’une amie uruguayenne, je vais manger dans la Pena de Carlito. La salle est remplie, un écrivain et poète local nous conte une histoire et nous parle de la tradition et en Quecha [la langue inca pas la marque Décathlon]. Surtout, j’ai mangé du Lama. Capitaine Haddock, te voila venger [si tu l’as, t’es un champion]. Sans être exceptionnel, ce n’est pas mauvais et c’est original.

Deuxième jour au bout du monde, je pars pour Purmamarca et les grandes Salinas. En prenant, mon billet, je rencontre Monique. C’est une québécoise d’une soixantaine d’année, Retraitée, professeur d’arts plastiques, artiste en céramique et grande voyageuse à travers le monde. Je partagerais une partie de mon voyage avec elle. Une personne intéressante et ayant vue une grande partie du globe.

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Notre première destination est las Grandes Salinas. Un lac de Sel se trouvant à plus de 4000 mètres d’altitude. Après avoir négocier un remis avec un couple de Pantagonie, nous voila parti pour une heure trente de route. J’ai la chance de ne pas être touché par le mal des montagnes, l’altitude ne me fait rien [tant mieux, le matin, une anglaise de mon hôtel avait du renoncer à cause de ce mal]. Le spectacle est absolument fantastique. Nous arrivons sur une immense étendue blanche à perte de vue au milieu des montagnes. Spectacle surnaturel de haute de volée. C’est à la fois surréaliste et incroyable. Un régal. Le temps de prendre des photos, de se promener sur cette étendue de sel et nous revoilà reparti.

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Retour à Purmamarca, le temps de prendre des empanadas géants à un vendeurs dans la rue [50 pesos = 3,3€ les deux, bon, nourrissant, parfait]. Je me lance dans une petite randonnée d’une heure autour de la colline aux sept couleurs. Deuxième claque de la journée. En effet, la géologie ayant bien travaillée, les montagnes ont des dégradés de couleurs passant du rouge, au jaune, au vert, au bleu etc. Un magnifique paysage dont je ne me lasse pas à chaque seconde. Le temps de faire le tour et de prendre un million de photos, je reviens à mon point de départ : Purmamarca.

Je retrouve Monique pour le retour, nous échangeons autour de nos voyages enfin des siens. Elle est partie des mois seule à l’autre bout du monde : Inde, Cuba, Laos, etc.. Je rentre dans mon pueblo, le temps de me balader en ville, de faire un tour au musée, de boire un café con leche et de revenir à l’hostel. Je retrouve Ezéquiel sur son ordi, on partage le maté tout en échangeant sur l’économie de l’Argentine. Un momento muy lindo comme on ne cesse de me dire ici.

La nuit tombe, le temps d’aller au restaurant et de marcher un peu dans la nuit. J’admire le ciel de l’hémisphère sud, pas de grande ourse ni de petite. La croix du sud domine le ciel. Demain, une nouvelle journée m’attend.

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