Cafayate, Argentine–Entre vin et fromage.

Le dernier matin à Tilcara, j’ai la chance de rencontrer des français qui dormaient dans mon hôtel. Une occasion bien rare d’échanger avec mes compatriotes. L’occasion de comparer nos voyages, de parler de nos plans mais aussi de nos vies. J’ai remarqué que les gens qui voyagent avec un sac à dos ont toujours des belles choses à raconter. J’ai eu de beaux échanges. Mais autant vous dire que c’était les avantages et inconvénients de l’Argentine autour d’un café qui dominait les débats.

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La suite de la journée est moins rigolote et moins nostalgique : c’est une journée de bus. Je pars rejoindre Cafayate et il me faudra faire un changement à Salta. Normalement, je suis large vu que j’ai 1h30 de marge entre les deux. Enfin c’est ce qui était prévu. Mon premier bus arrive avec une heure de retard et pour couronner le tout fait des détours impossibles qui grillent ma dernière demie heure de marge. J’arrive donc à 17h à Salta, apercevant mon bus, je tente de le prendre mon ticket dans l’urgence pour le prendre… Mais trop tard et dans la panique j’ai perdu mon espagnol que mon anglais est venu sauver et surtout j’ai tapé deux fois un mauvais code sur ma carte bleue. La dame m’a stoppé avant de faire une dernière erreur et de perdre définitivement mon moyen de paiement…. Du coup, la panique est totale. Je connais mes quatre chiffres par coeur, du moins les deux couples de chiffres mais je les inverses et ne me souviens plus dans quel sens les taper.

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Du coup, j’ai la pression. Je fais le tour de mes liquidités, prends mes bus à l’avance sur internet, bref je rationalise en bon comptable pour tenir les quinze jours qui me restent. Mais mon petit ange gardien qui détient les clés de mon appartement pour les vacances est venu me sauver… [Ma chère, je te dois la vie]. Alertée, ma bonne amie a cherché, trouvé, renvoyé mon vrai code et ainsi sauvé mon voyage…. La nuit ne fut pas sereine.

Mais revenons à mon voyage. J’ai raté le bus, celui de 17h, le prochain est à 19H30. Soit attendons. Après avoir longuement attendu, lu et regardé des films, j’arrive enfin à Cafayate à 23h30…Je traverse à pied une ville endormie et silencieuse. L’hôtel, je trouve enfin le repos. Une nouvelle découverte s’offre à moi.

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Cafayaté ou cafachaté comme disent tous les argentins, est une petite ville touristique pas super bien desservie mais mignonne et il est facile de s’y promener. Les points d’intérêt sont simples : la production de fromage de chèvre [une petite visite à la ferme avec dégustation, parfait], le vin [une petite visite de bodega avec dégustation, excellent vin et bio de surcroit, parfait et un peu pompette] et des sites indiens ou géologiques. Ne restant qu’un jour, j’ai du faire des choix. Quilmes, un site indien, j’ai raté l’heure de départ et je trouvais chère la sortie, Cachi, trop loin pour une journée, de ce fait, il me restait le dernier site : la quebadra de las Conchas [des coquillages]. Un des sites les plus réputées d’Argentine. Ce fut le bon choix.

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Déjà, je sympathise avec  deux parisiennes. Avec qui je passerais au final toute la journée entre discussion et photographe à titré de mesdames. Mais aussi d’autres personnes : un argentin de Patagonie et un français parti en quête de tour du monde. Mais au delà des bonnes rencontres, c’est surtout le spectacle de la quebrada qui me scotche à nouveau. Les canyons colorés d’ocres ou de vert, la déformation des roches par le choc des plaques tectoniques et surtout notre guide assurant le show durant les cinq heures de ce trekking. En effet, nous racontant légendes indiennes dans la gorge du diable ou dans l’amfitéatro, se lançant dans de grandes esclaffes en français, anglais ou espagnol, nous interpelant pour demander si nous avons bien compris.

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Puis dans l’Amfitreatro, il se met à entonner une chanson pour l’écho et nous demande à nous, Français, de chanter. La seule chanson de notre répertoire commun est la Marseillaise. Nous entonnons notre hymne national en plein milieu de la quebrada avec les roches comme spectatrices ainsi que notre petit groupe de touristes argentins, italiens, indiens et chinois. Un grand moment pour moi mais probablement pas pour notre hymne. Après avoir marché entre les roches, passés entre les pierres, monter sur le sommet de colline ou rochet, nous rentrons, les yeux pleins de décors surréalistes et beaux. Je ne regrette pas un instant cette découverte mais aussi ce moment passé avec notre guide. Nous nous quittons, tout le monde embrasse notre guide, l’applaudit, le rideau tombe mais quel spectacle dans un décor superbe.

Je termine tranquillement à la soirée avec mes deux nouvelles amies, échangent de plans sur Montevidéo, discussion sur le voyage, prise de rendez vous à Mendoza où nos calendriers respectifs se croisent, échange de photo. A nouveau, une nouvelle séparation, je file imprimer mes billets dans cyber café et prend une glace au vin rouge, une spécialité de Cafayate. Je vin est bien là mais il est meilleur bu qu’en glace.

Il est temps de vous quitter, demain, je continue mon périple vers le sud de l’Argentine.

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