La conquête du mois de juin

C’est le dernier mois de l’année dans mon travail. Le glas de l’année scolaire. Pour moi qui  suit au lycée, cela signifie le bac, de voir des lycéens devenir des étudiants et d’autres le rester, c’est aussi un mois de rush où l’on cherche à finaliser 9 mois de travail et d’investissement avec les élèves. Effectivement les mauvaises langues diront qu’on en branle pas une durant ce mois [comme toute l’année selon leur dire] mais c’est surtout un mois où l’on met fin à dix mois de travail et d’investissement avec les élèves que l’on nous a confié.

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C’est un mois un peu bizarre qui commence avec un gros gros rush. où tout est gérer dans l’urgence, où les missions s’accumulent mais que tout doit arriver à son terme et par tous les moyens. Il n’y pas le choix. Clairement à la fin du premier tiers du mois, l’année scolaire doit être finie pour les terminales et les premières.

Cela signifie qu’en l’espace de dix jours : les bulletins doivent être complétés ainsi que les livrets scolaires. Afin de compléter ces documents, je fais un dernier devoir, des dernières notations tout en essayant de conserver la classe au garde à vous et toujours entrain au travail. Chose qui est difficile à mener quand les élèves perçoivent que dans 10 jours ou moins, ils n’auront plus de compte à rendre à personne.

Puis évidemment au delà de toutes ces obligations administratives, il faut finir achever le programme, préparer des révisions, faires des oraux blancs, revoir des sujets, répondre à l’urgence des Terminales qui réalisent que dans 10 jours ils passent le bac. Il est important d’être là pour chaque élève afin qu’il soit rassuré, préparé ou du moins confiant dans les 15 prochains jours. Puis les premières épreuves de bac tombent, des commissions pour des oraux anticipés ou autres. Je dois quitter le lycée, lâcher les heures pour remplir aux obligations de l’examen.

Bref dix jours de rush avant les conseils de classe qui concluent définitivement l’année et qui m’entraine dans une drôle de période d’un mois. Drôle période car c’est de l’attente, plus de travail sauf quand je suis appelé à le faire. Des heures au lycée qu’il faut assurer en se demandant si nous auront des élèves [ce qui est généralement pas le cas]. Une période où je surveille le bac, je répond à des problèmes d’orientation, où j’attends la prochaine journée de travail car le travail à la maison n’existe plus de fait de la libéralisation des élèves. Durant cette période seule le bac compte : correction, surveillance, commission, oral, résultats, rattrapages. Je ne vis et je ne suis organisé que par rapport à cette épreuve qui conclue la scolarité des élèves.

Alors quand les derniers élèves quittent le lycée et que les cours sont définitivement stoppés, je glisse dans une période de stop and go. Entrecoupé d’épreuves, de surveillance, de correction mais avec beaucoup de rien et pas mal de tout, jusqu’au premier tiers de juillet. Quand les résultats du bac sont définitifs, nos futurs états de services rendus ou prévisionnels, nos lycéens devenus étudiants.

Toute cette machine se stoppe d’un coup. Pour mieux repartir un mois et demi plus tard dans les mêmes conditions avec des élèves tous neufs, de nouvelles difficultés et de nouveaux challenges. Dans le métier d’enseignant, tel Sisyphe, je m’attelle à ma tâche indéfiniment. D’année en année.

Bonus vidéo :

Crédit Montage et Vidéo : Mon double maléfique

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