Mois: novembre 2017

Démission

Triste constant, on démissionne de plus en plus de l’Education Nationale. Il n’y a rien d’alarmant, ce ne sont pas des dizaines de professeurs qui quittent les rangs de notre grande communauté. Mais le nombre de candidats n’est déjà pas mirobolant dans certaines sections et ceux qui passent le concours se découragent plus vite après une année d’activités.

tamponeducationnationale

Evidemment notre ministère minimise ce phénomène qui est loin d’être nouveau. C’est juste que le taux de départs augmente [doucement mais surement]. Mais comme le disent nos ministres successifs rien d’affolant. Tout va bien, c’est normal que des gens qui ont bac +5, passer un concours, font des stages d’immersion quitte leur poste au bout d’un an. Moui Moui…. [pas l’actrice]

D’après moi, il y d’autres raisons : “oulalal ce n’est pas ce que je voulais faire.” De vraies raisons et qui commencent dés le concours et les conditions pour accéder aux métiers d’enseignant. Il y a quelque années, ce bon vieux Luc C. [le pire ministre qu’on est eu] a décidé de faire passer le niveau du concours de Bac + 3 à Bac +5 avec une petite revalorisation salariale parce que bon c’est des bacs + 5 quand même…

Mais par rapport au marché du travail…. Comme dit L.O.L. C’est complètement ridicule, de plus cette mesure a eu plus comme effet de décourager les gens qui se voyaient obliger de valider un bac+5 pour tenter de devenir enseignant. Effectivement passer un bac + 5 et accepté tout au long de sa carrière de ne pas approcher de près les paies ou l’évolution liée à l’expérience qui découle de ce niveau d’étude.  Forcement cela allait poser quelque problèmes. Comme prévu, le nombre de candidat a chuté, voir il manque carrément des candidats pour certaines filières…. On applaudi bien fort la réforme de merde. Qui depuis a subit des arrangements plus ou moins importants pour faire style c’est toujours bac +5 [mais pas vraiment, bah il faut embaucher]. Il aurait été plus simple de passer le concours à bac+3 et de faire une validation d’acquis avec un suivi durant deux ans pour valider un bac +5 [astuce]

Mais nos chers jeunes collègues quittent le métier après le concours, après avoir rencontrer la difficulté qui sont les conditions de travail. Comme je le dis souvent venir juste pour les congés c’est le plus mauvais plan de la terre car entre chaque vacances, nous avons les élèves et en général ca dure plus longtemps que les vacances [Team Rageux à vous : vacances de prof, vous êtes chaud, je le sais]. Ce qui pousse bien évidemment à la reconversion, c’est de  supporter 30/35 ados en pleine croissance sans réel suivi, sans réel soutien. C’est dur, pas facile et parfois décourageant.

Ce n’est pas les ESPE qui vont sauver la face de notre jeune bleu parti au front [ESPE? le nouveau nom de L’iUFM, il est tel le phénix, il renait toujours de ces cendres] car l’enseignant est souvent seul face à la classe. Il n’est pas facile de se confier sur ses difficultés, accepter l’échec ou gérer avec aisance une classe. Surtout quand d’autres y arrivent. il y a ce découragement qui nait et qui ne donne pas envie de s’investir pour des ados qui peuvent sembler ingrats [je rassure tout le monde c’est le cas parfois mais de temps en temps c’est l’inverse et juste pour ces moment c’est cool].

Mais évidemment l’enseignant n’est pas là que pour préparer des cours. Il est loin ce temps. Les taches administratives, les nouvelles missions qui s’entassent et se rajoutent au statuts sont des situations décourageantes. J’ai été remplaçant et j’ai eu de la chance dans mes remplacements car le seul que j’ai qui était hors de mes compétences ou capacités a été une épreuve. Donc le subir plusieurs années ou une année complète donne juste envie d’en finir avec ce métier. D

Un métier passionnant, d’investissement où il ne faut pas compter ses heures, accepter que  ca va pas être facile tous les jours, que des fois c’est cool, qu’ils sont chiants mais il faut accepter en contrepartie d’un salaire pas forcement emballant, des mutations loin de chez nous, dans des zones éloignés, désœuvrés, rencontrer tout types de populations bref affronter des difficultés ou parfois notre hiérarchie ne nous aide pas ou ne nous soutient pas toujours. Ce qui peut faire penser qu’il y a mieux ailleurs.

Dans mon parcours, j’ai eu beaucoup de chances : une passion pour le métier et une vraie envie d’en faire mon métier, des bons établissements, des directions cools et franchement, je ne peux pas me plaindre de mes proviseurs ou de mes proviseurs adjoints, la mise en place de projets sportifs qui me plaisent. J’ai eu de la chance, beaucoup dans mon travail. C’est tant mieux.

Mais je pense que pour intégrer les nouveaux, pour inciter les vocations, il y a beaucoup à faire comme tenter de stabiliser le métier et ne pas tout remettre à plat à chaque nouveau gouvernement. Encourager et soutenir les jeunes profs, les suivre et éviter les cours à la noix comme suivre un cours pour faire des pêches Melba quand tu es prof d’économie-gestion [true storie].

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La routine tue (ou pas)

“Alors moi, je déteste la routine”, “ah non je ne veux pas qu’on tombe dans la routine” ou “si la routine s’installe je le/la quitte”

Cela vous dit quelque chose? Normal, nous l’avons déjà tous entendus, voire vous le pensez ou pire vous l’avez déjà dit… Et malheureusement, moi aussi, je l’ai entendu quelques fois. En tout cas , cette phrase semble dans la bouche de ceux qui l’invoquent comme le pire truc de l’univers dans la vie d’un couple. 

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Quand on y réfléchit un peu, vous êtes sérieux quand vous dites ça? Revenons à ce terme : la routine. C’est censé être rassurant la routine, on sait où on va, ce que l’on fait et pourquoi on le fait. Mais c’est classé n°1 dans les peurs du couple. C’est genre : la prophétie de la fin de toutes choses. Des fois, ça m’a l’air tellement grave dès le moment où la routine est là, des gens meurent dans la rue ou le pire démon des ténèbres est de retour sur terre [Vous choisissez votre camp].

