Jour : 6 novembre 2017

30 plus 9 ou 40 moins 1?

Me voila rentré dans la dernière année de ma trentaine. Je suis donc définitivement vieux [pour mes lycéens mais toujours l’enfant de ma mère]. J’ai la chance que mon physique me sauve un peu me donnant un air de trentenaire, de ne pas avoir trop de cheveux blancs et avoir plus de cheveux que mon Papa au même âge [mais à l’écouter, j’ai eu la chance de ne pas épouser ma mère…Mes parents sont merveilleux].

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Une année de plus s’est écoulée, j’aime faire le bilan chaque année, de poser les mots sur une année. Il est, je pense, important de se souvenir des bonnes comme des mauvaises choses. Je l’ai dit de nombreuses fois, il est utile de réfléchir sur soi, sur le passé, le présent pour mieux construire la suite. Ce blog reste un moyen d’expression qui me permet de faire le point de mes réflexions. Une sorte d’état des lieux. Evidemment je ne vous raconterais pas des trucs torrides ou exclusifs, c’est pas Voici, ici [oui on se calme]. Il ne me reste un an avant mes 40 ans, j’y pense sans y penser mais ma date d’anniversaire est là pour me le rappeler à mon bon souvenir.

J’avoue que je pense à mes parents quand eux avaient 40 ans, à ce que je m’imaginais de mes quarante ans quand j’étais ado et même jeune adulte. La vie t’impose  des choix ou des situations qui ne  correspondent pas forcement à la définition que tes parents t’ont donné de part leur propre vie. Je n’aurais pas pu imaginer être ainsi à 39 ans car ce n’est pas ce que l’on m’a appris. Parfois on me le dit de manière plus ou moins détournée. Mon père ou ma mère imaginaient pour moi bien autre chose. Mais ce sont des parents qui cherchent juste le bonheur de leur fils. Enfin d’après leurs points de vue et le fruit d’une éducation du terroir Bourguignon [dont je ne suis pas peu fier]

Je me rends bien compte que je ne rentre pas dans les critères de validation de ma famille, un peu vieille France. En même temps, je suis cet ado aux cheveux longs qui ne respectait pas les conventions. Je respecte Les règles quand elles sont justes ou utiles mais pas ce diktat de traditions que je trouve désuet.  J’avoue que je me suis jamais senti supra à l’aise avec ses concepts, me sentant toujours en décalage dans les réunions de famille.

Au final, j’ai grandi, je n’ai ni femme, ni enfants, ni maison, ni chien, c’est la vie. Ma vie. Je dis pas que je suis contre mais mon passé est ce qu’il est. J’ai du passer mon tour jusqu’à maintenant. J’ai fais des choix bons ou mauvais qui m’ont conduit directement ou indirectement à cette situation. Je ne suis pas maitre de tout, j’ai parfois subi la situation et c’est bien mieux ainsi. Parfois j’avoue être un peu triste en pensant à cela mais de l’autre, ma situation me convient car je me sens heureux dans ce que je vis. Le plus important est que j’ai mené la vie qui me semblait juste. Une vie correspond à cette idée.

Très concrètement, les rencontres que j’ai faites tout au long de ma vie ont eu un impact. Je me souviens de chacune d’elles. Amitiés, amour, elles m’ont construite et elles le font encore. En bien, en mal. Je reste encore parfois maladroit ou timide mais l’expérience aidant je retombe vite sur mes pieds. Peut être parce que je me dis que c’est la vie. Evidemment, je ne dis pas que cela ne me touche pas ou ne me donne pas envie d’avancer avec quelqu’un mais voila c’est ainsi. Mais être avec une belle personne avec laquelle il est chouette d’échanger et de partager, ce serait très bien dans un premier temps. Pour plus je verrais. Après, je ne force pas les rencontres, je vivrais ce que j’ai à vivre. Au détour d’un chemin ne sait on jamais?

Cette année, j’ai rencontré pas mal de nouvelles personnes et fait encore de nouvelles connaissances, bref j’ai élargi encore plus grand le champs des possibles. J’ai pu prendre des verres, faire des footing ou encore discuter de choses bien intéressantes avec ces nouvelles personnes qui ont croisée ma vie cette année. Vraiment ca fait toujours du bien de rencontrer de nouvelles personnes, de discuter d’autres choses, s’enrichir d’expériences et d’autres point de vue.  C’est rafraichissant. Je suis très heureux d’avoir pu rencontrer ces personnes. Il m’en reste d’ailleurs d’autres à voir ou avec qui je dois boire des cafés. Ce qui m’a fait du bien cette année est de voir passer dans ma vie de très chouettes personnes. C’est rafraichissant. Que ce soit amical ou amoureux, cette année était une chouette année, je suis content d’avoir ces gens dans ma vie.

