De 1978 à 2018 : 40 ans et deux coupes du monde.

J’ai 40 ans.

Depuis le 27 octobre.

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Moui. Bof. C’est pas ouf en fait.

Peut être que c’est la fameuse crise de la quarantaine. Je ne sais pas.

Indice : oui.

Du moins, je n’ai pas eu de révélation sur le sens de ma vie et je n’ai pas tout foutu en l’air pour vivre mes 20 ans, partir à Bornéo et me noyer sous l’alcool. Peut être que ca viendra plus tard ou non. Me connaissant, ce n’est pas possible. De toute manière, aujourd’hui ce n’est pas à l’ordre du jour.

Pourtant mes amis, ma famille, tout le monde m’ont sollicité pour faire une grosse soirée. Pour faire quelque chose qui marque le coup, que l’on se souviennent de ces 40 ans. Parce que c’est un stade, c’est important, c’est la société qui te colle la pression.

Mais personnellement, je n’avais pas envie de subir cette pression familiale de “bonjour la France”  pour checker si j’ai bien rempli ma wish-list de la vie idéale : mariage, enfant, maison, labrador, Scénic et le petit placement financier qui va bien. Puis m’expliquer pourquoi, comment, je n’ai pas coché ma liste malgré mes innombrables qualités réelles ou fantasmées. J’en sais rien. C’est la vie, c’est comme ça. Ma vie de tous les jours est tellement éloignée de tout ça actuellement. Toujours à préparer un voyage à l’autre bout du monde, de parler de mes sorties ciné, d’une BD avec mes potes et du dernier jeu vidéo auquel je joue.

Je ne dis pas que je suis contre, je dis tout simplement que ce n’est pas arrivé. Ce n’est pas faute d’avoir essayer, de l’avoir voulu ou de le vouloir encore.

Alors, j’avais cette impression que je ne validais pas trop les critères pour fêter mes 40 ans lambda. Et surtout ça ne motivait pas. Bien sûr, j’étais ravi de voir mes amis et de passer du temps avec eux mais je n’avais pas le courage d’organiser un truc de ouf.

Alors après réflexion… Non. Je n’ai pas envie de faire une soirée en mode guinguette avec toute ma famille et cet arrière oncle que j’ai vu une fois quand j’avais 12 ans. Je n’ai pas envie de faire une fête remarquable comme lors de mes 25 ans où je fêtais mon premier travail et la fin des études. Je n’ai pas envie de marquer le coup. J’ai 40 ans. Rien de notable qui mérite que la terre entière se déplace.

J’avais envie juste voir mes potes, ceux avec qui je passe du temps, qui sont toujours là, tout le temps, régulièrement, qui me connaissent vraiment et avec qui je me sens bien. Une soirée simple mais sympa. Simple mais apaisante.

Vous allez me dire comme d’habitude. C’est vrai comme d’habitude, nous avons fait des croques-monsieur, raconter nos vies,  le voisin nous a communiqué toute sa joie de nous entendre parler trop fort. Comme tous les ans.

Ces 40 ans n’ont été que l’occasion de manger avec mes potes d’enfance autour d’une table, de voir mes parents, ma sœur et sa famille, d’aller boire avec un pote ou une pote. Bref rien de fou pour des 40 ans mais amplement suffisant pour moi. Je ne voulais rien de plus. Juste passer un moment avec mes amis.

Le jour de mes 40 ans, je suis allé passer un weekend sur Paris. Ces quelques jours m’ont permis d’avoir d’excellents souvenirs de mes 40 ans, en tout cas de cette journée. Je remercie Léa pour son sens de l’organisation. Nous nous sommes retrouvés pour faire ce que l’on sait faire de mieux : des expo, boire des cafés, manger dans un resto original, refaire le monde et boire du vin. Sans jamais appuyer sur le fait que c’est aujourd’hui, le jour de mes 40ans et oh lalala on fait un truc de ouf. Non, justement on fait comme d’habitude. Juste retrouver et discuter. Peut-être peut-on évoquer cette musique d’anniversaire lancée dans un bar entre Pigalle et place Blanche par mon hôte de soirée. C’était bien suffisant et bien joyeux.