Puis apparemment quand on  n’a pas trop d’arguments pour rompre, ça le fait bien aussi [même si c’est bien pourri et pas toujours vrai]. C’est assez facile, en même temps, on n’a pas à se justifier sur ce qui va ou pas [ou dire que l’on voit ailleurs si l’herbe est plus verte]. On accuse le quotidien, on sous-entend un peu que l’autre est chiant : une sorte de panneau géant : “avec toi, je me fais chier”. Alalalal la routine, c’est si sale.

En même temps quand on me parle de routine : j’imagine deux personnes qui ne font rien ou alors exactement la même chose tous les jours, toutes les semaines, tout le temps. Limite ton emploi du temps de 2nd2 où tu poses la question : Est ce qu’à 16h, j’ai SES ou maths et dans quelle salle? Du coup quand on me dit : “Ah non pas de Routine” J’imagines que je vais devoir organiser des activités de ouf tous les jours mais de façon ultra variées sinon on risque de me larguer pour cause de routine.

Comment ça? Ce n’est pas de ça dont il s’agit, me direz vous!!

Ah oui? Parce qu’au fond c’est quoi la ROUTINE? Sérieusement qu’est ce que ca veut dire? Parce que quand on me dit ça, j’ai du mal à concevoir c’est quoi l’attente derrière. Doit on se coller la pression pour trouver des trucs ouf [même au lit, au bout d’un moment on revient un peu sur la même chose, ou alors tu t’appelles Christian Grey]. De plus, J’ai du mal à croire que deux personnes qui vivent sous le même toit, vivent exactement la même chose tous les jours [sinon vous êtes dans un jour sans fin]. Puis si c’était vraiment le cas, c’est la faute de qui au final? Au mec? à la fille? au couple?

Au fond, n’est elle pas normale la routine? Au bout d’un moment, on va refaire des choses que l’on a déjà fait, vous vous poserez juste pour être au calme. Certaines fois, effectivement votre vie ne sera pas des plus excitantes. Je pense que la routine, elle est partout, tout le temps, elle existe. Il faut juste qu’elle ne devienne pas insupportable, il faut savoir la dompter et la rompre pour ne pas tomber dans l’ennui. Evidemment ceux qui me disent : non parce que le weekend je pars me prendre une grosse murge parce que woohou et la semaine non…. Bah ouais mais c’est ta routine, mec! Ta routine du samedi soir je prends ma murge.

Tout le monde se lève, va au taf, se couche, boit, baise, mange, on suit tous des routines. elle sont seulement plus ou moins chiantes. Parce que concrètement vous espérer quoi. Que quelqu’un va arriver chez vous le lundi matin, vous laner : “Allé chéri, on part à Bora Bora tout de suite!!” Alors, honnêtement, si ça vous arrive : soit votre partenaire n’a pas de travail, soit il est blindé de thune. On a tous des activités, des rendez vous réguliers, des choses qui ne sont pas drôle mais qu’on doit faire et qui passe, bah oui, avant vous. Puis parfois, on est seulement fatigué, on va alors se diriger vers du sur, du concret, du rassurant car on ne peut pas toujours être au taquet, proposer des trucs ouf malade. Il y a toujours une routine, il faut juste la pimenter, s’ouvrir, proposer et avoir envie de faire des choses ensembles. Egayer votre quotidien, votre routine, votre vie.

En fait, je pense que ce que vous appeler routine, c’est de l’ennui. Ce que je veux dire c’est que vous ne vous amusez plus avez votre conjoint et tout devient chiant de ce fait. Ce n’est pas facile à se dire, je m’ennuie avec mon mec, avec ma meuf, je ne m’amuse plus avec lui et le pire c’est que vous n’avez rien à reprocher à cette personne. Mais il faut un bouc-émissaire, alors on colle ca sur le train train ordinaire. Non parce que rassurez vous quand vous l’aurez quitter, il n’y a pas une nouvelle activité qui va se déclarer chaque soir dans votre salon. Vous allez juste prendre des habitudes [une routine quoi la bonne blague] de célibataire.

Alors dire que vous ne voulez pas de routine c’est un peu un argument ultra bidon. Dire que vous voulez quelqu’un avec qui passer du temps et que ce soit cool, c’est plus juste. Mais ca ne porte pas de nom, c’est juste des affinités, ca se fait comme ca.

En fait pour moi c’est juste un problème de communication, de gens qui n’expriment pas ce qu’il veulent et n’écoutent pas leur partenaire. Quand on me dit que c’est plan-plan c’est qu’au final on n’accepte et que l’on subit. Personne n’est médium, certains ne pensent pas être dans la routine [enfin je m’imagine mal dire “je vais exactement comme hier”]. Tout n‘est qu’une question de perceptions, de points de vue. Quand on attend de sortir de la routine et bien comme vous le dites : vous attendez et personne n’entends ce que vous pensez.

C’est pour cela que je n’y crois pas à l’excuse de la routine. Qu’on se lasse : oui, qu’on a envie d’autre chose : oui, mais ce n’est pas la faute de la routine de votre couple, c’est votre couple qui ne va pas bien, il est juste temps d’accepter que c’est vous qui n’est pas à votre place sans accuser l’autre ou une quelconque histoire de quotidien.

Choses Etranges 2

J’avais fortement envie de vous parler de Stranger Things, la fameuse série de Netflix. Je suis tombé sous le charme de cette madeleine de Proust eighties l’année dernière. Au début, J’avoue que j’étais moyen chaud, les retours presse étaient en mode “ caninventerienohlala” mais poussé par quelques bonnes âmes du genre “mate c’est la kiffance”. Je me suis lancé et ce fut bon mais bon. Bref clairement une des meilleures séries que j’ai pu voir à bien des plans [dixit le mec qui à mater 10 séries dans sa vie]. J’attendais avec impatience mais non sans crainte la saison 2.

