Buenos Aires, Argentine–Pour un dernier tango

Me voici de retour en Argentine, dernière étape de mon périple en Amérique du Sud. Mon retour est totalement différent de mon arrivée car je me sens plus à l’aise. Je me souviens du stress en arrivant ici, de ma peur de ne pas me faire comprendre ou de me faire éventuellement agresser. De me balader en n’ayant rien sur moi de valeur au cas où. Bref, je n’étais pas serein dans ce nouvel univers quand je suis arrivé.

_DSC0943Puis cinq semaines ont passé, j’ai traversé le continent et me revoici à Buenos Aires. j’y suis plus serein, pas moins méfiant mais j’ai compris dans les grandes lignes comment tout cela fonctionne, je n’hésite pas à demander, je me balade en sachant où je vais. Je compte bien profiter de ses deux jours et trois soirées pour me poser et vivre Buenos Aires.

Ce retour n’est plus une réelle visite programmée de Buenos Aires mais une longue balade ponctuée d’anciennes et nouvelles rencontres. J’ai rencontré Pauline, une élève d’archi, dans le bus qui m’emmenait en centre ville. J’avais identifié qu’elle était française grâce à son sac Quechua [Seuls les Français ont ce type d’équipement]. Nos échanges sont vifs, intelligents et pleins de promesses de sympathie. Outre le fait improbable de se recroiser dans Buenos Aires par le plus grand des hasards, nous nous retrouvons pour boire un verre, manger et passer une soirée dans un salon de Tango. Outre le verre géant de vin blanc qui m’a mis au tas et m’a rendu loquace [P., Je m’excuse], nous sommes rendu au salon Canning. Une sorte de bal où des vieux, des moins vieux et même des jeunes habillés sur leur 31 viennent danser le Tango. La salle avait un charme suranné d’un autre temps. Ces messieurs avec leur chapeau en costume invitant à danser les dames ne portant que des talons hauts pour échanger quelques pas sur une musique lancinante et triste du Tango. J’avais l’impression d’être à une autre époque. De plus pas un touriste, pas superficiel, l’animateur qui lance le couple pro puis un vieux chanteur au milieu des habitués qui se saluent en faisant la bise. Une expérience unique accompagnée de nos commentaires sur le comment du pourquoi de la dance. [Non, nous n’avons pas dansé parce que j’étais super mal habillé et que je faisais tache d’huile, vu ma passion pour la dance…]. Le tango reste une danse avec un charme et une atmosphère particulière. Assez unique.

_DSC0992

Dans le même temps, une instagrameuse a pris contact avec moi pour faire une sortie photo sur Buenos Aires et m’a proposé la ville de Tigre à 30 minutes de train de la capitale. J’étais mort. Couché trop tard, levé trop tôt… Mon espagnol en pâti direct durant toute la journée. La découverte de Tigre et de mon hôte était sympathique  [bien que mon bâillement soit intense lui]. Vicky est comptable et amatrice de photos. La ville de Tigre est une ville de villégiature de riches Portenos. En effet, des maisons luxueuses longent de la rivière et sont seulement accessibles par bateaux. La maison d’un ancien président est même sous verre [littéralement]. Une découverte sympathique, des photos malgré un temps couvert et en bonne compagnie.

Puis, j’ai retrouvé mes amis de la Plata : Manuel et Lucia [sofi ne pouvant pas venir]. De longues retrouvailles pour discuter et se promener dans Belgrano et Palermo. Beaucoup de questions sur comment sont les français? comment se dit telle ou telle chose? Sur des débats philosophiques mais avec mon espagnol en bout de course et la fatigue accumulée autant dire que j’étais inaudible. Mais j’ai passé un bon moment avec des gens fabuleux et fantastiques. Surtout patient avec mon espagnol improbable.

_DSC0040

Au-dela des rencontres, j’ai décidé de découvrir et d’approfondir ma connaissance de Buenos Aires. Une promenade dans Puerto Madero, quartier neuf et modèle d’urbanisation de vieux quais. Un quartier sans charme et un peu vide où s’élève un improbable silo à grains dans son jus. Un détour par San Telmo pour manger un fallafel dans un bar de hyspter dont j’ai le secret. Le menu marqué au feutre sur le mur et mon repas pris dehors sur un banc. Le fallafel était fameux. Et enfin Palermo, le quartier où j’ai élu domicile. Un Airbnb de grande classe avec une déco à tomber. Puis le quartier avec ses multiples bars et restaurants. Libros del pasaje, une librairie café de toute beauté. Le Burger Joint, un des 30 meilleurs burger au monde, les murs couverts d’écritures, la serveuse beuglant ton prénom pour que tu viennes chercher ta pitance, des poster en Japonais de Bruce Lee ou James bond. Puis surtout une réputation qui tient la route car le burger était succulent, les frites maison pour un prix égal au Macdo. Puis aussi le Full City Coffee House, café excellent et des pains perdus pour accompagner un petit déj de l’enfer. Autre lieu agréable : La boulangerie Cocu. Nom improbable mais bien choisi [Une belle référence] et surtout des pâtisseries françaises succulentes [on parle de cet éclair Caramel… non on n’en parle pas].

_DSC1000

Bref, j’ai pris mon temps de redécouvrir Buenos Aires, de profiter de la ville et des gens. J’en garde un bon souvenir, excellent. Il faut maintenant préparer ma valise et prendre le chemin du retour. Mon long voyage de cinq semaines et demie prend fin aujourd’hui. Je dois emprunter le long chemin du retour.

Publicités

Sinon, tu peux laisser un commentaire.

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion / Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion / Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion / Changer )

Photo Google+

Vous commentez à l'aide de votre compte Google+. Déconnexion / Changer )

Connexion à %s