Billets d’humeur et autres réflexions

Je suis le garçon parfait

Ce n’est pas moi qui le dit mais toutes mes ex. Oui, toutes sans exception. Je te le promets, sans rire, toutes me l’ont dit. J’ai envie de te dire et si je n’étais que parfait. Intelligent, sportif, ouvert, entier, intéressé, gentil. Tu as vu ce portrait de rêve. Je ne compte plus les éloges dont on me gratifie. Dans la check-list du mec de tes rêves je suis tellement haut, que je suis hors classement. En plus, c’est le genre de compliments que l’on me dit toujours dans un moment très solennel. Elles me précisent toujours qu’elles doivent me parler ou mieux elles le sous entendent tellement que je ne l’entends pas. j’ai juste à demander pour que les éloges tombent toutes seules. Bon en général, on ne se voit plus après cette dernière rencontre et dernier échange. Mais je comprends tant de qualités ce n’est pas facile à gérer. Du coup, j’avoue être assez surpris d’avoir autant de qualités et ne plus avoir de nouvelles mais genre plus du tout….

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Oh mais attendez… Oh mon dieu…ne me dites pas que…J’ai peur de comprendre.

Non… Mais les filles, vous êtes sérieux avec ces arguments bidons ?  Soyez honnête, deux secondes, qui va vous croire, moi? Lui? Peut être la première fois à la rigueur mais bout d’un moment ca ne marche plus…  genre plus du tout. Vous savez, je m’en rend compte, la terre entière se rend compte. J’approche de la quarantaine et je suis célibataire, c’est que je ne dois pas être si parfait [où alors c’est que vous cherchez autre chose…]. Ou alors c’est une expérience sociale que vous tentez mais juste prévenez moi [je donnerais tout promis].

Je ne dis pas que le problème ne vient pas de moi, que vous n’êtes pas sincère mais soyons sérieux. Quand vous achetez un pull, qu’il est parfait, qu’il vous va comme un gant, vous trouvez parfaite avec, à un prix totalement abordable… Est ce qu’il y a une d’entre vous qui s’est dit : non, je ne vais pas le prendre, je risque d’être over bonne avec, les mecs vont me poursuivre dans la rue, me demander mon numéro sans arrêt, je préfère pas le prendre, je risque de créer l’émeute, ça va être ingérable… Hein, sérieusement?

La réponse est NON. Absolument pas… [oui pour de vrai, je ne vous crois pas]

Alors oui l’honnêteté, c’est dur, ce n’est pas facile mais dire : oui votre ex est encore dans votre tête, que vous êtes en mode chasse sur tout ce qui porte une verge, que vous n’avez pas encore prête à réinvestir, que vous êtes en train de vous taper Jo l’indien mais vous avez juste oublié de prévenir le mec officiel, où que vous avez craqué sur le stagiaire de 20 ans pour tenter une expérience cougar, que ca ne le fait pas parce que nous nous correspondons pas qu’au final ca ne va pas le faire ou tout simple bah non c’est tout, vous préférez arrêter là.

Alors oui on va discuter, s’engueuler, essayer de comprendre parce que dans la rupture c’est toujours difficile, parce qu’on n’a pas envie, parce qu’on est déçu, parce que ça fait mal, mais au moins c’est honnête et correct. Mais penser qu’en vous enfonçant [sauf si vous avez été voir ailleurs, ca c’est normal]et en disant que le mec est parfait, ça va bien se passer, vous faites fausse route. Tout ce qui en suivra sera de de l’incompréhension.

Le mec va se dire : “ok je suis parfait le mec idéal et qu’elle a toujours attendu et bien c’est cool, je vais lui laissez du temps, ca va le faire”…. Bah oui ce n’est pas ce que vous voulez… normal cette stratégie est à chier mais vraiment. Alors oui, je l’ai usé mais une fois je crois, je n’en suis pas fier, j’aurais du lui dire que mon ex me tournait autour et que je n’avais pas fait le deuil du tout. Les mecs l’utilisent aussi, je suis d’accord. Mais c’est tout naze, je ne dis pas que c’est seulement l’exclusivité des femmes mais pour l’avoir entendu mille fois, je suis saoulé… les mêmes arguments répétés mille fois, entendu mille fois….