Stranger-Things-Saison-2

Clairement, je n’ai pas été déçu, aussi bonne que la première peut être meilleure car elle est dans la parfaite continuité de celle-ci. La saison 2 complète la saison 1 sans la dénaturer. Malgré le plaisir que j’ai eu à la regarder, certains éléments de la série m’ont un peu déçu [rien de grave, rassurez vous].

A  partir de maintenant, je vais spoiler comme un porc [#balancetesspoilers] afin de vous parler de cette fabuleuse série. Ce qui veut dire que si tu n’as pas vu la saison 1 et 2, arrête toi là. Si tu n’en a rien à faire, tu peux lire et si tu as tout vu, c’est parfait, nous pourrons en parler dans les commentaires.

Je ne vous fais pas l’affront d’un résumé de la saison 1, n’importe qui le fera mieux que moi mais surtout matez-là, ca sera mieux [Genre Anahaddict qui te parle aussi de la saison 2]. On avait quitté Hawkins avec la disparition d’Eleven et quelques indices qui nous disait plus ou moins clairement que le monde à l’envers n’avait pas fini de faire parler de lui. Cette saison 2 démarre un an après tous ces évènements. Premier point positif, la saison 2 n’oublie pas les bases de son univers et les sublime. En termes d’histoire, j’ai été happé par cette histoire teenagers-horrifiques parfaitement menée. Il n’y aucun décalage et le tout s’enchaine parfaitement. Autre gros bon point les personnages.

Ce que j’ai apprécié c’est que tous les anciens personnages ont été traité sans en oublier. D’ailleurs, la saison 2 laisse la place un peu plus à ceux qui étaient un peu en retrait dans la saison 1. La maman de Will, Jim Hopper [même si dans cette saison, son ex femme est totalement absente], Mike avaient été particulièrement mis en avant dans la première saison. Je trouve que même s’ils sont toujours les personnages principaux, ils sont parfois mis en retrait au bénéfice des autres personnages : Dustin, Lucas, Steve, Nancy et Jonathan. Ces personnages ont leur arcs et sont bien développés dans cette saison 2. Ils se retrouvent à hauteur des personnages principaux. Je trouve ça hyper cool. Par exemple, le personnage de Steve évolue de façon intéressante entre les deux saisons sans renier ce qu’il est au départ. Cela rend le personnage attachant et franchement cool. Bravo aux scénaristes à ce niveau, la base de la série s’étoffe en bien, je trouve.

Puis qui dit saison 2, dit nouveaux personnages. Je suis un peu plus mitigé pour les nouveaux personnages importants de la série. Le personnage de Bob est vraiment bien. Ce vieux geek avant l’heure, gentil, héroïque quand il faut et dépassé par les évènements, est vraiment bon. Ce personnage apporte un plus et prouve son utilité dans cette saison.

Le personnage de Max aussi est un vrai plus. La fille Geek, garçon manqué, la fonceuse apporte de la fraicheur dans la série et aussi au groupe face aux évènements. Par contre l’atmosphère autour de son arrivée à Hawkins avec son Frère Billy est un peu plus décevante. Autant le personnage de Billy est pas mal, cet espèce de male Alpha avec son mulet est merveilleux. Ce qui m’a déçu c’est plus le mystère qui entourant leur comportement et leur façon d’être vis à vis des autres personnages en particulier celui de Billy. Quand on a apprend que son père est dur avec lui et qu’il le fait payer à sa demi-sœur. C’est un peu décevant. Alors pourquoi pas mais le voile de mystère est au final de trop. Nous sommes dans une série dans un délire SF fantastique 80, je m’attendais à un truc plus ouf [je m’attendais à des espions russes, des gamins en fuites bref un truc qui appuyait  le comportement de Billy. Finalement c’est juste un gros con]. La chute de cet arc m’a un poil déçu. J’attend de voir ce qu’ils vont en faire dans la saison suivante.

Mais le gros point noir de cette saison, c’est la sœur d’Eleven. Dans la courte intro du premier épisode, on découvre de nouveaux personnages et surtout que d’autres enfants comme Eleven existent. Choc, surprises, impatience, bref qu’est ce que c’est que ce bordel!! La bave au lèvres, je voulais en savoir plus!! Et bien que dalle durant 6 épisodes : pas une référence, un rappel ou quoi que ce soit sur cette intro. Je m’attendais à les voir débarquer à Hawkins… rien. Jusqu’a l’épisode 7… Pour ne plus en parler du tout dans les épisodes suivants. Du coup mais pourquoi?

L’épisode 6 nous laissant dans un suspense de dingo, j’ai regardé le 7 en mode “bon alors là qu’est ce qui se passe à Hawkins, allez la!!” Pour en fait voir la suite dans l’épisode 8. Cet épisode 7 est une sorte d’aparté, le fameux syndrome de “Pendant ce temps à Santa Cruz au Mexique” [syndrome mis en avant par les Nuls] si cher à The Walking Dead. Bref cet épisode nous sort d’Hawkins pour à peine en découvrir plus sur Eight, apprendre un peu à Eleven à mieux se servir de ces pouvoirs [et encore le coup de colère, n’importe quoi aurait pu lui permettre de s’en rendre compte] pour au final qu’Eleven retourne à Hawkins car c’est la que sont ses amis…. What??? la seule info intéressante est que peut être “Papa” d’Eleven, le scientifique de la saison 1 serait encore vivant… Voila c’est tout. Bref cet épisode ne nous apprend pas grand chose sur l’intrigue principale, ni sur Eleven au final et à peine sur Eight. Bref j’en suis sorti en mode mais on s’en fout!!. Et comme le disait un de mes contacts parfait pour une saison 3. Effectivement l’intro de la saison 2 aurait été parfait comme fin du dernier épisode de la saison 2. Un parfait twist final pour nous appâté pour la suite. Clairement la série se tient sans ce fameux épisode et cette introduction. C’est bien dommage. On était à deux doigts de la saison parfaite. D’ailleurs le développement D’Eleven est intéressant, nous dévoilant un peu plus de choses sur elle et son jeu est parfait.

Voila pour mon avis sur cette fameuse saison 2. Je n’ai rien à rajouter à par vous dire vivement la saison 3. La réalisation et l’écriture sont est bonnes et ce coté année 80 toujours en toile de fond avec des petits rappels sympa [musicalement et filmographiquement] fait bien plaisir. J’attends vos retours.