C’était un weekend sans cette obligation de marquer le coup. C’était ce qu’il me fallait. C’était les croques monsieur, c’est ce dont j’avais envie. Des crêpes aussi, j’aime les crêpes, cela aurait été cool. Une raclette, pourquoi pas. Mais rien d’officiel, rien d’extraordinaire. C’était bien.

Pourquoi? Car, aujourd’hui cet âge n’évoque rien pour moi. J’ai beau y réfléchir, je ne vois pas à quoi le rattacher, à quel moment de ma vie, je peux le lier. Statistiquement, je suis juste à la moitié de ma vie pour homme français en 2018.

Autant les autres âges étaient marqués par des évènements de ma vie. 25 ans : fin des études et début de la vie active (même si je travaillais depuis quelques temps), les 30 ans, c’était l’âge de mettre en route pour des projets sérieux et 35 ans j’étais propriétaire. Seulement entre temps tout ca a disparu. Une bonne remise à zéro des familles. Techniquement, je suis dans la même situation à 30 ans, le célibat en plus, les projets en moins.

Mais avoir 40 ans ne me gêne pas, c’est cette obligation sociale liée à cet âge qui me saoule. Cette année n’a été que voyage, taf, potes. Je pourrais dire la routine. C’est une bonne routine, je n’ai pas à me plaindre. Je l’aime bien. Trop peut-être.

Cette année a été riche. J’en ai profité pour retourner au Japon, je suis parti en Finlande, en Slovénie, à Lyon, J’ai passé des weekend avec des amis, j’ai eu une classe de Terminale géniale dont je suis très fier, j’ai couru mon premier 21 km, j’ai validé mon deuxième dan. Puis j’ai trié mes contacts Facebook, mon blog, mon insta, mon répertoire et même chez moi.

J’ai voulu faire le tri. Tri de ma vie virtuelle pour me débarrasser de ces contacts inutiles voir nocifs pour certains, inconnus ou opportunistes pour d’autres. Tri des vieux souvenirs, de vieux objets pour alléger le tout et surtout ne plus s’encombrer de l’inutile, redonner une nouvelle vie à ces vieilleries. Relire mon blog a été aussi une source de constat sur mon passé. Positif ou négatif mais surtout un cumul d’inutile. Cela m’a permis de faire le ménage dans ce résumé virtuel de ma vie. Conserver ainsi de vieux souvenirs n’est pas forcément utile. Il faut parfois se débarrasser de certaines choses pour avancer. C’est ainsi que je vois les choses.

La question que je me pose réellement aujourd’hui, c’est surtout où aller, dans quelle direction me diriger. Certes, je prépare les voyages pour l’année qui arrive avec des voyages que je voulais faire depuis longtemps. Je conçois des voyages avec mes amis au lieu de partir seul, je prévois de les revoir. Mais j’essaye surtout de trouver une nouvelle voie à suivre, une nouvelle motivation.

Alors pour le moment, je vais continuer à vivre ma vie, essaye de me rouvrir, de sourire, d’être un peu moins conciliant tout en restant ouvert d’esprit. Je vais écouter mes amis, moi aussi, réfléchir sur moi, tenter de trouver un nouveau chemin, être plus alerte et faire de meilleurs choix. Je vais avancer dans la quarantaine du mieux possible et essayer de ne pas devenir un vieux aigri.

Allez, j’avance.

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2 commentaires sur “De 1978 à 2018 : 40 ans et deux coupes du monde.

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  1. ça doit être ça la quarantaine, nous n’avons pas du tout le même parcours de vie mais les besoins semblent les mêmes, faire un grand tri et ne garder que l’essentiel, continuer à avancer sans se soucier des normes … bonne continuation !!!
    Séverine

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