En fait ces dernière années, j’ai l’impression d’entendre vraiment le même disque [il y a un truc qui tourne gerne une VHS maudite ou un truc du genre ou pire un challenge Facebook?]. En fait ca ne me fait pas avancer, ca ne m’aide pas, ca ne m’améliore pas. Je préfère me dire que bon c’est tout ca ne marche pas, je ne lui convenais pas ou mince j’aurais du l’éviter si elle avais son ex en tête pour éviter d’être un tampon hygiénique à relation [parce que bon quand je peux éviter, j’évite, j’ai suffisamment fait l’éponge, le papa, le sauveur…]. Franchement sera un poil plus honnête. Ok ca ne fait pas plaisir, je suis colère, mais peut être même que vous le pensez sincèrement… D’ailleurs parfois, je n’en doute pas. Mais perso, j’en peu plus de cette argumentation peut être parce que je l’ai trop entendu, que je la connais par cœur, que je pourrais écrire ces messages avant même que l’une d’entre vous puisse y penser…

Maintenant, je vais juste demander d’être tranquille et retourner dans ma vie de mec parfait, à la vie parfaite qui fait des trucs parfaits. Je vais surtout réfléchir à ca, remettre ça en question et éviter que je retombe sur ce genre de discours fatigants et répétitifs. Encore et encore. Je croire que je suis fatigué d’être en colère… Enfin ce qui est bien dans tout ça c’est qu’on finit toujours par oublier…

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Blagues Orthographiques

On dit que les blagues les plus courtes sont les meilleures. C’est vrai. La taquinerie et la blagounette sont bonnes quand celle-ci prend fin, pas quand elle se répète à l’infini quand tu fais le moindre mouvement. Quand elle devient répétitive qu’elle vient de potes que je considère comme proche et que je fréquente régulièrement, elle devient lourde et mal placée et surtout très idiote. Parfois l’impression, de retourner la table et te dire à tout le monde d’aller se faire foutre bien profond me traverser l’esprit mais bon je prends mes médocs.

Revenons au fond du problème : mon orthographe enfin je dirais plutôt ma grammaire. Je ne me le cache, je ne suis pas bon en grammaire. j’ai des lacunes en français, je le sais. Pour y remédier, j’ai suivi les conseils de profs de français, j’ai lu énormément pour combler mes fautes, ma syntaxe, mes tournures et autres complications de la langue française. Mais cette méthode à ses limites. J’ai décidé d’écrire car j’en avais envie mais aussi le fait d’écrire reste un entrainement comme un autre pour apprendre et corriger ses fautes. Alors j’écris depuis 10 ans pour essayer de combler mes lacunes.

J’ai eu la chance que des correctrices m’aient aidé en corrigeant les fautes ou en me les signalant. Soit de manière rigolote et pédagogique [je vous aime Emy et Léa, très fort] soit sous les coups de pression [mon ex-espagnole]. Puis les correcteurs occasionnels par message ou sous manière de blagues. Jusque l’a ça allait. C’est fun et détendu.

Puis certains se sont enfilé dans la brèche. En insistant lourdement et en se répétant sans cesse. A lire et c’est là que ca fait mal, j’ai l’impression d’être illettré voire de faire des fautes à chaque phrase voire chaque mot. Bref d’être un bon crétin. Ce serait des inconnus et occasionnel, je m’en foutrais un peu mais quand c’est des proches, tu dis : “euh t’es mon pote ou juste un gros con de passage”.

Alors ca serait pour me corriger ou en message privé pour me dire j’ai vu tes fautes, tu pourrais corriger, ca serait cool et certains le font. mais là j’ai un peu atteint ma limite quand pour la blague j’ai reçu un livre de langue française sur arrêtons le massacre. Je l’ai clairement mal pris. Comme je le dis je n’ignore pas mon problème. Certes je m’expose mais je ne suis pas contre la correction quand on me l’a donne de bon cœur pour m’aider.