Partir 4 jours à Porto : Combien ?quand? comment?

20171025_172331Je suis parti quatre jours à Porto malgré des aventures rocambolesques pour y arriver. J’ai pu profiter de la ville et revenir sans encombre. Partir au Portugal pour un budget français n’est jamais très cher. La vie est douce et accessible. Porto est une ville touristique donc plutôt bien foutu pour des séjours courts. L’installation de Ryanair à faire exploser le tourisme de masse sur la ville. Les prix sont plus élèves que dans le reste du Portugal de l’avis des Portugais. De plus des propriétaires profitent de ce tourisme pour faire un centre ville Airbnb qui casse un peu le charme de la ville de Porto. Mais si on s’éloigne du centre ville, de la Ribiera, on retrouve le Portugal que l’on aime.

C’est bien beau tout ce discours sur le tourisme de masse mais bon moi, je veux aller à Porto, je fais comment?

Partir à Porto n’est pas bien compliqué. L’avion est l’option la plus rapide. A deux heures de vol à peine de Paris, c’est même une belle option. Le seul soucis reste le départ de Beauvais ou Charleroi pour les rémois. Le meilleur plan reste un départ de Charles de Gaule. Sa facilité d’accès de Reims surpasse toutes les autres options. Il est intéressant de comparer le coût pour se rendre à Beauvais et de prendre un vol plus cher de Roissy. Je vous dis ça car mon budget a été impacté par des faux frais : le train, la nuit à Paris, les blablacar supplémentaires. Ma voiture m’ayant lâchée la veille, c’était un vrai problème et un surcout dans le budget. Alors s’il y a un le moindre soucis, bonjour tristesse dans le portefeuille. La preuve pour mon aller/retour :

  • Le cout avec ma voiture individuelle et le parking : 60€ (possibilité de le réduire si vous faites chauffeur blablacar et que vous avez quelques passagers)

ou

  • Le cout Train, Blabla et Hôtel : 110€ (c’est plein pot)

Ok mais là, tu me parles juste de comment me rendre à l’aéroport….

Pour le vol, selon la période c’est du simple au triple. Durant les ponts du mois de Mai, les vols A/R étaient autour de 250€. Par contre durant les vacances de Toussaint hors pont, c’était 71€, j’avoue que je suis dans les bons prix pour un vol à deux heures malgré la cote d’amour de la ville.

  • Le vol : 71€

Pour se loger?

20171028_092758Devinez??? J’ai encore pris un Airbnb. Je n’ai pas choisi de m’installer en centre-ville. Je recherchais une alternative cool, calme avec un bon esprit. Je l’ai trouvé chez Faustina. Une grande maison avec plusieurs chambres entretenues d’une main de maitre le tout dans une ambiance cool, hippie artiste que j’apprécie. Pour un prix des plus corrects et surtout un emplacement qui permet de se promener à pieds partout dans Porto.

  • Les nuits : 93€ pour 4 nuits soit 23€ la nuit.

Du coup, tu me proposes de partir quand?

J’avoue que l’automne est une superbe option. J’éviter la chaleur écrasante de l’été et je profite d’un temps clément avec un super soleil. Mon séjour tourne autour d’une moyenne de 23/25 degrés et des journées ensoleillées. Tellement que j’ai du investir d’urgence dans des lunettes de soleils [20€ vu ma capacité à les perdre aussi vite]. C’est vraiment un plaisir de profiter des terrasses, des rues sous le soleil du sud de l’Europe.

Pour manger alors, tu as craqué ou pas?

20171025_140007Mais tellement, tellement… Les restaurants, les épiceries, les cafés sont partout et à tous les prix. J’avoue que je me suis fait plaisir. Je n’avais pas fixé de budget précis contrairement à mes longs périples. Avec comme seul contrainte un estomac qui ne peut pas trop stocké, J’ai eu un budget journalier de 42€ par jour. Je vous parle petit dej, déjeuner, collation verre de vin etc… tout compris. Ce n’est pas du tout excessif.

D’ailleurs j’ai pris de bon petits dej, plus proche du brunch car je finissais mon entrainement tard et je n’étais prêt que vers 11h. Le brunch moyen tourne autour de 10/12€. Mon dej était forcement léger parsemé de grignotage [parce qu’on veut tout goûter]. Je tournais autour du 10/12€ aussi. Seul le soir, je tentais de bons restos avec du vin de Porto [non mais parce que si c’est pour boire du Champagne aller vous enfermer chez Pommery] mais malgré mes efforts, je tourne d’un budget à 15€, le repas.

  • Budget “Se nourrir” pour 4 jours : 170€ soit 42€ par jour.

Qu’est ce qu’on te propose à manger?

Je ne suis pas très fan de poisson. Mais si vous aimer les grillades de poisson, Porto est fait pour vous. Mais par contre le truc à tester est la Francesinha, un méga gros monsieur qui fera exploser votre taux de gras. Mais succulent. Tous les cafés de Porto le proposent mais le plus fameux est celui de Santiago.

Evidemment si vous êtes là, c’est pour boire du Porto en dégustant des tapas. Le fromage portugais et la charcuterie sont trop bons [Pas désolé pour l’écriture non inclusive]. C’est un vraiment un plaisir à déguster le long du Douro en soirée, vous enchainez les combos de bonheur.

Dans l’ensemble, on trouve de tout à Porto, je n’ai pas fait de petits déjeuners portugais mais les offres des petits cafés étaient fantastiquement bonnes pour ne pas se laisser tenter par autre choses.

Bon sinon a part manger, tu as vu des choses intéressantes?

20171025_180314Je me suis beaucoup baladé dans les rues de Porto et ca c’est entièrement gratuit. Mais c’est un plaisir car la ville est un musée à ciel ouvert. Evidemment il y a des choses à voir et à faire. Les plus chers sont une visite de cave de Porto que je n’ai pas ultra kiffé. Avec mon audioguide sans fin, c’était longuet seule la dégustation de deux Porto a sauvé la visite. Le second lieu le plus cher est le palais de la Bourse [palacio da Bolsa] mais par contre la visite en français et pour toute personne qui s’intéresse à l’histoire reste intéressante. Puis architecturalement parlant c’est assez fou.

