New York, Usa – Epilogue

Je ne pouvais pas conclure mon carnet de voyage sans passer prendre un café à Manhattan dans le quartier de Daredevil [si tu l’as tu es un champion]. Je profite de mon transfert pour faire un rapide détour dans la ville qui ne dort jamais. C’est le dernier billet concernant ce voyage. C’est un épilogue et une conclusion que je vous laisse découvrir.

Mais avant de réellement conclure ce voyage, il faut que je vous dise comment j’en suis arrivé à partir en Argentine. Une question que l’on m’a souvent posé durant mon voyage, surtout les argentins. Pourquoi ce choix ? Pour être honnête, ce n’est pas une destination qui m’a toqué un beau matin de cette année ou une passion que je nourris depuis toujours pour les paysages de l’Argentine.  C’est important de comprendre ce qui m’a conduit en Argentine car mes sentiments, mes impressions finales sur ce voyage sont si fortes que sans en connaitre le prélude, il est difficile d’épiloguer.

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L’Argentine est un vieux projet qui date d’une autre époque lointaine pour moi avec un contexte bien différent. C’était une autre vie. L’idée d’aller en Amérique du sud avait émergé à cette époque, il y a trois ou quatre ans. Le grand voyage bi-annuel hors d’Europe qui commençait à entrer dans une sorte de tradition et je réfléchisais à une nouvelle aventure, un nouveau continent : L’Amérique du Sud semblait une évidence à l’époque. Puis L. est revenue d’Argentine, elle chantait ses louanges et avec les informations que j’avais trouvé, cela me semblait une belle introduction à ce continent. Globalement plus sûr que ses voisins, un peu plus original que la traditionnel Pérou et proposant des choses variées dans un seul et même pays pour un road-trip avec sacs sur le dos, beaucoup de conditions étaient remplies. Surtout pour voir un peu loin plus tard chez les pays limitrophes.

Puis la vie reste la vie, changeante et imprévisible. Ma situation a totalement changé. Fin du couple, fin de pas mal de choses dont beaucoup à remettre à leur place. Cela a duré un certain temps et voyager n’était pas une priorité. Le voyage argentin a été mis complètement de coté, je devais parer à plus urgent. Mais il restait là dans un coin comme une relique d’un passé. Un objet que l’on garde car il n’est pas trop mal, on se dit qu’il servira un jour ou l’autre sans savoir quand mais il reste révolu et d’une autre époque. J’hésitais à le jeter de peur de le regretter. Alors je l’ai gardé dans un petit coin de ma tête au cas où. Même si son contexte fait partie des choses que j’ai progressivement oublié avec le temps, l’Argentine était toujours là, sans que j’en oublie vraiment l’origine, tapie dans l’ombre.

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Les années ont passé, l’Argentine était toujours là… Je me décidais enfin à repartir hors d’Europe. Cette fois-ci : seul, ne préférant pas attendre d’être deux ou de trouver un éventuel volontaire avec qui je me sentirais de partir longtemps. En 2015, j’avais vécu un road-trip de cinq semaines fantastique et je voulais repartir autant de temps. Je voulais faire un gros break encore une fois. Je hésitais avec une autre destination mais l’Argentine, ce vieux souvenir était toujours là. J’ai hésité, longtemps entre les deux.

Puis courant janvier, je me suis décidé, il fallait mettre fin au souvenir, m’approprier cette destination et en faire quelque chose d’unique. Un voyage que moi seul vivrait et qui m’appartiendrait. J’ai pris mes billets du 13 juillet au 23 aout, j’étais lancé. Puis le doute m’a envahi quasi directement. Ai-je bien fait? Est-ce une bonne destination? Avais-je réellement envie d’aller en Argentine? Pourquoi partir aussi longtemps? N’avais je pas fait une erreur? Des questions qui m’ont travaillé jusqu’à mon départ mais je ne pouvais plus faire marche arrière. J’ai donc plus ou moins préparé mon voyage. Je n’étais pas investi, pas à fond. J’étais content de partir mais avec le doute en fond.

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La veille du départ et même durant le voyage, je me demandais encore si j’avais bien fait. Si je n’allais pas regretter ce voyage. Puis je suis arrivé… Je n’étais pas rassuré [j’ai eu des échos si peu rassurants sur la sécurité mais avec du bon sens tu te rends comptes c’est comme partout], seul et pas super convaincu [Buenos Aires ne m’a pas séduit au premier regard]. J’avais peur que mes doutes deviennent réalité. Les premiers jours à Buenos Aires ressemblait à mon road-trip de l’an dernier. Je marchais seul toute la journée à visiter des lieux ou des musées mais sans le charme des pays de l’Est. Certains coins étaient chouettes, d’autres sans grands intérêts. La perspective de ce long voyage m’inquiétait.

