Mes bandes dessinées #53 : La petite fille aux allumettes

Cet été, chez mes parents, je cherchais quelque chose d’original à lire. Mon intérêt pour les mangas n’étant pas à démontrer, c’est dans cette catégorie de BD que je cherchais.

La-petite-fille-aux-allumettes

Je voulais lire autre chose qu’un éternel Shonen [Naruto, Dragonball etc..]. En me baladant dans la librairie de mon enfance, une couverture a su m’attirer l’œil avec son trait particulier et son titre tout aussi étrange : « la petite fille aux allumettes ». Sur le coup, j’ai pensé à une revisite gore du conte de Andersen mais pas du tout. Bien que le personnage soit bien une petite vendeuse d’allumettes, les siennes ont des vertus bien particulières.

En effet, Rin, notre héroïne, propose une boite d’allumettes contre 1 an de votre vie. Ces allumettes proposent de réaliser vos chimères. C’est certes un peu désuet mais la mode est au rétro comme le dira régulièrement notre héroïne à chacune de ses ventes.  Les chimères sont des rêveries, des illusions, pas des souhaits. Clairement, le fait de craquer une allumette verra un de vos rêves se réaliser [avoir du succès avec les filles, réussir professionnellement, se venger etc..] mais il y a toujours des conséquences parfois désastreuses ou heureuses dans la réalisation d’une chimère.

PFAA-1-2C’est là que notre manga est intéressant. Il est composé de différents récits que l’on pourrait comparer à des contes et leurs morales. Rin apparaît toujours pour proposer une boite d’allumette en expliquant les conséquences de cet achat. Les protagonistes faisant foi ou pas de cet avertissement. Rin apparaît toujours à la fin du récit pour rendre compte des actes du personnage prit dans la tourmente de son souhait. Outre des fins moralisatrices, il y aussi de très beaux contes : la vengeance du petit renard ou celle de vivre éternellement la même journée avec l’être aimé pour la rendre heureuse alors qu’elle va mourir. D’autres plus drôles, plus tristes, plus morales. De petites histoires douces amères qui touchent au cœur. Mais c’est surtout le fait que les héros réalisent à quel point leurs chimères n’étaient qu’une illusion.

Le tout est accompagné d’une vraie patte graphique. Suzuki Sanami a un trait bien à elle. Les personnages, l’environnement, les lieux semblent irréels avec un trait qui semble être au fusain, très loin de ligne clair ou des mangas assez classique. Le dessin ne semble pas avoir de forme nette. Comme pour mettre en avant ce mode de rêverie dans lequel nous évoluons. D’ailleurs, les couvertures sont inspirées par des boites d’allumettes qui leurs donnent un petit charme.

petite-fille-allumette-unimgoJ’ai adoré lire les aventures de Rin et ses allumettes chimériques. Un manga en six tomes ce qui je l’avoue me plait [j’ai plus en plus de mal avec les mangas en 75 tomes]. La série est éditée par Komikku Edition qui fait un travail remarquable aussi bien dans l’édition de ses œuvres et leur traduction. Une petite maison qui mérite beaucoup d’intérêt.

 

Alors, serez-vous prêt à échangez un an de votre vie pour réaliser vos chimères ?

Publicités

Un commentaire sur “Mes bandes dessinées #53 : La petite fille aux allumettes

Ajouter un commentaire

  1. Hello
    Je sais bien qu’il serait sage de répondre non… Mais je n’ai pas lu ce manga et je crois toujours être la plus maligne alors mes chimères seront forcément bénéfiques :)))

Sinon, tu peux laisser un commentaire.

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion /  Changer )

Photo Google+

Vous commentez à l'aide de votre compte Google+. Déconnexion /  Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion /  Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion /  Changer )

Connexion à %s

Créez un site Web ou un blog gratuitement sur WordPress.com.

Retour en haut ↑

%d blogueurs aiment cette page :