Mettons les choses au clair il y a des fautes sur des articles de 450 mots en moyenne. Oui, il y en a, oui je sais, je les corriges quand je les vois. Je relis chacun de mes textes plusieurs fois, pour améliorer la structure, l’alléger et réduire les fautes au maximum.

Non, je ne tape pas au kilomètre et je ne publie pas direct, j’ai fait le travail de relecture, j’ai remplacé mon participé passé par un verbe du troisième groupe et oui j’ai pas tout vu. Oui, je n’ai pas vu telle ou telle faute. Mais quand on crie au scandale pour 3 fautes dans un texte et pas 35, j’envie dire : eh bien aide moi plutôt, non?

Pour rappel, j’ai des problèmes avec le français depuis son apprentissage et je suis plutôt content de ce que j’ai réussi à faire malgré mes difficultés. Orthophoniste en CE1, inversion de mots, problème de prononciation, dyslexie légère, impossible d’avoir une autre note que 0 en dictée, classe à soutien au collège, Section technologique au lycée du à mon faible niveau en général. J’ai eu malgré tout un master 2 et un concours national de l’éducation nationale. Je pense que je devais savoir écrire un minimum français pour réussir ça. Même si mes amis m’ont beaucoup aidé pour mon mémoire par exemple.

Donc oui, je n’ai surement pas votre facilité avec la langue française, peut être que pour vous écrire sans faute ce n’est pas un problème mais pour moi un simple texto mérite une relecture [oui même quand il y a des fautes, j’en ai corrigé quelqu’unes] et comme je l’ai j’écris car j’y travaille, que je serais jamais contre quelques corrections présentées avec tact.

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oui les blagues les plus courtes sont les meilleures.

Fin d’hibernation

Mes vacances se sont terminées. J’ai déjà repris le lycée pour un rush final et pour donner un skill maximum à mes élèves. Je dois les préparer à affronter leur boss final qui est le bac. J’avoue que je suis bien content d’arriver à cette période. Entre mon état d’entrée en vacances et la sortie, il y a un mieux. Because une année de rush, de cours et encore de cours qui n’étaient pas prévus au programme. Autant vous dire que j’ai l’impression d’être un gros ours mal léché qui sort de trois mois d’hibernation, en mode « laissez-moi me réveiller et prendre un café ». 

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Si vous suivez le blog et que vous n’en n’avez pas l’impression car je publie régulièrement, je prends toujours des photos, j’ai mis une nouvelle rubrique en place [une destination et trois cafés pour les trois du fond qui ne suivent pas]. Vous avez peut-être même eu l’impression que ma vie se jouait sur Legend of Zelda. C’est normal mais dans les faits pas tant que ça. La grosse majorité de mes publications ont été écrites durant les vacances de Noel et mes articles de cafés sur la base de mes bons souvenirs à travers le monde [souvent que des réécritures]. En fait, j’ai rushé dans l’écriture durant mes vacances car ça me soulageait et me sortait du taf. D’octobre à Décembre, je me noyais sous le taf. Ecrire a été une bulle d’air.

Alors pour les plus observateurs  [ou mes fans inconditionnels] à partir de Janvier, il y a eu le voyage à Bologne mais très honnêtement, je n’ai rien vraiment écrit de nouveau depuis. Mes vacances de Février ont suivi le chemin du rush dans lequel je vis depuis la rentrée. Mais que s’est-il passé ? se demande le lecteur incrédule.

En effet cette année, j’avais un plan. Après mon grand voyage en Amérique du Sud. Je voulais profiter, me poser. J’avais dit non à certains cours supplémentaires à la fac, stopper mes cours d’espagnol [mais rassurez-vous, je le pratique encore, ouais bon ok, j’essaie], promis de regarder moins de films, de profiter de mes soirées. MAIS mon année scolaire et de travail ne s’est pas trop passée comme prévue. Elle a été fortement chargée peut être un peu trop. Des heures supplémentaires à plus savoir qu’en faire chaque semaine, plus de classes, plus de préparation, plus d’épreuves de bac, de tutorats plus de tout au lycée… La faute à la fornication joyeuse qui a suivi notre victoire de 1998. Donc des centaines de lycéens sur le marché dont il faut bien s’occuper. Un nombre de prof n’ayant pas cru de la même façon [pour faire simple, il est resté le même]. Mon lycée comme beaucoup d’autres, comble les trous avec les moyens du bord.