Puis surtout les anciens sont toujours là, mes amis de toujours. J’ai pu repasser des moments privilégiés avec certains et ça faisait du bien. Vraiment du bien, de se retrouver, de rien faire mais le faire ensemble parce qu’on a juste besoins d’être présent pour les autres. Ca n’a pas de prix. J’ai l’impression que mes amis sont vraiment de plus en plus proche de moi. Je m’enrichi toujours à leur contact et les années auprès d’eux sont un véritable cadeau. Nous prenons le temps de discuter, de partager et c’est important. J’ai toujours été fier de ceux qui m’entouraient. C’est toujours le cas. Des évènements heureux pour beaucoup d’entre eux. Parfois moins mais tout le monde garde le cap.

Mais en parallèle de ca, j’ai eu un grand besoin de me retrouver seul. D’être moins solliciter, d’avoir du temps pour moi. La contrepartie de discuter et voir pas mal de personnes ont eu un effet de trop plein sur moi. Mi juin, j’ai eu besoin de me couper avec Reims, de mes amis et le fait de partir en Corée du Sud m’a fait bien fou. Je réalise que j’ai besoin par moment de me couper du monde. Du moins de m’éloigner, de ne plus être solliciter, de faire un peu le vide. Ce n’est pas que les gens sont embêtants ou chiants mais j’aime avoir du temps pour moi et pas forcement aller boire des verres en ville. Peut être la vieillesse mais en tout le fait d’espacer les temps pour moi et le temps pour les autres me sont vitaux.

De nouvelles personnes dans mon quotidien, de belles rencontres, une chouette personne qui a croisé ma route, des amis présents, c’est plutôt pas mal. Mais à un an de la quarantaine que me reste t il à faire?

Je reste un rêveur, toujours tête en l’air au possible qui, pourtant, fait le métier le plus terre à terre du monde, c’est un bien étrange mélange. Mais je n’en suis pas moins heureux. Mon métier ne me lasse toujours pas et j’ai de nouveaux challenge chaque année, ce qui est plutôt chouette à ce niveau. Puis cette année, j’ai des élèves qui me donnent envie de les faire avancer et de les voir réussir. Tout ne dépend pas de moi mais d’eux. J’espère que nous travaillerons bien ensemble. Evidemment je ne sais pas si je réussirais mais c’est motivant.

En 39 années, j’ai fait pas mal de choses qui correspondaient à mes rêves et à mes ambitions. J’ai eu la vie que j’entendais vivre. Au quotidien, je vis plutôt bien même très bien cette vie. Je peux jouer aux jeux vidéo, lire autant que je le désire, voyager, vivre et faire ce que j’entends. J’ai eu la chance de faire les voyages que j’avais envie de vivre et de les vivre comme je voulais. De lire autant de choses que je le désire, de manger des choses qui me faisaient envie. Je me suis conduit sainement : pas de drogue, pas de cigarettes, peu d’alcool et tout cela ne sont pas des envies.

Alors pour atteindre la quarantaine, dans cette ultime année : j’aimerais bien faire ce 21km que je me promet de parcourir depuis temps de temps, de passer ce deuxième dan que je n’ose pas passer, préparer de manière définitivement ce road trip sur la cote ouest américaine, et réfléchir à d’autres voyages, lire des bons livres, jouer aux jeux vidéo, voir des films et continuer à gagner en culture cinéma, élargir mes connaissances an sens large, apprendre à mieux comprendre certaines choses, voir et revoir mes amis, me réserver des samedi à Paris pour faire des expos, ne faire ma carte duo qu’avec mon double maléfique, boire du Perrier avec mes amis quand ils prennent du vin, apprendre à mieux connaitre les personnes que je croise et continuer à écrire. Ici.

Surtout prendre le temps, prendre mon temps. Plus j’avance dans la vie, plus j’aime prendre mon temps, me laisser à mes rêveries autour d’un café ou d’un livre.

Une nouvelle année s’offre à moi. La dernière de ma trentaine mais elle ouvrira sur une nouvelle dizaine. Je ne sais pas si j’en ferais bon escient mais je vais essayer de faire le mieux possible. L’important est de progresser encore et encore, c’est une route sans fin mais au combien gratifiante.

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