Tokyo, Japon – Mangas cultes à Roppongi et robots géants à Obaida

Ce samedi, c’est mon dernier jour de ma première partie à Tokyo. Demain, j’irais voir Nikkô [pas mon pote d’enfance, la ville]. Ce samedi, je vais le dédier à la geekerie pure et dure. Après tout, je suis au Japon. Mon séjour tombe d’ailleurs très bien. Il y a Roppongi, une expo pour les 50 ans du magazine Weelky Shonen Jump.

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Pour ceux et celles qui ne connaissent pas ce magazine, je vais vous la faire courte. Au Japon, tous les mangas sont prépubliés dans des magazines avant de sortir en format livre de poche comme les trouvent en Europe. Un chapitre de 15à 20 pages sort toutes les semaines pour les mangas à publication hebdomadaire [Comme One Piece par exemple] ou un chapitre de 30/40 pages pour les Mensuel [comme Dragonball super ou L’attaque des titans]. Le plus connus d’entre eux est le fameux Weekly Shonen Jump. Ce magazine est à l’origine des plus gros succès des mangas d’aujourd’hui : Dragonball, Yugiho, One Piece Naruto, Saint Seiya etc… Bref les plus grands noms ont été publiés dans cet hebdomadaire. Le plus gros tirage a eu lieu dans les années 90 avec plus de 630 millions d’exemplaires vendus sur une semaine [oui oui, tu as bien lu, je te parle d’un hebdomadaire]. Pour les cinquante ans du magazine, le musée Art Mori propose une rétrospective sur trois expositions. Une sur les années 70/80 qui s’est terminé en février, sur les années 90, celle qui passe actuellement et les années 2000 à venir.

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Mais avant cela, j’ai été dans un café purement Japonais dans le quartier de Sumida. Pas une copie hipster du café à l’américaine. Mais plutôt ce que l’on peut voir dans les séries animées ou les films japonais. Rien que son nom est poésie : Sumida et les cigales [de son vrai nom : Sumida to Chi kugi no chigo to ten]. Service impeccable, le tout gérer par un patron gentil qui mène tel un orchestre son équipe. Une adresse purement Japonaise, j’étais encore le seul européen à prendre mon petit déj [omelette, toast et confiture, le petit dej japonais à base de poissons frit et riz…. C’est chaud]

Ensuite, je me suis rendu au Museum Art Mori à Roppongi Hills où environ 17 personnes m’ont accueillis. Il y a un truc dingue au Japon, c’est le nombre de personnes pour proposer un service. En entrant au musée, j’ai croisée 12 personnes qui m’ont indiqué le chemin [j’ai compté quand j’ai croisé une quatrième personne m’indiquer le chemin et me dire bonjour]. Un chemin balisé et quasi tout droit. Toutes ces personnes sont engagées par le musée et sont là pour répondre à la demande du client. La devise au Japon : le client n’attend pas et donc les entreprises embauchent à tour de bras, dans certains boutiques on a l’impression qu’il y a plus de salariés que de clients. C’est très surprenant quand on vient de France où la rentabilité passe par la réduction du personnel.

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Mais revenons à nos moutons et cette expo sur les années 90 du magazine Shonen Jump. QUELLE PUTAIN D’EXPO !!!! Wahou !! Que de souvenirs pour moi. Un rapide petit film pour nous rappeler que les meilleurs mangas, bah c’est eux et c’est vrai ! Une animation faite à partie des case du manga phare du magazine : Dragonball et le combat de Goku contre Freezer [gros frisson]. Ensuite l’expo présente les plus grands succès du magazine avec des pages originales des auteurs, des animations, des goodies, des interviews : Yuyu Hakusho, Slam Dunk, Kenshin le vagabond, Captain Tsubasa etc… Je ne peux que constater le nombre de best-sellers sortis du Jump. Puis elle se termine avec les prémices des succès des années 2000 : Naruto et One pièce en tête. Je ne vous parle même pas de la boutique qui a violé mon portefeuille avec son consentement.

Le petit plaisir pour finir est le restaurant attenant à l’expo. Déjà j’ai été placé avec une vue sur la tour de Tokyo donc je ne peux pas me plaindre. La carte propose des plats en fonction des plus grands mangas de Shonen jump : Une glace Freezer et un burger Dragon Quest pour moi. Ce n’est pas de la grande cuisine mais le délire est total.

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Après cette plongée dans l’univers du manga, je me suis rendu sur la petite ile artificielle de Tennozu à la recherche de Street arts. J’avoue que j’ai un peu galéré car les Japonais aiment la propreté donc les murs sont nickels. Mais d’après mes recherches, il y a eu un festival de Street art en 2015 avec un graph de 47 mètre de haut…. Bah il a été nettoyé et le mur repeint, il ne reste d’un seul graph un peu caché…. Donc j’ai juste fait une belle balade.

Que j’ai prolongé jusqu’à Obaida. Lieu ovni dans Tokyo : centres commerciaux, attractions, siège de Fuji TV bref ici c’est plaisir et boutiques. Très sympathique à voir mais pas le meilleur quartier de Tokyo. On y trouve une reproduction de la Statue de la liberté, un pont ressemblant à celui de San Francisco. On y trouve tous les excès de la consommation japonaise. Je suis venu voir le Gundam en taille réelle qui trône en devanture d’un centre commercial. Entre le festival de la viande [oui un méga festival, démesure, concert et tout ce qu’il faut pour faire la fête] et un festival de bière qui est une reproduction d’un festival allemand de bière [Obaiberfest/Oktoberfest, vous l’avez?], l’esprit Obaida est là.

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Pour revenir au Gundam, c’est la reproduction à taille réelle d’un robot géant apparaissant dans une série animée datant de 1979. C’est bien plus qu’une série, c’est carrément une franchise qui multiplie les séries depuis 40 ans et connait toujours un nombre de fans croissant [Le robot Gundam apparait aussi dans Ready Player One]. Il faut dire qu’il y a foule pour admirer ce robot géant haut de plusieurs mètres. Le public était conquis et s’est mis en émoi dès qu’il s’est un peu animé [rien de ouf mais ça fait son petit effet].

Je décide de repartir sur Shibuya, j’avais envie d’y prendre un café. Mais la foule, le café que je ne retiendrais pas m’a permis juste de faire une pause. J’y reviendrai en découvrant plus le quartier à mon retour à Tokyo. Il est temps de rentrer, Demain je pars à Nikko pour visiter l’un des plus beaux temples du Japon. Ma journée m’a permis un beau retour dans mon adolescence avec les héros que j’ai adoré lire ou regarder. C’est l’une des facettes de Japon et les Japonais savent raconter des histoires qui te prennent les tripes. Une belle expo, un robot géant, il n’y a pas à dire ma journée a été bien remplie.

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