Puis je suis parti dans la Pampa. J’ai rejoint Milèna, Gloria et leurs enfants. Tout à changer à ce moment précis. Les discussions, les repas, les échanges littéraires, sur l’argentine, faire des crêpes pour eux, ce sentiment d’appartenance, de contexte familial, cette impression de ne plus être un étranger perdu sur un continent lointain a disparu. Je me suis dit voilà mon meilleur souvenir, quelle expérience. Je ne savais pas encore que j’allais revivre régulièrement ce genre de moment durant cinq semaines. Je n’allais pas regretter d’avoir décidé de louer des chambres chez les gens.

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J’ai quitté la Pampa, remotivé. Les rencontres se sont enchainées. Un Français revenant de nouvelle Zélande avec qui j’ai sympathisé le temps de la traversée. Quand je suis arrivé en Uruguay, j’ai rencontré Ana qui m’a fait un accueil remarquable et Evelyn qui m’a fait découvrir Montevideo by night . Le Brésil avec Rulian, sa cox noire et le black métal. Julia à Posadas et ses box détox qu’elle préparait pour envoyer à ses clients. Les chutes d’Iguaçu avec ma rencontre avec un mexicain et deux brésiliens pour économiser un taxi qui s’est transformé en journée à 4. Salta et Maria qui m’a offert du Dulce de Leche. Ma rencontre avec Manuel, Sofi et Lucia à Tilcara sur un échange de sandwichs. Meryl et Leslie pour les retrouvailles à Mendoza après notre rencontre à Cafayaté et notre Marseillaise mémorable. Justin et Ludo à Valparaiso évoquant l’improbable village Icaunais de mon père. Ibra avec qui j’ai marché de nuit dans les rues de Santiago et sa maman avec qui je parlais tous les matins en dégustant sa confiture maison. Vicky pour la session photo à Tigre. Pauline et notre soirée Tango, voyage de la folie et badasserie. Agustina, mon uruguayenne donneuse de bons plans durant mon voyage, puis tous mes hôtes qui m’ont accueilli chez eux qui ont contribué par leurs discutions, conseils à rendre mon voyage meilleur, bien meilleur que ce j’aurai pu faire seul ou même à deux. Mais aussi toutes ces personnes que j’ai croisé, qui sont venus me parler, m’aider, me conseiller avec qui j’ai échangé quelques minutes, voire plus. Ils ont contribué à donner à ce voyage une incroyable aura et surtout me donner une expérience humaine fantastique.

Ce que je retiendrais de mon voyage, c’est cette expérience humaine hors norme. Les doutes, les inquiétudes sont loin tellement loin, aujourd’hui. Elles me semblent ridicules vu du haut de mes 40 jours de voyages. J’ai été ridicule, je ne le nierais pas. Ce voyage est devenu le mien et plus un souvenir égaré d’une époque révolue. Aujourd’hui, je pense que c’est grâce à tous les antécédents de ce voyage que j’ai pu avoir une expérience aussi unique et fabuleuse. Sans tous ces évènements, je n’aurais jamais vécu cette expérience. Car c’est mon passé qui en m’aidant à faire le choix de l’Argentine que j’ai pu vivre une telle aventure. Toutes ces rencontres rendent ce voyage unique.

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C’est pour cela que je voulais remercier toutes les personnes que j’ai croisé. Un Merci, Muchas gracias, Obrigado, thank you pour l’expérience, les échanges et le voyage. Un merci que je donne aussi à toutes les personnes et amies qui ont commenté et aimé mes photos, lu mon blog, écrit des petits messages durant mon périple, ainsi que celles avec qui j’ai régulièrement échangé en espagnol ou en français durant tout mon voyage. C’était cool car jamais je me suis senti seul. J’avais l’impression d’embarquer tous les copains avec moi. Maintenant je peux rassurer L. qui avait peur que cela ne me plaise pas : Ma chère, c’était fantastique et merci d’avoir correspondu avec moi durant le voyage [tu auras ton Dulce, tu l’as plus que mérité pour bien des raisons]. Aussi ma J., ma sauveuse quand j’ai oublié mon code de CB et qui s’est occupée de mon appart [merci mille fois]. Les #julienlejaloux et #cyrillerageux qui contribuent beaucoup à la team #Jalousie [et humour] au quotidien, et bien sur tous les autres que je ne cites pas. Il est temps de revenir en France après ce court prélude newyorkais.

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Encore merci pour l’expérience. J’ai pu forgé un souvenir inoubliable grâce à vous tous, vous n’avez fait que renforcer la maxime disant que c’est le voyage et non la destination qui compte. J’ai pu la mettre en application au quotidien.

Gracias. Muchas gracias.

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