Mes bandes dessinées #50 : Devilman

Il y a peu, j’ai découvert sur NetFlix la nouvelle adaptation du manga Devilman. Remis au goût du jour avec un design s’inspirant des années 70 mais avec des vraies intentions de réalisation et d’excellentes idées d’animation  tout au long des 10 épisodes de 20 minutes. Cette adaptation qui replace la série d’origine de nos jours et prends quelques libertés avec le matériau d’origine [mais à son avantage] est une vraie bombe. Autant vous dire que les deux derniers épisodes m’ont soufflé voire marqué. Bluffant de justesse, ils m’ont mis une bonne baffe dans la gueule. Car Devilman sous son nom faussement ringard de super héros est une vraie réflexion sur l’homme au sens large.

devilman.mp4_snapshot_00.56

Mais revenons en arrière. Devilman est un manga des année 70 écrit par le célébrissime Go Nagai. Devilman racont… Tu ne connais pas Go Nagai? ah d’accord… Bien [Plisse les yeux en te fixant sur toute ta non-culture]. Go Nagai est l’un des auteurs les plus célèbres du Japon. Si le nom ne te parle pas, Goldorak te parlera, car c’est le papa de Goldorak, de Mazinger Z [pour nos amis hispaniques]. Cutie Honey [Cherie Miel chez nous]. Bref le petit père a plus de 360 titres à son actif. C’est l’un des dieux du manga au même titre que Miyazaki pour l’animation ou Tezuka [considéré comme le père créateur des mangas modernes, le papa de Astro petit robot, hashtag blog culturel].

Devilman a une story base assez classique. Un jeune garçon, Akira Fudo, apprend par son meilleur ami Ryo que les démons veulent prendre la place des humains. Les démons occupaient la terre bien avant les humains et sont ultra chaud pour reprendre ce qui leur appartenaient. Akira décide de fusionner avec l’un deux pour devenir un démon avec un coeur humain : Devilman. Armer de ses supers pouvoirs, il va défendre les humains contre cette menace que sont les démons.

devilman-2213491

Alors comme ça sonne super héros badass, classique qui rêve devenir le plus grand des hokage et le roi des pirates [Jean-Michel Référence]. Sauf que non. Même si la première partie la joue dans le style shonen assez classique avec des ennemis badass qui semble bien méchant à abattre. Une claire définition du bien et du mal. A mi parcours tout bascule. La frontière entre le bien et le mal ne semble plus si claire voire complètement remis en question. Cette guerre est-elle justifiée? Est que les humains méritent d’être protéger?

Outre ce questionnement, une multitude de sujet sont abordés. On y aborde l’homosexualité [on est en 1972, frère autant dire que  au Japon patriarcal c’est chaud patate]. Puis c’est clairement violent, très violent pour un manga adressé aux jeunes ados et surtout pour l’époque. C’est carrément choquant voir subversif [tel que l’association des parents japonais accuse l’œuvre de pornographie, pourquoi? il y a une fille nue, bah oui ma bonne dame]. De plus, certains confrères le critique car il développe un personnage de femme forte dans son oeuvre. Alors que bon, une femme, c’est potiche que les héros doivent défendre ou sauver [oui, les années 70 sont pas ultra terrible pour la femme Japonaise].

devil

Mais ce n’est pas tout car l’une des forces de Devilman reste son histoire. Nous ne sommes  pas sur des lendemains qui chantent, le soleil qui brille et toute la compagnie. On est loin du shonen avec sept boules de cristal si quelqu’un meurt. Le manga est plutôt noir et pessimiste sur les hommes. Mais en même temps il offre quelque chose d’original, un vent de fraicheur dans une production où les héros ont fait les bons choix et sortent vainqueur de toutes les épreuves. Même aujourd’hui, difficile de trouver ce genre de récit [Bersek est dans cet état d’esprit par exemple]

C’est une oeuvre marquante de la BD japonaise sur le plan historique mais aussi sur le plan du récit. Malgré les années, ses thématiques sont toujours d’actualité. Je pense qu’il s’agit d’un manga qu’il faut avoir lu. Je l’ai découvert sur le tard. Connaissant juste de nom et peu attiré par les dessins. Je m’attendais à un éternel shonen. J’ai été séduit par la série Netflix puis convaincu par le manga. C’est une excellente découverte culturelle. Le manga est assez court, c’est seulement cinq volumes mais intense et suffisant au récit.

J’ai juste envie de vous dire de foncer le lire ou de regarder la série de Netflix qui sont vraiment intéressants et surprenants.

Publicités

Sinon, tu peux laisser un commentaire.

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion /  Changer )

Photo Google+

Vous commentez à l'aide de votre compte Google+. Déconnexion /  Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion /  Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion /  Changer )

w

Connexion à %s

Créez un site Web ou un blog gratuitement sur WordPress.com.

Retour en haut ↑

%d blogueurs aiment cette page :