Sinon l’ensemble des visites tourne autour de 4/5€ euro ou c’est gratuit tout simplement [comme la libraire Lello par exemple, c’est 4€ avec une réduction sur un livre]. Seul, le musée d’art contemporain a échappé à ma visite. Il était loin de mes ballades et je n’ai pas eu le temps. Peut être la prochaine fois.

Enfin le tour que je recommande par dessus tout est le Worst Tour de Porto. Organisé par des architectes. Il propose une visite originale de Porto et si vous n’avez pas peur de marcher et de sortir des sentiers battus, vous avec 4h de découverte loin des lieux touristiques [Visites en anglais mais possible en français]

  • Mon budget visite : 45€

Alors pour conclure, on y va ou pas?

Je recommande fortement le voyage. Le Portugal est un pays fantastique offrant beaucoup de choses sur le plan historique mais aussi sur le point de vue gastronomique. Les plaisirs de la bouche sont sollicités et j’ai eu envie de gouter pleins de choses. Porto est vraiment une chouette destination pour 3 ou 4 jours.

  • Budget total avec tous les aléas à la noix : 520€ pour 4 jours A/R [donc possibilité de le baisser facilement]

Porto est une ville à taille humaine où il fait bon de se promener et adapter aux petites bourses. Il faut y aller avec plaisir.

Poursuite d’études

Branle bas de combat à l’Education Nationale, suite à un été calamiteux en terme de places dans les universités, de sections universitaires en sur-tension [STAPS, Psycho et droit], des étudiants sans établissements et surtout l’échec de lycéens dans des filières choisies ou par défaut. Le système d’orientation des terminales a été remis en question.   Alors vu comme ça, ça craint mais ce n’est pas un mal. Le système APB était un peu bancal par moment et ultra obscur pour les non initiés. Tout n’est pas complètement à jeter mais c’était clair qu’il fallait faire quelque chose.

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Du coup dans l’urgence la plus totale et avec ce qui de mon point de vue semble être une méconnaissance du terrain, le ministère de l’Education Nationale propose des solutions pour mieux orienter et assurer le succès des lycéens après le bac. Alors autant vous dire que ça n’invente rien, c’est pas super intelligent et parfois complètement à coté des vrais problèmes.
Mais commençons par le seul vrai bon point. Une des directives est de proposer des soutiens, des remises à niveaux et des accompagnements pour les lycéens en difficultés entrant en université et autres études supérieures. Car ne nous leurrons pas, les principaux problèmes sont un problème de niveau, assiduité et de méthodes et de travail. Par exemple mes L3. Sur mes 150 élèves en CM, seul 40% sont encore présents au dernier cour. Par contre pour les cours obligatoires avec appel tout le monde est présent [je vous laisse réfléchir sur les termes présentes obligatoire et présence conseillé]. Mais revenons au lycée. c’est ici que démarre, la poursuite d’études.
Cette année, j’ai des terminales comme depuis de nombreuses années, je suis aussi professeur principal. Je sais, je pense comment se passer l’orientation au lycée et surtout sur le suivi que l’on fait chaque année. Mais revenons ensemble sur ces mesures qui vont sauver l’avenir de nos chères têtes blondes. Je n’enseigne pas dans des lycées en difficulté, on pourrait penser qu’il sera facile de mettre ces mesures en place mais, l’éducation nationale oublie de regarder les vrais problèmes en place.

On nous propose  deux semaines dédiées à l’orientation… Alors oui mais tu crois que l’on fait quoi? du poker? Les élèves de terminales ont des réunions d’orientations, des heures dédies à l’orientations, des informations sur internet, des réunions avec les Conseillers d’orientation. Bref, les élèves ont de l’information sur l’orientation voire trop d’information, car a part le bac, ils vivent, ils chient, ils pensent orientation. En bloquant deux semaines on a droit de voir plusieurs soucis : Perte de deux semaines dans la préparation du bac, l’évolution du programme, bref ce qui prépare réellement à la poursuite d’étude. de plus, certains les lycéens savent ce qu’ils veulent faire et qui sont dans cette logique avec leur bac… ca va durer deux minutes pour ceux là. Donc du coup, pendant deux semaines, d’un ca va être long, de deux on va bien les embrouiller.

En général au bout d’une dizaine d’heures avec les portes ouvertes et toutes les possibilités offertes, les lycéens savent où ils veulent se diriger, ils ont des choix plutôt précis sur leur poursuites d’études. Certains désirent arrêter par choix [difficile à accepter pour l’institution], d’autres veulent réellement faire des sections où ils ont peu de chance de réussir [niveau faible, ne correspond pas à la filière] mais n’entendent pas les recommandations. D’autres se lancent dans des filières avec un niveau faible et abandonne face à une incapacité à suivre. Bref je vais y revenir le problème est plus un problème de niveau et d’accès que d’orientation. Puis ils y aussi les élèves qui veulent rentrer dans le milieu professionnel, l’alternance. Je pense que là, il y a des choses à faire : annuaires de professionnels désirant prendre des alternants, plus fort partenariat entre alternance et lycée, incorporation des choix alternances dans la poursuite d’études, peut etre des points d’informations mis en place par les professionnels pour mieux recruter des alternants [maison de l’alternance pour les lycéens] car la aussi c’est pauvre.

Autre proposition qui donne l’impression qu’on fait des tournois de Ping-Pong : le rôle renforcé du conseil de classe. Pouce en l’air!! En clair, il n’y pas de procédure lourde et chiante [comprendre pleins de papelars à remplir] mais on fait le conseil, l’analyse des choix lors le deuxième trimestre, l’équipe donne un avis sur l’orientation et sur les éventuels  choix… Bref, oui mec, on le fait déjà et pas qu’un peu et depuis des années.. Sachant qu’à la fin 1er trimestre beaucoup de lycées sont en réflexions les choix se faisant dans le deuxième trimestre.

