Bologne, Italie – La Grassa

J’étais prévenu la grosse spécialité italienne [à par la tchatche et parler avec ses mains] : c’est la bouffe, le café, les pâtes, cela tombe bien car Bologne porte un autre surnom : La grassa, la grosse parce que la bouffe est partout, tout le temps.

20170128_100447

Nous avons pris des cafés. J’ai testé les cafés italiens, mon dieu, autant vous dire que c’est du travail de professionnel, parfaitement dosé, ni trop chaud ni trop froid et quand le latte macchiatto ou le capuccino est à moins d’un 1,50€ la modération n’existe pas. Tu le dégustes avec plaisir.

D’ailleurs parmi tous ces cafés. Le Naama café qui a retenu mon attention. Un café pas du tout de tradition italienne mais un thé à la menthe marocain et un Cheesecake à la pistache, pas mal du tout. Pour le café italien, n’importe lequel fait l’affaire, ça défonce. Point. Tout ce que j’ai pu tester, peu importe l’enseigne était succulent. Une sorte de gêne du café.

Evidemment, je n’ai pas réchappé à la charcuterie et le fromage… Nous nous sommes arrêtés à Enoteca storica faccioli, un bar à vin plutôt classe [bien au delà de notre budget] mais un vin de qualité, des fromages succulents et un jambon cru divin parfait dans une rue avec d’autres lieux bien sympathiques. Evidemment comment ne pas évoquer le quartier du marché proche de la Piazza Maggiore : bouchers, charcutiers, fromagers, maraichers, les odeurs et les couleurs pleins les yeux, c’est un lieu merveilleux où la bonne bouffe règne en maitre, tout donne envie. L’idéal pour une pause gourmande est le marché couvert, Le mercato di Mezzo, un ensemble de petites échoppes de restauration où la saveur gustative domine avec des prix plus qu’abordables.

Pour conclure la première journée, nous avons été dans un vrai restaurant italien, proche de notre Airbnb, rempli à ras bord d’Italiens, étudiants ou professionnels, loin du centre et de l’attrait touristique : Il Cantinone. J’ai pu enfin y goûter des tagliatelles à la bolognaise [ragù alla bolognese en italien], c’était divin. Je ne vous parle même pas du dessert avec la Mascarpone onctueuse de la mort [genre imbattable d’après le patron]. Effectivement gustativement parlant, j’étais sur une autre planète.

20170128_122612

Autre excellente adresse plus proche du centre et de la place principale : le Cocoa Bar Bistrot, Un resto artiste, bobo hipster avec un tarif défiant toute concurrence [9€ le menu : Pasta, planche de charcut’fromage, café, boisson]. Outre les lieux sympas, bien blindés d’Italiens, le patron a été des plus commerçants. En fin de repas, les serveurs nous ont demandé si nous pouvions nous déplacer (on était à une table de 4 et nous n’étions que deux), on se dit Ok [nous français mais nous pas être de gros connards #sauverlaréputationdelafrance], et nous nous installons à la table que l’on nous indique. A peine assis, un serveur nous reprend de volée pour nous dire de bouger. Léa met le mode Italien LV3 vénère, thug de rue et le gars part se renseigner puis revient, s’excuse, et nous demande de prendre notre temps, genre le respect est total. Après cet incident qui n’en est pas un, seconde surprise la note : 15€ pour deux et le dérangement. GESTE COMMERCIAL de la mort! Vu que le repas était bon que demander de plus, nous concluons notre séjour à Bologne au niveau gastro là-dessus, c’est clairement pouce vert, 5 étoiles sur Trip Advisor.

