Katmandou, Népal – L’impossible retour

Le lendemain, nous prenons le temps de profiter de ce retour dans notre bel hôtel. Le matin, chacun de nous prend du temps libre rien qu’a lui pour faire les magasins ou écrire. Je choisis de me poser dans un café pour écrire des lignes avant de me balader dans le centre ville de Pokhara. Ce temps est bien pour faire le point et surtout préparer sereinement notre retour à Katmandou pour terminer le séjour. Malheureusement la fin de séjour va s’annoncer plus compliqué que prévu et prendre une tournure bien différente que ce que nous avions imaginé.

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Après une matinée de shopping, nous prenons le taxi pour retourner à l’aéroport. Evidemment nous ne coupons pas au traditionnel retard à l’aéroport, nous reprenons un mini avion mais plus neuf et plus rassurant qu’à l’aller. Arrivé à l’aéroport de Katmandou nous filons vers la zone internationale en quête d’information car nous savons depuis la veille que notre retour est compromis.

En effet, avant-hier, j’apprenais que la compagnie Jet Airways avait déposé le bilan, le mercredi de cette semaine. Cette nouvelle avait gâché la journée de mes acolytes. Tout à fait compréhensible, nous venons de perdre notre billet de retour.  Notre longue journée de Jeep de la veille nous avait achevé et le moral n’avait pas beaucoup remonté. Nous avons profité de la soirée en pensant que tout s’arrangerait ou qu’une solution allait se mettre en place, naïf que nous étions.

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A l’aéroport, c’était la douche froide. Les salariés de Jet Airways confirmaient nos informations. La compagnie avait bien mis la clé sous la porte et ne proposait aucune solution aux passagers laissés sur le carreau. En clair ce 20 avril à 15h, nous ne pouvions pas rentrer en France. Nos vols du 21 avril au départ de Katmandou étaient tous annulés.

En consultant nos mails et avec le peu d’infos que Jet Airways nous avait donnés, nous savions que nos correspondances étaient assurés à New Delhi et à Bombay, le problème était de les rejoindre. Notre espoir était de trouver un avion pour nous y emmener.

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L’esprit n’était plus à la fête, nous rejoignons au plus vite notre hôtel pour faire des recherches et surtout trouver une solution.  Après quelques recherches, nous n’avons que des vols à des prix aberrants, soit des vols qui arrivaient deux jours plus tard et parfois aucun vol pour l’Inde. Tous étaient complets car nous n’étions surement pas les seuls dans ce cas. Surtout que notre agence de voyages ne nous a prévenu que 24h avant le départ en nous proposant aucune solution. Prévenu trop tard, il était impossible d’anticiper : c’est démerdes-toi total!

Plusieurs problèmes se posent à nous : notre visa expire le 23 avril au Népal, nous ne pouvons donc pas reporter à l’infini afin de trouver un vol pour la France à un prix correct, si par miracle nous trouvons une correspondance pour l’Inde, nous devons sortir de la zone transit puis reprendre notre correspondance assurée. Problème : il faut un visa de transit qu’il faut demander 15 jours avant. Evidemment, Air France partenaire de Jet Airways et assurant les vols retour vers l’Europe n’en a que cure et n’a pas prévu ce genre de possibilité. Dans le meilleur des cas nous seront bloqués en Inde. Dernier problème, la rentrée est mardi, donc comment négocier avec le taf pour espérer rentrer plus tard avec un vol à un tarif décent.

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Face à ce cumul de problèmes, notre seule solution est de trouver un vol pour la France. C’est bien le problème, les vols pour la France sont à des tarifs indécents pour de simples aller. En même temps, ce n’est pas une surprise car les vols sont toujours chers la veille d’un départ. De plus avec la faillite de Jet Airways, un appel d’air a été crée boostant la demande et par la même occasion les prix. Surtout qu’en faisant nos recherches les cookies et autre algorithmes boostent dans le mauvais sens les prix. Ceux-ci passent du simple au double.

Après avoir tenter des vols peu cher mais rapidement complet souvent impossible à réserver. Arno décide partir avec Qatar Airlines pour 1000€ le 21 avril, Emy trouve enfin un vol pour New Dehli mais reste la question du visa. Pour ma part, je trouve un vol peu cher sur Air Arabia mais la validation met du temps. Une heure plus tard ma réservation est annulée et je dois rechercher un nouveau vol. C’est ma chère et tendre qui me réserve mon vol de France avec Qatar airlines pour 910€ pour éviter la même place qui s’affichait  à 1600€ quelques minutes avant. Emy après avoir réfléchi toute la nuit, décide de prendre le même vol que nous après avoir eu confirmation qu’elle serait bloquée en Inde. Autant vous dire que notre moral est bas et notre budget vacances complètement réduit à néant, en cette fin de samedi après-midi.

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Nous tentons de profiter de notre dernière soirée.  En clair, claquage de nos roupies en souvenirs, cadeaux, apéro et dans notre cantine de nos premiers jours ici. Histoire de finir en beauté. Le lendemain, nous quittons Thamel pour l’aéroport. Heureux de notre voyage, de notre trek mais un peu dépité d’avoir perdu autant d’argent. Mais notre équipe garde le sourire.

Arrivé à l’aéroport nous attends une bonne surprise, nos billets sont des classes affaires avec tous les avantages que cela sous entends : Bagages prioritaires, accès au lounge avec bouffe gratuite. Dans l’avion je n’en parle même pas : siège immense. Je peux m’allonger comme dans un lit. Champagne ou vin à volonté, menu à la carte, service à volonté, une trousse de toilette offerte, des chocolats, et de quoi se brosser les dents après le repas offert. Dans la correspondance, nous avons carrément des box individuels. En clair, le méga grand luxe, le prix est exorbitant mais nous profitons à fond des services payés par notre mésaventures.

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Malgré cette déconvenue, nous profitons de la classe busines mes amis vident les stocks de champagne et nous nous gavons le plus possible. Il est peu probable que nous reprenons une classe business, seules les impératifs et le fait que c’était la seule solution nous ont obligé à prendre ces billets. Je peux vous dire que l’on ne regrette pas. C’est la grande vie. Au moins cette mésaventure ne ternira pas notre voyage. Car rentrer en France en vous écrivant dans un lieu privatiser juste pour moi, ca un prix mais c’est mérité. C’est, d’une certaine manière, une excellente façon de conclure notre aventure Népalaise. Après avoir monter à 5416 mètres dans les Annapurna, finir dans le luxe est une récompense bien méritée.

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