Une vraie bonne idée aurait été de déplacer les avis définitifs sur le troisième conseil de classe pour garder les lycéens affutés et  permettre de rester dans un dynamique de progrès et de travail. Car dès le second conseil de classe, les choix d’orientation étant validés et envoyés une partie des lycéen arrêtent de travailler ou parfois sèchent les cours pensant que ce troisième trimestre n’aura aucun impact sur leur poursuite d’études vu qu’il ne fait pas partir du dossier. Là, il y a une vraie piste de réflexion.

Le plus gros lol est de mettre Deux professeurs principaux en classe terminale. Encore une méconnaissance du terrain. Car trouver des profs principaux n’est déjà pas facile.. alors deux… surtout que le prof principal donne des conseils, offre un suivi de sa classe. certes à 30 élèves voir plus mais tous sont suivis, orientés et conseillés. Se diviser la tache et avoir deux prof principaux d’embrouiller les élèves et de faire des doublons même si la classe est divisé par deux [et pour l’avoir annoncer à mes élèves, la grosse panique et l’incompréhension, merci qui??]. Sans parler du cout, de la recherche de volontaires…

Les autres mesures existent déjà et ne sont que des effets d’annonces pour faire style on réfléchit sur le problème. L’aide à l’orientation dans le cadre du tutorat [c’est déjà le cas, on fait certes du soutien et du suivi mais évidemment on donne des conseils d’orientation], l’aide à l’orientation dans l’accompagnement personnalisé [MDR, c’est écrit noir sur blanc dans les directives depuis genre sa création], des ressources numériques pour mieux accompagner les élèves [ok éducation nationale: internet ca existe depuis les années 2000]

Bref, du plâtre, des jolis collages et une fuite en avant des vrais problèmes. De vraies mesures pour renforcer la réussite, elles sont pourtant simples :

  • Renforcer les heures au lycée et les programmes pour que les lycéens ont un niveau suffisant pour suivre après le bac. Je sors d’une filière STT qui a été réformé par deux fois depuis en STG puis STMG, le programme de la spécialité à été réduit d’un tiers voir plus. Des connaissances nécessaire pour suivre dans le supérieur mais le motif avancé c’est qu’ils apprendront plus tard.
  • Arrêter la poursuite aux mentions ou au 90% de réussite du bac, en faire une vraie épreuve de validation d’un cycle secondaire pas un examen à multiples options où on peut finir à 21,43 de moyenne sur 20. Ou alors ne pas permettre un accès aux universités qui devrait mettre en place des concours qui leur sont propres. Le bac est malheureusement devenu une passoire où l’objectif est d’aligné les mentions.
  • Réduire les effectifs autour de 25 pour un meilleur suivi, un meilleur travail, une meilleure progression des élèves
  • Mettre en place un vrai accompagnement personnalisé pour les élèves en difficultés, les plus faibles ou ceux qui le désire par pour toute la classe dans un soucis d’égalité et non d’équité. Les élèves bon ou qui ne sont pas en difficulté parasite plus un groupe.
  • Pour les lycées pro qui veulent poursuivre mettre en place une année de mise à niveau [ce que j’ai connu dans un établissement de formation et c’est vraiment efficace]. Ou alors recentrer les intentions première du lycée pro [former des jeunes actifs pas de futurs universitaires]

Certaines de mes idées demandent de l’argent [assumer des redoublement au bac c’est avoir plus d’élève au lycée qui coute cher] d’autres sont entièrement gratuites car c’est juste repenser des mesures actuelles, des programmes plus dense mais plus d’heures, moins d’élève tout ca demande des structures, des moyens humains etc. tout cela demande de l’argent que l’Etat Français n’a pas. Mais clairement il y a un problème mais ce n’est pas une question d’orientation plus une question de niveau, d’acquis, de méthode, d’élèves en difficulté au lycée qui ont eu le bac par chance et qui se trouvent en plus grande difficulté dans le milieu universitaire.

Si l’Education Nationale arrive à réaliser qu’elle envoie des élèves au casse pique presque volontairement. Qu’elle n’arrivent pas à voir leurs difficultés, qu’elle accepte que des élèves qui plafonnent à 5/6 de moyenne depuis la seconde, passe le bac, l’ont et se trouvent en difficulté par manque d’acquis. Il ne faut pas s’étonner, ce n’est pas un problème d’orientation. Les défauts d’APB mettent juste en lumière ces difficultés, certes des filières qui semblent sexy [comme STAPS alors que les élèves n’y réussissent pas forcement faute de niveau et de méconnaissances sur cette filière et ceux malgré les informations] ou des voies comme le BTS qui sélectionne pour éviter juste l’échec quasi assuré de certains élèves qui clairement ne suivront pas.

SI on cherche à mettre en difficulté des élèves, l’Education Nationale y arrive, la chance est que des équipes pédagogique des lycées tentent de mettre en place des choses sur le terrain pour limiter la casse et éviter les catastrophes. C’est la qu’on doit regarder, au quotidien sur le terrain où les collègues font de leur mieux pour assurer les réussites présentes et futures des élèves.

L’orientation n’est pas une chose aisée mais réussir demande, des compétences, un niveau, une envie. Des élèves ne sont pas forcément adaptés à ce système, d’autres se trompent ou n’ont pas de bonnes bases. Mais dire que les élève sont mal orientés, c’est éviter le fond du problème. C’est comme dire que la voiture a pris la mauvaise route alors qu’elle était sur la réserve dès le début du chemin… Elle n’aurait pas été beaucoup plus loin.

Entre Cinéma et Cinéma, il faut bien choisir à Reims

Bientôt quatre ans que j’ai ma carte cinéma Pass Gaumont. Je suis globalement satisfait de cette carte qui me permet d’aller [très] régulièrement au cinéma et d’en faire bénéficier mes potes. J’ai vu bon nombre de films plus ou moins intéressants et cela permet de compléter ma culture cinéma. Mais il y a un gros gros bémol de par la situation particulière des cinémas à Reims.

