Bologne, Italie–La Rossa

Novembre 2016, ma chère amie Léa me contacte : promotions de fou furieux sur Ryanair. on part ou part pas? Depuis le temps que nous voulons jouer les touristes ensemble, ni une ni deux, je dis banco. Après avoir fait les compromis de dates et de timing : ce sera Bologne. Un retour en Italie pour elle, une première fois pour moi, une découverte pour nous deux.

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Janvier 2017, Nous nous rejoignons à Paris pour partir dans cette ville du nord de l’Italie dont le seul nom évoque les spaghettis préférées des enfants. Nos différents moyens de transport s’enchainent à la perfection : Train, métro, co-voit, nous arrivons avec une marge non négligeable à l’aéroport de Beauvais.

Quelques heures plus tard, nous atterrissons dans un froid que je décrirais comme glacial. Nous y sommes pour un weekend, certes court mais ö combien dépaysant. Je fais connaissance avec l’Italie dont la première chose à savoir est la tranquillité des italiens à exécuter une tache, ‘’con calma’’ qu’ils disent. C’est donc transis de froid que nous attendons le chauffeur de bus qui fume sa clope. Bref 10 minutes plus tard, il décide de nous ouvrir et direction Bologne.

Cette première soirée est rapide, le bus avance de nuit, nous ne voyons rien de Bologne. Il nous dépose à la gare. Nous décidons de filer à pied jusqu’à notre Airbnb chez Alessandro. Entre attendre de nouveau dans le froid ou le braver pour arriver plus rapidement dans notre demeure, le choix est fait. Une coloc dans le vieux Bologne mais idéalement placé. Un quartier qui semble animé : des bars et des restos, cela est de bon augure. Nous n’aurons pas la chance d’échanger avec notre hôte, abattu par l’heure tardive, la fatigue, le voyage et le froid [qui nous accompagnera dans la nuit], nous filons dans notre chambre pour dormir et être d’attaque pour le lendemain.

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Bologne est une ville qui porte son histoire : des vieilles bâtisses, des églises, des rues étroites. L’histoire est à chaque coin de rue. La spécificité de Bologne est ses arcades. Les rues de la ville ne sont qu’un long défilement d’arcades quel que soit le lieu ou l’endroit dans lequel on se trouve. C’est sympathique pour se promener et découvrir la ville. Evidemment qui dit Italie dit église, et il y a partout, San Maria, San Francisco etc.. De l’extérieur, c’est assez austère mais l’intérieur est magnifique : un passage à Santa Maria Della Vita et sa statue Hurlante, l’intérieur de la cathédrale San Piedro ou admirer la vue de Bologne du haut de la basilique San Petronio est un pur plaisir.

Une autre spécificité de Bologne sont les tours dont les plus connues sont Le due Torri. Un ensemble de deux tours dominant la ville de Bologne, l’une s’élevant à plus de 90m et datant du 12ème siècle. L’autre est plus petite et surtout elles sont toutes les deux penchées. C’est un peu curieux, nous avons croisé des tours plus ou moins hautes dans toute la ville. D’après ce que j’ai lu, c’est une sorte de concours de la plus grosse tour au Moyen-âge entre les familles riches de Bologne [une petite frustration est aussi envisageable…].

Autre lieu hautement historique, l’université de Bologne, fondée au 11ème siècle, c’est juste la plus vieille fac d’Europe. Un super endroit où nos pas nous ont guidés vers une expo de Street art portant sur la France post attentat. Une intéressante lecture de notre pays. Notre balade nous a permis de nous frayer un chemin à travers les rues de Bologne avec un passage devant ces divers monuments. Un marché par-ci pour essayer un pull de Noel pour Léa [je ne remettrai pas ses gouts vestimentaires en question mais elle mérite d’être posée], une bibliothèque richement décorée par ci, un canal caché par-là, un détour par une rue, un passage obligé par la Piazza Maggiore, imposante dans sa couleur ocre, pour prendre des couleurs et admirer les bâtiments et les tours qui s’en échappent. Petite déception concernant la statue de Neptune, joyau de la place, en rénovation et donc invisible au public.

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La vie à Bologne est douce, pas trop de monde dans les rues, idéal pour se déplacer, un plaisir de se balader dans cette ville à taille humaine où la couleur ocre domine : le rouge, le jaune, l’orange font de cette ville un vrai plaisir pour les yeux.

Nous nous promenons, discutons en continu sur nos vies improbables [et je vous garantis qu’elles le sont]. Cette première approche de Bologne, la Savante est intéressante et une parfaite introduction à la vie italienne et sa culture. Mais Bologne n’est qu’une grande ville universitaire, berceau du savoir européen, nous ne sommes pas là juste pour admirer l’architecture. Bologne possède un autre surnom La grasse, la grosse en raison de sa tradition gastronomique. Nous avons décidé de voir si cette réputation était véridique.

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3 commentaires

  1. Ah l’Italie, ça a quand même du charme, il n’y a pas à dire. Je vais découvrir Naples en avril, j’espère que ce sera aussi bien!

  2. Je ne suis jamais allée en Italie, et ça me fait très envie ! Ca a l’air super joli Bologne, ces teintes ocres partout que c’est beau ! J’espère qu’il y aura rapidement un article foodporn… haha !

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