Mes bandes dessinées #51 : Mattéo

J’ai découvert Gibrat avec son œuvre : « Le sursis ». Intrigué par son beau coup de crayon, j’avais dévoré ce diptyque. Une histoire simple avec un retournement de situation surprenant [je vous recommande de le lire].

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Tellement séduit et que j’ai attendu puis acheté sans réfléchir quelques années plus tard : « Le vol du corbeau ». Des thématiques semblables et un trait toujours aussi séduisant. Gibrat sait dessiner des personnages et surtout les femmes mais il sait aussi raconter des histoires d’hommes entourés de femmes fortes ou ayant décidé de prendre en mains leur vie. Puis surtout apparait dans ces deux premières séries un grand intérêt pour la première moitié du siècle dernier. Si vous voulez en savoir plus lisez mon article dessus.

J’avais commencé sa dernière série : Mattéo, il y a quelques années. Puis je n’avais pas suivi les sorties des albums. Cette année avec le dernier volume, J’ai décidé de rattraper mon retard. Fini le diptyque, Gibrat nous emmène dans une histoire qui couvre le début du 20ème siècle [pour le moment]. On y suit Mattéo, un immigré espagnol qui vit à Collioure avec sa mère. Mattéo a été élevé dans un esprit anarchiste par son père décédé quand il était jeune.

Son histoire va être nous amener à participer aux grands conflits du début du siècle sur fond de lutte des classes avec l’apparitions du socialisme et du communisme. La 1er guerre mondiale, la révolution Russe, Le front populaire en France et pour le dernier album : la guerre civile espagnole.

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Lutte de classe, lutte d’idéologie, déception, rêves qui partent en fumée entre l’espoir d’un monde meilleur et une triste réalité de jeu de pouvoir. Mattéo nous partage son aventure avec un peu de romance, de rencontres car malgré ses évènements qui changeront la face du monde, il n’en reste pas un homme parmi les hommes.

Mattéo est un personnage attachant, conscient des changements de son monde mais aussi désabusé par les faux espoirs que ses combats l’ont amené à se forger. La 1ere guerre et l’horreur des tranchés, la révolution russe et la mainmise des communistes qui tend déjà vers un régime totalitaire, l’espoir du front populaire et d’un début de justice sociale. et enfin la montée de Franco et du fascisme sans intervention des grandes démocratie de l’époque.

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Bref nous traversons les grandes luttes en tant que spectateur grâce à Mattéo qui se trouve au cœur de ses bouleversements. C’est la force du récit. On nous montre du point de vue de Matteo, on se doute que de grandes choses se déroulent mais que tout n’est pas si simple, si facile que l’on pourrait l’imaginer.

Je trouve que c’est une excellente approche de ces grands moments de l’histoire. Subtil, sans être une démonstration historique. L’histoire est plaisante à suivre toujours sublimée par le trait de Gibrat. C’est une bande dessinée à découvrir tant pour le contexte que pour l’histoire de Mattéo.

Bonne lecture.

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