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En effet, nous sommes en train de passer de trois à deux cinémas. D’un côté, un cinéma axé tout public, blockbusters, comédie française [MDR LOOLILOL] et familial et de l’autre un cinéma art et essai sortant les films français moins grand publics, les VOSTFR et les films étrangers un peu obscurs [et même des films primés à cannes, adieu A beautiful day…]. Au début de ma carte, le Gaumont ayant deux cinémas, plus de salles avec une programmation bien plus large, j’y trouvais mon compte. Mais en perdant un cinéma, Gaumont a recentré son offre sur les films à entrées qui rapporte de la thune… grand public.

Résultat pour moi, j’ai une la grosse moitié des films auxquels je n’ai pas accès du tout. Ces films sortant à l’Opéra, le second cinéma de Reims qui commercialement n’a aucun lien avec le Gaumont [bien les deux cinémas soient liés juridiquement et financièrement]. Avec ma carte mensuelle, je ne peux pax accéder à ces dessins animés japonais en VOTFR ou ces films français traitant de sujets intéressants car je devrais débourser 8 à 10€ pour voir un film. En payant cette carte Gaumont, je n’ai pas l’intention de faire exploser mon budget cinéma… Pourtant j’y pense. D’un coté 40€ plus 2 films en art et essai par mois, ça va faire beaucoup. Encore une fois la ville de Reims demande faire des choix ou de débourser [Même si la ville n’y est pour rien mais l’évolution de la ville a conduit à cette situation].

Certes avoir un multiplexe est intéressant [bien que peu accessible pour ceux qui sont piétons] mais avoir un cinéma d’art et d’essai permet de compléter l’offre cinéma. Mais devoir se couper d’une partie de l’offre car d’un côté il n’y aucun partenariat entre les cinémas. C’est bien dommage. Surtout à une époque où la comédie française peu intelligente surnage dans les complexes sans laisser de la place au cinéma plus indépendant et plus discret.

Sur Paris, la question ne se posait pas. Je pouvais sur les grands boulevards choisir le cinéma Gaumont qui m’offrait le film que je désirais voir mais à Reims… Le multiplexe au-delà de ses prix exorbitants m’enchaine avec sa carte… Aujourd’hui je réfléchi conserver cette carte et accepter de voir des films moyens ou mauvais car l’offre intéressante est faible et ne pas avoir la possibilité de voir ce qu’il y à l’autre cinéma. Ou me séparer de cette carte, télécharger illégalement et aller voir les films que je veux dans l’un ou l’autre cinéma mais à des prix prohibitifs.

L’idéal serait une entente entre les deux permettant au possesseur contre une légère participation [1€ ou 2€ comme le système Imax ou 3D] et un reversement à travers la carte PASS pour permettre aux clients comme moi d’aller profiter de l’offre cinéma de Reims. De l’autre ce serait intéressant aussi pour les spectateurs du cinéma d’art et d’essai qui pourront de temps à autres voir un film au multiplex. De manière certaine, les cinémas s’y retrouveraient et le clivage cinéma d’auteurs et films tous publics seraient un peu cassés…. Je pense que ce genre de deal encouragerait la découverte de films tous aussi intéressants.

Bref même si ce message n’est qu’un vœu pieu, j’aimerais réellement que Reims progresse de ce côté-là, ce qui permettrait d’étendre son offre culturel et ainsi continuer à devenir de plus en plus attractive.

30 plus 9 ou 40 moins 1?

Me voila rentré dans la dernière année de ma trentaine. Je suis donc définitivement vieux [pour mes lycéens mais toujours l’enfant de ma mère]. J’ai la chance que mon physique me sauve un peu me donnant un air de trentenaire, de ne pas avoir trop de cheveux blancs et avoir plus de cheveux que mon Papa au même âge [mais à l’écouter, j’ai eu la chance de ne pas épouser ma mère…Mes parents sont merveilleux].

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Une année de plus s’est écoulée, j’aime faire le bilan chaque année, de poser les mots sur une année. Il est, je pense, important de se souvenir des bonnes comme des mauvaises choses. Je l’ai dit de nombreuses fois, il est utile de réfléchir sur soi, sur le passé, le présent pour mieux construire la suite. Ce blog reste un moyen d’expression qui me permet de faire le point de mes réflexions. Une sorte d’état des lieux. Evidemment je ne vous raconterais pas des trucs torrides ou exclusifs, c’est pas Voici, ici [oui on se calme]. Il ne me reste un an avant mes 40 ans, j’y pense sans y penser mais ma date d’anniversaire est là pour me le rappeler à mon bon souvenir.

J’avoue que je pense à mes parents quand eux avaient 40 ans, à ce que je m’imaginais de mes quarante ans quand j’étais ado et même jeune adulte. La vie t’impose  des choix ou des situations qui ne  correspondent pas forcement à la définition que tes parents t’ont donné de part leur propre vie. Je n’aurais pas pu imaginer être ainsi à 39 ans car ce n’est pas ce que l’on m’a appris. Parfois on me le dit de manière plus ou moins détournée. Mon père ou ma mère imaginaient pour moi bien autre chose. Mais ce sont des parents qui cherchent juste le bonheur de leur fils. Enfin d’après leurs points de vue et le fruit d’une éducation du terroir Bourguignon [dont je ne suis pas peu fier]

Je me rends bien compte que je ne rentre pas dans les critères de validation de ma famille, un peu vieille France. En même temps, je suis cet ado aux cheveux longs qui ne respectait pas les conventions. Je respecte Les règles quand elles sont justes ou utiles mais pas ce diktat de traditions que je trouve désuet.  J’avoue que je me suis jamais senti supra à l’aise avec ses concepts, me sentant toujours en décalage dans les réunions de famille.

Au final, j’ai grandi, je n’ai ni femme, ni enfants, ni maison, ni chien, c’est la vie. Ma vie. Je dis pas que je suis contre mais mon passé est ce qu’il est. J’ai du passer mon tour jusqu’à maintenant. J’ai fais des choix bons ou mauvais qui m’ont conduit directement ou indirectement à cette situation. Je ne suis pas maitre de tout, j’ai parfois subi la situation et c’est bien mieux ainsi. Parfois j’avoue être un peu triste en pensant à cela mais de l’autre, ma situation me convient car je me sens heureux dans ce que je vis. Le plus important est que j’ai mené la vie qui me semblait juste. Une vie correspond à cette idée.

