Ma vie rémoise s’arrête ici. Il est temps de dire Merci.

Ca y est je quitte Reims. C’est définitif depuis quelques mois mais j’avoue ne pas en avoir trop parlé. Beaucoup ont deviné, compris ou simplement demandé. Je pars dans le Loiret. A vrai dire, je n’avais pas imaginé quitter Reims, ni même penser partir de la région comme quoi la vie est surprenante.

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Pourtant voilà vingt ans que je vis à Reims, un peu moins de la moitié de ma vie. Je quitte cette ville qui m’a accueilli en 1998. Alors, là vous vous dites « le gars, il nous dit qu’il vit à Reims depuis vingt ans mais si t’es arrivé en 1998, ça fait 22 ans, mec, on ne me l’a fait pas ». Certes, j’ai vécu à Laon durant deux ans de 2000 à 2002 alors que je continuais mes études à Reims, si tu veux vraiment tout savoir.

En même temps, je suis arrivé un peu par hasard à Reims. Vous me direz qu’on n’arrive pas à Reims par envie,  pour le climat, ou la joie de vivre de ses habitants [Jamais en fait]. Je suis arrivé comme beaucoup de non-champenois pour les études et le travail.

Effectivement en 1998, c’est la seule licence qui m’a bien voulu de moi après mon DUT. J’étais au fin fond de la liste d’attente et pourtant me voilà. Quelque part ce fut un demi-hasard, j’avais fait ma demande pour l’université de Champagne parce que j’avais de la famille qui bossait à la base 112 [T’es un ancien si tu connais]. Mon cousin dont j’étais le plus proche m’avait recommandé cette formation. Je ne suis pas arrivé par choix plus par dépit [et par chance]. Je ne le regrette pas du tout. Ce fut de belles années universitaires qui m’ont permis de faire de belles rencontres et ont marqué ma vie. J’y reviendrais.

Je n’avais pas prévu de rester quand j’ai terminé mes études, je suis retourné dans ma Bourgogne natale mais le destin, quel coquin décidemment, m’a trouvé un travail de formateur à Chalons-en-Champagne. Je suis donc retourné vivre à Reims après deux mois d’été [2 ans et 4 mois, tu as vraiment suivi].

Même quand j’ai passé et obtenu mon concours de prof alors que j’avais 100% de chances d’atterrir à Versailles ou Créteil, je suis resté dans la région. J’ai pu découvrir comment aller et venir entre Reims et les Ardennes durant quelques années. Au final, je n’ai plus jamais quitté Reims. Pas que je voulais absolument y rester mais le destin m’a poussé indirectement à vivre et passer une partie de ma vie dans cette ville.

Comme je l’ai déjà dit, je ne regrette absolument pas. Ces 20 ans ont été un flot de rencontres mémorables et inoubliables, d’amitiés solides, d’amours déçus mais d’amour quand même, de moments de vies, de moments de sports et d’une belle partie de ma vie. Ces vingt ans à Reims ont filé à grande vitesse avec le recul. Vingt ans c’est long et court en même temps. Mais ce fut vingt belles années ici car je ne me suis jamais vu vivre ailleurs.

Je vous avoue que partir n’est pas une partie de plaisir. J’ai ici mes amis les plus proches, mon club de taekwondo, mes activités, mes habitudes et je suis dans un bon lycée. La décision de partir n’est pas facile mais elle était nécessaire si j’aspire à avancer. Je veux avancer, changer et voir de nouvelles choses. Le fait de partir de quitter sa zone de confort n’est qu’une porte ouverte vers autre chose. A mon age, j’aspire à autre chose, Reims ne me l’a pas apporté en 20 ans, ce n’est pas la ville mais je commence à tourner en rond. Alors parfois, il faut partir parfois contraint mais c’est peut là ma chance, de progresser vraiment.

Mais revenons à Reims, dans les premiers temps de mon arrivée, une connaissance m’avait décrit les rémois : chemise à carreaux, petit pull sur les épaules, la petite bourgeoisie qui boit du champagne en gros. J’avoue ce n’était pas flatteur mais en même temps avait-elle totalement tort ? [oui, oui, tu connais la réponse… Vous pouvez remplacer le petit pull par la doudoune sans manche, nous sommes en 2020].

Ce n’est pas ça que je retiendrais de Reims évidemment. Je n’ai pas connu cet aspect de Reims, je l’ai rencontré c’est tout. Reims est cette petite ville bourgeoise en périphérie de Paris qui a eu bien du mal à évoluer car trop autocentré autour de son champagne [qui est principalement à Epernay…]. Des bars, des lieux de rencontre, des pistes cyclables sont apparues, des quartiers émergent enfin sortie de la sacro-sainte place d’Erlon mais que ce fut long pour voir apparaître ce genre de chose. Il y a encore tant à faire. Quand je vois les villes de même taille qui offrent plus que Reims, je ne peux me dire : “mais quel dommage!”. Pourtant à mes yeux, la ville suit la bonne voie [un ou deux vrais coffee-shop, des vrais petits restos locaux, un centre-ville vraiment cyclable et on sera bien, je compte sur vous quand je repasserais.]

