Santiago, Chili – Chill, Chile, Chili

Avant dernière étape avant mon retour en France. Dernière semaine avant mon retour en France. Je profite donc de mes quelques jours ici au Chili avant de faire une ultime étape à Buenos Aires. Ma découverte de Santiago est assez fantastique. Je trouve cette ville tranquille, belle et intéressante. De part sa taille, elle semble accessible et surtout elle parait propre [par rapport à Buenos Aires, j’entends]. Le fait qu’elle soit cernée au milieu des montagnes lui confère un certain charme. Autant la mer m’impressionne, autant la montagne me subjugue.

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Je suis arrivé lundi à Santiago, ce qui n’est pas une bonne idée car c’était le 15 aout et c’est férié par en raison de la fête religieuse mais pour fêter le héros de la libération : San Martin. De ce fait, les rues sont vides, c’est mort, il n’y pas un chat… Je dois donc me rendre à pied jusqu’à la maison de mon hôte. Pour la bonne raison que je dois avoir une carte de transport que je n’ai pas et vu que les boutiques sont fermées…. L’entrée en matière de Santiago n’est pas réjouissante [45 minutes de marche avec 11kg sur le dos sous la grosse chaleur car ici c’est l’hiver je le rappelle].

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Mais l’accueil de la famille d’Ibra change tout. Ibra n’étant pas là, je suis accueilli par son Papa et sa maman. Je m’installe dans une des chambres de la maison familiale. On me paie le café, les petits déjeuners sont gargantuesques [c’est peu dire], la chambre tranquille et le lit tout doux. Mon séjour dans cette petite maison est des plus agréables. Je rencontre Ibra le soir venu, une poignée de mains, une embrassade, une discussion et voilà qu’il me propose de passer dans son théâtre d’improvisation. L’hospitalité chilienne est sans faille. Ce sera même le gros plus de mon séjour. Son papa me propose toujours de prendre un café ou autre, sa maman me fait un petit déj des ténèbres et discute avec moi régulièrement avec moi. Quand à Ibra, je l’ai rejoint à son théâtre malheureusement pas de spectacle ce soir là mais nous sommes rentrés à pied et nous avons parlé [avec mon espagnol du pauvre] : de la vie chilienne, française, de bières et de tourisme européen. D’ailleurs le dernier soir, photo avec toute la famille et discussion autour d’un thé et surtout de cette fabuleuse confiture de pomme de la Maman d’Ibra [Mes papilles sont toutes émoustillées].

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Je découvre la ville un jour férié, c’est un peu tristoune. Seuls les parcs sont remplis, les rues sont désertes. Je dois aller dans les quartiers touristiques pour trouver une quelconque âme. Les autres jours de ma visite sont bien plus animés. Mais que de découvertes. Le quartier Bellavista avec son parc, couvert de tags et restaurants touristiques semi-branché. C’est aussi là que je retrouve Ibra à son travail. C’est un théatre d’improvisation où il est ingénieur son. Le quartier Lastarria [mon préféré avant de découvrir el Barrio Italia] ses petits cafés, ses petits restaurants un peu underground, ses petites rues tranquilles, j’y passé de temps à me goinfrer de cheesecake [#cyrillerageux] et de bons jus. Découverte d’un restaurant un peu chicos mais qui valait le coup pour ses lasagnes d’aubergines : La républica del Pisco.

Le centre, classique mais bardé de rues piétonnes, de passages et de quelques musées. Sa plaza de Armas encerclés de bâtiments immenses et imposants. Mais surtout ce petit café, où tu prends ton expresso debout où les serveuses sont en mini-jupe moulante, le décolleté mit en avant, rendez-vous des avocats ou des banquiers. Ou encore ce petit Bouiboui, la pica de Bill Clinton affichant une photo de l’ex président américain le pouce levé [tout ca parce que Bill est venu prendre un compléto, un hot dog chilien, Merci ibra pour l’anecdote]. Un petit détour par La Moneda, le palais présidentiel bombardé par l’armée de l’air lors du coup d’Etat. Palais qui abrite en son sous-sol un centre culturel mais fermé dommage. Le centre ville est animé.

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Le quartier Brazil, lieu alternatif avec pas mal de Street art qui m’a le moins convaincu, les rues vides et le peu de lieus sympas ne m’a pas donné envie d’y retourner. Mais il me permettait d’aller au quartier des musées organisés autour du Parc Quinta Normal. Un seul musée m’intéressait : le musée du mémorial et des droits de l’homme. Musée sur la dictature de Pinochet. Autant vous dire que c’est chaud et prenant. Le président Allende qui se suicide sous les bombardements de l’armée après un message poignant au peuple chilien, La torture, c’est très fort et dur [d’ailleurs, je vous recommande le film “NO” excellent film sur la fin du régime]. La ville a beaucoup de musées d’art et durant ma balade j’ai pu faire une expo sur le Jazz Chilien au GAM [le centre Culturel Gabriella Mistral], non loin du quartier Lastarria. Je suis tombé dessus totalement au hasard, intéressant et le bâtiment est très original. Puis entre le centre et ce quartier, la colline San Lucia avec ses monuments néo-classiques, et surtout un point de vue qui domine la vie.

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Le quartier de Londres-Paris qui doit son nom au croisement de ses deux rues mais aussi à sa volonté de rues pavés et de son style victorien/haussmannien. Sympathique mais un vrai attrape touriste pour la nourriture, il faut me choisir le bouiboui local [moins cher, meilleur] et enfin mon apothéose : le quartier Italia. Centré autour de l’avenue d’Italie, ce n’est qu’une suite de cafés comme j’ai : bio, organic, vegan,  végé, barrista, pour tous les gouts et toutes les couleurs. Au milieu des boutiques, des menuiseries qui refont des vieux meubles, de l’herbe, peu de passages… alalala et là au milieu de tout ce bonheur : DES CREPES. Et des crêpes bretonnes faites par un breton. J’échange avec ce français installé depuis 4ans ici. Il me raconte sa vie, qu’il fait tous ses produits lui même [et la crêpe au caramel maison, fut une émergence de bonheur dans ma bouche]. Bref une bonne discussion autour d’une bonne crêpe. Je n’ai pas franchement d’adresses, il faut se laisser porter, regarder, choisir et profiter du moment.

Santiago me charme, j’avoue, j’ai l’impression de tranquillité malgré le fait que ce soit une capitale. Ses parc sont beaux, la ville est propre, facile d’accès, bien déservie et j’ai pris plaisir à m’y poser. J’avoue que cette petite incursion au Chili est pleine de surprises mais surtout m’a vraiment plu. Demain, il est tant quitter le Chili pour un dernier séjour à Buenos Aire. Après plus d’un mois, me voila de retour dans la ville qui m’a vu arriver en Amérique du Sud.

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