Très concrètement, les rencontres que j’ai faites tout au long de ma vie ont eu un impact. Je me souviens de chacune d’elles. Amitiés, amour, elles m’ont construite et elles le font encore. En bien, en mal. Je reste encore parfois maladroit ou timide mais l’expérience aidant je retombe vite sur mes pieds. Peut être parce que je me dis que c’est la vie. Evidemment, je ne dis pas que cela ne me touche pas ou ne me donne pas envie d’avancer avec quelqu’un mais voila c’est ainsi. Mais être avec une belle personne avec laquelle il est chouette d’échanger et de partager, ce serait très bien dans un premier temps. Pour plus je verrais. Après, je ne force pas les rencontres, je vivrais ce que j’ai à vivre. Au détour d’un chemin ne sait on jamais?

Cette année, j’ai rencontré pas mal de nouvelles personnes et fait encore de nouvelles connaissances, bref j’ai élargi encore plus grand le champs des possibles. J’ai pu prendre des verres, faire des footing ou encore discuter de choses bien intéressantes avec ces nouvelles personnes qui ont croisée ma vie cette année. Vraiment ca fait toujours du bien de rencontrer de nouvelles personnes, de discuter d’autres choses, s’enrichir d’expériences et d’autres point de vue.  C’est rafraichissant. Je suis très heureux d’avoir pu rencontrer ces personnes. Il m’en reste d’ailleurs d’autres à voir ou avec qui je dois boire des cafés. Ce qui m’a fait du bien cette année est de voir passer dans ma vie de très chouettes personnes. C’est rafraichissant. Que ce soit amical ou amoureux, cette année était une chouette année, je suis content d’avoir ces gens dans ma vie.

Puis surtout les anciens sont toujours là, mes amis de toujours. J’ai pu repasser des moments privilégiés avec certains et ça faisait du bien. Vraiment du bien, de se retrouver, de rien faire mais le faire ensemble parce qu’on a juste besoins d’être présent pour les autres. Ca n’a pas de prix. J’ai l’impression que mes amis sont vraiment de plus en plus proche de moi. Je m’enrichi toujours à leur contact et les années auprès d’eux sont un véritable cadeau. Nous prenons le temps de discuter, de partager et c’est important. J’ai toujours été fier de ceux qui m’entouraient. C’est toujours le cas. Des évènements heureux pour beaucoup d’entre eux. Parfois moins mais tout le monde garde le cap.

Mais en parallèle de ca, j’ai eu un grand besoin de me retrouver seul. D’être moins solliciter, d’avoir du temps pour moi. La contrepartie de discuter et voir pas mal de personnes ont eu un effet de trop plein sur moi. Mi juin, j’ai eu besoin de me couper avec Reims, de mes amis et le fait de partir en Corée du Sud m’a fait bien fou. Je réalise que j’ai besoin par moment de me couper du monde. Du moins de m’éloigner, de ne plus être solliciter, de faire un peu le vide. Ce n’est pas que les gens sont embêtants ou chiants mais j’aime avoir du temps pour moi et pas forcement aller boire des verres en ville. Peut être la vieillesse mais en tout le fait d’espacer les temps pour moi et le temps pour les autres me sont vitaux.

De nouvelles personnes dans mon quotidien, de belles rencontres, une chouette personne qui a croisé ma route, des amis présents, c’est plutôt pas mal. Mais à un an de la quarantaine que me reste t il à faire?

Je reste un rêveur, toujours tête en l’air au possible qui, pourtant, fait le métier le plus terre à terre du monde, c’est un bien étrange mélange. Mais je n’en suis pas moins heureux. Mon métier ne me lasse toujours pas et j’ai de nouveaux challenge chaque année, ce qui est plutôt chouette à ce niveau. Puis cette année, j’ai des élèves qui me donnent envie de les faire avancer et de les voir réussir. Tout ne dépend pas de moi mais d’eux. J’espère que nous travaillerons bien ensemble. Evidemment je ne sais pas si je réussirais mais c’est motivant.

En 39 années, j’ai fait pas mal de choses qui correspondaient à mes rêves et à mes ambitions. J’ai eu la vie que j’entendais vivre. Au quotidien, je vis plutôt bien même très bien cette vie. Je peux jouer aux jeux vidéo, lire autant que je le désire, voyager, vivre et faire ce que j’entends. J’ai eu la chance de faire les voyages que j’avais envie de vivre et de les vivre comme je voulais. De lire autant de choses que je le désire, de manger des choses qui me faisaient envie. Je me suis conduit sainement : pas de drogue, pas de cigarettes, peu d’alcool et tout cela ne sont pas des envies.

Alors pour atteindre la quarantaine, dans cette ultime année : j’aimerais bien faire ce 21km que je me promet de parcourir depuis temps de temps, de passer ce deuxième dan que je n’ose pas passer, préparer de manière définitivement ce road trip sur la cote ouest américaine, et réfléchir à d’autres voyages, lire des bons livres, jouer aux jeux vidéo, voir des films et continuer à gagner en culture cinéma, élargir mes connaissances an sens large, apprendre à mieux comprendre certaines choses, voir et revoir mes amis, me réserver des samedi à Paris pour faire des expos, ne faire ma carte duo qu’avec mon double maléfique, boire du Perrier avec mes amis quand ils prennent du vin, apprendre à mieux connaitre les personnes que je croise et continuer à écrire. Ici.

Surtout prendre le temps, prendre mon temps. Plus j’avance dans la vie, plus j’aime prendre mon temps, me laisser à mes rêveries autour d’un café ou d’un livre.

Une nouvelle année s’offre à moi. La dernière de ma trentaine mais elle ouvrira sur une nouvelle dizaine. Je ne sais pas si j’en ferais bon escient mais je vais essayer de faire le mieux possible. L’important est de progresser encore et encore, c’est une route sans fin mais au combien gratifiante.