Nous n’avons pas fait que manger, ni nous balader, nous avons pu sortir boire un verre et vu que notre rue était du genre supra bien placée à ce niveau, nous avons pu tester deux bars et nous fondre dans la masse : Un premier bar dans une ambiance bien cool où j’ai testé l’Apéritivo et le Spritz. Le premier c’est tout simplement un buffet illimité pour un tarif modique pour accompagner ton verre [à 2€ c’est gavage de chips]. Le second, c’est la référence en termes de cocktail italien composé de vin blanc, de Campari ou Apérol et d’eaux gazeuse. Petit cocktail qui se boit bien [Même très bien], ce fut d’ailleurs le cocktail de la soirée.

20170129_140104

Le second bar fut plus joyeux, le Barazzo proposait deux ambiances: tu as le chauffage et c’est 5€ ou tu te les pèles et c’est 3,5€. Nous avons eu froid avec une chaude ambiance. Assis à siroter nos Spritz, nous avons pu inventer mille histoires sur toutes les personnes qui nous faisaient face, de près ou de loin dans ce bar. Nous espérions [secrètement] que le niveau de français des italiens était très bas… enfin jusqu’à ce que notre voisine Romaine s’adresse à nous en français… ce qui a permis d’entamer la discussion [et de transpirer à grosses gouttes].

Puis ce fut le retour, visite, balade, bons restaurants, excellents cafés. Notre séjour fut parfait. Le dimanche à 14h30 nous quittons notre Airbnb, satisfaits. Nous avançons le cœur un peu lourd de partir pour Paris. Arrivés à la gare pour prendre le Bus, nous nous apercevons qu’il est 15h et que nous décollons à 15h45…Mazette… Nous demandons au chauffeur de bus le temps qu’il y a entre la gare de Bologne et son aéroport, et là ce sont des sueurs froides : 25 minutes… oulalalala ça va être tendu du slip…. Ce n’est pas sans tension et insultes mentales que nous traversons la ville, où le moindre feu rouge n’est que du temps perdu, le moindre arrêt une haine sans nom contre la personne qui monte ou descend… Au bout de 20 minutes, l’aéroport en vue, il est 15h25… Nous nous levons et nous prenons place devant les portes, les valises et sacs dans les bras, prêt à bondir hors du bus.

Le bus s’arrête et les portes s’ouvrent. Nous lançons le sprint comme si nos vies dépendaient. Notre entrée dans l’aéroport est fracassante, nous zappons l’escalator et passons par les escaliers, premier stop la validation des tickets, nous validons expliquons la situation, nous passons dans une file spéciale, nous dégageons tout le monde, nous passons en deux secondes le contrôle de nos cartes d’identités et billets. Nous balançons nos bagages dans le contrôle de douane et nous les arrachons de la machine de l’autre côté. Nous traçons vers la porte numéro trois en hurlant aux gens de s’écarter comme si un Balrog était à notre poursuite. Nous arrivons à la porte d’embarquement, c’est ok. Nous validons nos tickets, nous prenons le bus de transfert. Les portes se ferment, il est 15h35. Nous avons mis 10 minutes à passer tous les contrôles et traverser l’aéroport. La pression se relâchant un fou rire nous prend devant le devoir accompli et le fait que nous aurons notre avion. Un retour fracassant mais ô combien jouissif.

_DSC0102

Ce séjour à Bologne fut court mais idéal. Nous avons bien profité de notre journée et demie mais Bologne reste une petite ville, nous n’avons pas fait de musées mais pris l’air, profiter de l’Italie, de sa bonne table et son ambiance. C’est honnêtement une bonne destination et pour le prix, c’est parfait. Pour ma première fois en Italie, je suis ravi, l’histoire, la culture, la gastronomie sont un véritable plaisir qui demande que je m’y attarde plus.

Vivement le prochain voyage en Italie, non vedo l’ora !

Publicités

2 commentaires

  1. Et les pizzas dans tout ça?!
    En tout cas tu me mets l’eau à la bouche là. Ahhh la gastronomie italienne, un pur bonheur!

Sinon, tu peux laisser un commentaire.

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion / Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion / Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion / Changer )

Photo Google+

Vous commentez à l'aide de votre compte Google+. Déconnexion / Changer )

Connexion à %s