Ce que je retiendrais c’est surtout ce que la ville m’a offert. Un bien plus que précieux car elle m’a donné des amis, des amis pour la vie. Les gens que j’ai connus étudiant lors de mes deux premières années à Reims, sont toujours là. Avec certains nous sommes devenus collègues, un autre est tout simplement devenu mon beau-frère et pour d’autres je suis devenu le témoin de leur mariage. Dès les premières années, certaines personnes sont rentrées dans ma vie et ne l’ont pas quitté. C’est assez dingue quand on y pense. J’ai pleins de bons souvenirs ici entre les soirées, les sorties, les discutions interminables, les prises de becs. Je réalise que beaucoup de mes souvenirs viennent d’ici.

Les années ont passés et le nombre d’amis proches n’a cessé de s’accroître. J’ai pu m’entourer de personnes inestimables. Je pourrais citer en particulier mon double maléfique, j’aime ce bonhomme d’amour. Il est rentré dans ma vie par le taekwondo et le jeu vidéo. Le bout de chemin parcouru ensemble est impressionnant. Je ne sais même pas s’il m’est arrivé de ne pas le voir dans une période inférieure à 15 jours. C’est une personne importante pour moi et la fin de nos ciné-dimanches marque vraiment la fin d’une époque.

Je pourrais en citer d’autres car j’ai rencontré pleins de gens biens via les réseaux Instagram avec qui j’ai pris des photos, j’ai couru ou fait des soirées. C’est riche, très riche.

Je me suis aussi épanoui dans mon travail dans cette ville. Il m’a permis de rencontrer des gens formidables, des collègues devenus des amis proches avec qui j’ai partagé de bons moments. Un club journal dans un lycée perdu dans les Ardennes qui m’a donné la plus formidable des amies. Un co-voiturier devenu un proche. Puis des rencontres là où on ne les attend pas, qui aurait cru que ce jeune première serait devenu un de mes partenaires de footing et que je débattrais manga le jeudi midi. Le CFA où j’ai commencé ma carrière d’enseignant où j’étais entouré de personnes formidables avec une forte solidarité. Puis enfin les lycées dans lesquels j’ai enseigné en particulier mon dernier lycée où je fus superbement bien entouré. J’ai pu pratiquer mon métier dans d’excellentes conditions entourées de chouettes collègues. J’en profite pour glisser un mot aux élèves et étudiants qui ont croisé ma route, j’ai eu des classes formidables dont je me souviendrai.

Je pourrais parler du foot que j’ai pratiqué sous toutes les formes en salle, en club [l’AS Saint Symphorien à jamais dans mon cœur]. Je ne dois pas oublier le taekwondo, j’ai pu intégrer le club de ma vie : le Daehan Taekwondo, j’y passé toutes mes ceintures, j’y ai enseigné et j’ai pu rencontrer avec des personnes devenues des proches et amis. Là aussi de belle rencontres avec qui j’ai pu pratiquer jusqu’à aujourd’hui. Tous m’ont apporté entre celui qui m’a appris beaucoup sur cet art, ceux que j’ai vu grandir, qui sont devenus des adultes formidables et ceux que je peux voir au-delà du taekwondo, il est dur de quitter un tel club. Pour ce qu’il m’a apporté, je le remercie. Il y a bien sur le tennis ou encore le footing que j’ai pratiqué avec pleins d’amis ou de connaissances.

Les vingt années que j’ai passées à Reims ne se résumeront pas en un seul article. Ce fut vingt belles années. Je quitte à regret évidemment cette ville m’a beaucoup apporté mais je me dis aussi que j’ai de belles choses à découvrir là où je vais. C’est toujours difficile de quitter un lieu où l’on a ses habitudes, ses amis, sa vie mais c’est aussi parfois une bonne chose pour sortir de sa routine, avancer, évoluer et apprendre sur soi. J’espère que se sera positif pour moi en tout cas.

Je sais que ce n’est pas un adieu, je pars à deux heures de route à peine mais je connais la chanson. Se boire un café au bar du coin demandera un peu de logistique, de la prise de rendez-vous et essayer de voir tout le monde en un weekend ne sera jamais évident. Je sais que je reviendrais car des personnes importantes et qui comptent pour moi vivent ici mais ca sera toujours trop court. Je le vis avec mes amis d’enfance depuis 20 ans, je connais malheureusement la chanson.

Je voulais surtout remercier tous ces gens que j’ai croisé, qui sont devenus mes amis et mes proches pour ce qu’ils m’ont donné. Merci vraiment ! Alors, oui, je pourrais le faire en face à face mais je ne suis tellement pas doué qu’on se dira juste : “à bientôt” comme si on allait se voir le lendemain. Je voulais marquer le coup avec mon blog.

Merci à Reims et merci pour ce que cette ville m’a apporté.

Merci à mes amis rémois pour ce qu’ils m’ont donné.

2 commentaires sur “Ma vie rémoise s’arrête ici. Il est temps de dire Merci.

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  1. Je te souhaite plein de bonheur dans cette nouvelle aventure en très bonne compagnie.

  2. Magnifique au revoir, et super regard sur cette ville ! La route nous réserve souvent de belles surprises 😁

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