Mes bandes dessinées #55 : Hokuto no ken

Il y a 30 ans, un dessin animé a fait scandale dans les émissions de jeunesse. Son monde post apocalyptique sans espoir, son caractère violent, ses explosions de cranes déformés sous les coups l’a rendu coupable pour la France bien-pensante de passer un mercredi après midi devant de jeunes enfants… Il s’agissait de de Ken le survivant.

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Dans les années 90, le Japon et son animation dite bon marché était honnie par les adultes et adulée par tous les enfants du pays. Ce dessin animé fit un tel scandale qu’il vu retiré de l’antenne. Les doubleurs eux-mêmes pris au dépourvu face à cette violence animée avaient joué les scènes de façon délirantes et décalées pour atténuer la violence visuelle. Aujourd’hui encore la VF de Ken le survivant est une perle de calembours.

Cet anime est tiré du manga Hokuto No Ken. Ce manga phare des années 80 est devenu culte au Japon. Aujourd’hui encore 30 ans après la fin du manga, Les aventures de Kenshiro reste sur le devant de la scène grâce aux dessins animés, jeux vidéo et à une mémoire collective qui n’a pas oublié ce shonen culte. Chez nous, il a connu le succès surtout grâce au dessin animé et son générique aux paroles philosophiques.

Devenu l’étendard de la bienpensance mal place des années 90 contre la japanimation, l’anime Français ne rend pas hommage à l’oeuvre originale. Quand on lit le manga nous découvrons une autre œuvre bien loin des dialogues de l’animé français et surtout au combien excellente.

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J’ai réellement découvert Hokuto no Ken à travers le manga. Il s’agit d’un des meilleurs shonen de l’époque. Bien écrit, burné avec des combats complètement dingues, des ennemis et des personnages incroyables, l’histoire prend aux tripes. Il n’y a aucun temps mort. Si on est aime les gars qui se foutent des tatannes de l’enfer en chialant à grosse larmes et bien c’est fait pour vous.

Le manga nous conte l’histoire Kenshiro héritier du Hokuto no ken. Un art martial meurtrier transmis de génération en génération. Kenshiro est à la recherche de sa fiancée enlevée par son meilleur pote. Après avoir été laissé pour mort, Kenshiro est de retour et il n’est pas très content. Telle une personne qui vient de se lever sans avoir pris un café, il va défoncer tout ce qui lui fait face pour retrouver sa chère et tendre.

L’histoire se place dans un univers à la Mad Max. Le manga est clairement inspiré par ce film où des gros punks super musclés imposent la loi du plus fort. D’ailleurs Kenshiro est un mix entre Bruce Lee et Mel Gibson. Sa façon de s’habiller est d’ailleurs la même que le héros de Mad Max. Autant vous dire que l’heure de la revanche et de la grosse patate des familles a sonné car Kenshiro qui du genre mono expressif et ne fait pas dans la finesse. Il va se battre pour la veuve et l’orphelin, faire craquer ses vêtements et affrontés des ennemis tout aussi marqué par la vie que lui.

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C’est là, le point fort du manga. Les adversaires de Kenshiro ne sont pas des simples faire-valoir. Il va se battre contre des amis, des ennemis, des alliers, des frères d’arme en qui il verra et comprendra la douleur. Le combat n’est pas juste une question de savoir qui est le plus fort mais tout simplement qui a suivi la bonne voie, qui est sur le bon chemin, est ce que les choix passés font permettre de créer un meilleur futur dans ce monde sans espoir.  Les émotions sont fortes et c’est souvent avec les larmes aux yeux que les combats s’achèvent. Ce manga met en avant  une amitié virile. Avec une esthétique montrant des héros bodybuildés et forts, il est surprenant de voir ces personnages pleurer comme des madeleines touché par les sentiments de leur adversaires. Loin d’être une œuvre macho, c’est une vraie œuvre où les hommes assument pleinement leur part part de virilité et de sentimentalisme.

Je peux vous dire que ça marche. Le manga fait vibrer réellement car aucun n’est un vrai salaud ou tueur, un ennemi qui doit mourir. Les personnages ont tous un background bien développé. Même derrière le pire des salaud, il y a toujours une histoire triste ou émouvante qui l’a conduit à se conduire ainsi. C’est souvent la rédemption qui prime. Ce sont des hommes d’honneurs qui se respectent dans le combat et la mort. Ils décident de régler à coups de techniques meurtrières. Les auteurs ayant inventés toute une mythologies de différents arts martiaux.

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L’apogée de la série étant le combat contre Raoh, le boss des boss, un personnage tellement important qu’au Japon, des funérailles ont organisé suite à sa mort dans le manga. La démesure est totale. Outre un scénario en béton armé, le dessin est vraiment intéressant et très beau. Les personnages sont imposants, musclés, les détails sont ouf sur chaque personnage et les combats dessinés avec génie.

Je ne peux que vous conseiller de lire ce manga en 26 volumes. C’est un chef d’œuvre de baston bien badass et qui mérite une lecture.

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