Iruya, Argentine – Au bout du monde

Un ronron me réveille assez tôt ce matin. Emergeant de ma nuit, je me rend compte que le chat de la maison a décidé de dormir sur moi. 6h30… Ouch ça fait mal, mais tant mieux. Mon bus est à huit heures. Le temps de me préparer et je vais attendre sur le bord de la route.

8h15, un bus de type de scolaire arrive. Assez décrépi mais c’est le bus pour Iruya [Quand je dis le bus, c’est le seul] Un village au confins de la région. Clairement, un village de montagne au bout de la route, c’est à dire qu’après, il n’y a plus de route.

_DSC0859

Commence une longue épopée. Après une heure de bitume, le car vire à droite pour prendre un chemin mal dégrossi : fait de cailloux, nids de poule et de poussières. Nous nous enfonçons de plus en plus dans les montagnes, faisant quelques arrêts dans des villages où le temps semble s’arrêter, la gare abandonnée, les maisons faites de pierres et de terres. Nous passons des lits de rivières sans aucun pont puis nous arrivons dans une vallée. Un chemin sans fin en zigzag commence. Le car ralenti au maximun pour prendre les virages car il n’y pas de barrière de sécurité, la route est friable et surtout c’est un précipice de quelques dizaine de mètres au bord de la route. Mais le spectacle est magnifique,superbe, les montagnes de toutes les couleurs me cernent. Puis enfin la fin du voyage mais aussi le début. Car nous repartons du même point et le bus n’ira pas plus loin faute de route.

_DSC0937

Au bout de 4 heures de route me voila à Iruya. Je me lie d’amitié avec un groupe de jeunes de Buenos Aires [enfin de la Plata comme ils me le soulignent]. Sophia, Lucia et Manuel m’accompagneront pendant deux heures. Le seul bus pour Tilcara repart deux heures plus tard. SI je veux rentrer, je n’ai pas le choix. Nous parcourons cette petite bourgade avec son commissariat, son collège, son école, son hôpital. Il y a tout mais en même temps le premier village est à 1h30 de piste. Le détour en vaut la peine, la vue est superbe et ce village semble être dans un autre monde. En tout cas, il est à l’autre bout du monde. Mes nouveaux amis sont sympathiques, ils travaillent dans les services sociaux, nous discutons et échangeons. Enfin je parle surtout avec Sophia. Vu que nous avons échangé assez rapidement et qu’elle m’a offert un sandwich [un gros gage d’amitié]. Depuis mon arrivée, j’ai fait quelques progrès et j’arrive à tenir une discussion, certes pas philosophique mais au moins économique [c’était la discussion de la veille avec Ezequiel, mon proprio] et en arrivant à me faire comprendre, je peux me débrouiller. Evidemment, je ne comprends pas tout, mais j’arrive à tenir la distance. Deux ou trois mois de plus et je pense que ma maitrise de la langue de Cervantès aurait été non négligeable.

_DSC0975

Pour revenir à la ville, c’est un spot à photo. La balade dure deux heures, le temps de monter au point de vue, de parcourir les rues, de croiser les locaux [et les hippies]. je quitte mes amis en espérant les revoir le soir [vu qu’ils logent la même ville que moi]. Le retour est moins long du au fait que je dorme profondément. De retour à Tilcara, un passage aux vendeuses d’Empanadas dans la rue et dans un nouveau petit café pour déguster un café con léche et une tarte aux pommes [je commençais à être ne manque]. Parfait la journée fut belle et bien remplie.

Publicités

Sinon, tu peux laisser un commentaire.

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion / Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion / Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion / Changer )

Photo Google+

Vous commentez à l'aide de votre compte Google+. Déconnexion / Changer )

Connexion à %s