Trek de l’Annapurna, Népal – De Humdé à Ledar

Ce jour de départ se fait avec beaucoup de difficultés. Nous avons du mal à nous lever, à prendre notre petit dej, en d’autres termes nous prenons notre temps. Nous ne partons qu’à 7h30. La distance qui nous sépare de Manang n’est pas très grande, le trek du jour sera terminé à fin de la matinée. L’après-midi sera consacré à l’acclimatation de nos corps à une altitude élevée. Une condition obligatoire pour réussir notre trek

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Encore une fois nous évoluons dans des paysages magnifiques et superbes. Nous croisons des troupeaux de vaches, de yaks, les oiseaux ou de chiens errants qui se baladent. C’est assez tranquille bien que parfois notre randonnée soit perturbée par les jeeps faisant la navette entre Manang et Besissahra. Notre avancée est si rapide que nous avons le temps de passer par un monastère pour le visiter. Malheureusement pour cause de nouvelle année népalaise, celui-ci est fermé et vide.

A midi, nous arrivons dans le village de Manang qui se situe à 3500 mètres. Il est plein de touristes prêt à affronter le tour de l’Annapurna. La ville est vivante. Une seule rue mais des lodges plus ou moins modernes, des magasins, un médecin (ce qui est rare). Le village est le dernier atteignable par la piste en Jeep. Au delà c’est seulement à pied ou à dos de bêtes.

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Notre hôtel est charmant digne d’un décor du far-west mais il offre un peu d’eau chaude, une seule prise électrique pour tout l’hôtel, un wifi plus moins stable mais surtout une boulangerie à tomber. Emy et moi goûtons un apple Danish, une sorte de Cinnemon roll à la pomme avec notre thé Massala, un vrai délice. Arno tombe dans le plaisir coupable d’un thé au citron sucré et délicieux.

L’après midi, nous profitons de notre temps libre pour faire l’acclimatation. Nous nous rendons sur un lac un peu plus loin de la ville puis sur un pic afin de monter le plus haut possible soit 3750 mètres puis redescendre. Les paysages sont superbes. Reflet dans le lac, montée en hauteur pour admirer les sommets blancs des montages.

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Pour ma part, la fatigue ou le mal des montages m’attaquent. Mal de crâne et souffle court sont mes grands ennemis mais cette sortie me fait grand bien et me permettra plus tard de mieux résister à la montagne. Le reste de la journée s’écoule tranquillement : petit bac à trois jusqu’au soir puis le dîner en mode montagnard avec notre classique soupe à l’ail. Encore une fois tout ferme dans ce lieu perdu du monde vers 21h, notre seule possibilité est de nous coucher afin d’entamer avec force notre quatrième jour de trek.

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Le lendemain, notre parcours de trek sera encore plus court que la veille. Nous montons cette fois-ci à 3800 mètres à Ledar. Le manque d’air est toujours un problème mais pas de grosses difficultés. Nous faisons une bonne pause à 3990 mètres afin de récupérer et surtout de boire du thé. Notre meilleur moyen de s’hydrater.

Nous arrivons dans notre petit lodge en fin de matinée mais un violent mal de tête me prend. Ma seule solution boire de l’eau en masse. Ce que je n’arrête pas de faire. Le guide nous propose aussi de consommer de la soupe d’ail et du thé au gingembre afin d’encaisser plus sereinement le coup de l’altitude. J’en bois des litres et des litres.

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Cette fois-ci le lodge est ultra minimaliste. l’eau chaude est payante. Je laisse tomber la douche et je me lave avec des lingettes pour bébé. Je ne vous parle même pas des fringues. Afin d’alléger au max mon sac, j’ai du prendre le minimum de rechange. Je suis avec le même boxer, les mêmes chaussettes depuis 2 jours. Pas le choix. Il fallait me faciliter le trek, j’ai donc que deux rechanges.

D’ailleurs, plus on monte, plus on s’éloigne de la civilisation. Les moyens sont rustiques. L’électricité est fournie par des batteries de tracteurs qu’on trouve dans la salle principale. Le seul moyen d’avoir chaud est de se mettre au soleil car le poêle n’est que très faiblement allumer faute de combustible. Nous rencontrons un couple de français qui se joint à nous pour jouer aux cartes. Jeu que nous avons acquis pour 100 roupies (0,8€). C’est la découverte du trou du cul. Ce jeu occupe notre après midi car notre sortie trek pour s’acclimater dure à peine une heure et le froid à cette hauteur est glaçant. Surtout, il n’y a que le lodge, pas de commerce et ni d’activité, il faut patienter. La seule surprise du coin viendra de ce trekkeur ramené en civière par deux hommes du haut de la montagne. Rassurant.

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Autre problème récurant : avoir de l’eau potable. En général, nous nous rabattons sur les bouteilles d’eaux minérales mais à cette hauteur les moyens de transport sont : les hommes, les fameux sherpas ou les bêtes de sommes. La seule eau potable est de l’eau filtrée, afin d’éviter de mauvaises surprises, nous remplissons nos bouteilles en y glissant des pastilles pour nettoyer l’eau. Evidemment tout cela est payant. Dans la montagne, rien n’est gratuit.

La soirée se finit tôt, faute d’électricité, de wifi, d’activités. Il faut se coucher pour atteindre notre avant dernier point avant le thorung pass. Il faut froid dans notre chambre mais nos duvets sont particulièrement efficaces.

Demain nous nous levons tôt pour la dernière étape.

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