Conséquences pour moi, mes beaux projets de “on va la jouer cool cette année” sont tombés complètement à l’eau. Plus d’heures, plus de taf perso et beaucoup moins de temps pour écrire, voire penser à écrire. Ma tête étant au taf 6 jours sur 7 et toute la journée. Quand j’ose partir un weekend, autant vous dire que toutes mes soirées prennent chères et mes heures de sommeils avec. Difficile de penser à autre chose. Je me couche toute la semaine à plus d’une heure de mat’ et je me lève hyper tôt [comprendre avant 7H]. Le Samedi n’est que grasse mat et sport pour repartir dans la joie et la bonne humeur du taf le dimanche. Alors je m’accorde des pauses [ciné, sport] mais cela plombe encore plus mon emploi du temps.

Car ce que j’avais décidé d’abandonner au profit d’autres activités, ne m’a pas aidé me dégager du temps. Un entrainement plus régulier et plus sérieux depuis Janvier qui m’a fait perdre quelques kilos. Entrainement aux 10 km, entrainement de taekwondo plus intensif, plus de technique car j’ai eu un regain de motivation pour m’améliorer. Mais au détriment de mon temps libre. Moins de films mais plus de jeu vidéo [saloperie de Zelda…] au final, un jeu à somme nulle. J’essaie aussi de lire mais je m’effondre de fatigue sur mes livres.

J’essaie alors de partir le plus régulièrement possible de Reims, pour m’éloigner du taf et souffler. Pourquoi? Car sinon je pense au taf, je travaille ou je reste planté dans mon bureau. C’est ce que j’ai voulu faire durant mes vacances de Pâques mais tellement pris que je ne savais pas où aller. La Bretagne était cool, mais j’en encore besoin de reprendre mon souffle. Le mois de mai avec ses ponts, les anniv de famille, de potes, les voyages prévus vont pouvoir me faire sortir de cette longue hibernation professionnelle où seule compte la réussite de mes élèves.

En attendant, j’essaie de faire la part des choses pour reprendre mon souffle entre deux brasses de travail pour avancer et j’espère ralentir le rythme pour me consacrer à des choses plus légères.

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En ce moment, j’ai l’impression d’avoir un sévère manque de temps pour écrire ou j’ai un peu la flemme d’écrire peut être… Ou tout simplement un petit manque d’inspiration, je ne sais pas. C’est peut être tout simplement que je procrastine. J’ai des micros sujets qui me traversent la tête puis rien, quelques mots ici et là… Cela arrive… Je dois dire que quand tu es submergé par le travail, la vie est assez plan plan.

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Je vais essayer de profiter de mon anniversaire pour tirer le bilan de cette année qui semble naviguer en des flots tranquilles après des temps incertains et d’une mer démontée [le volume d’eau, pas ta maman]. J’avoue que l’exercice n’est pas évident mais ce blog au delà de mes voyages et aussi un lieu où j’aime porter mes réflexions.

Alors oui, un an de plus de mes 37, eh bien cela fait 38 ans… [enfin pour l’Etat civil vu que physiquement j’ai du mal passer les 30 merci à toutes ces personnes qui me donnent toujours 10 ans de moins]. Aujourd’hui, à l’approche de la quarantaine, je me suis accepté comme je suis, enfin j’ai cette impression. Je vis au jour le jour me projetant seulement dans des voyages et plus dans des projets de vie qui au fond ne me concerne plus aujourd’hui. J’ai accepté de renoncer à certaines choses. Attention, Je n’ai pas perdu espoir mais disons que j’accepte ma réalité et que refouler certains rêves ou certitudes d’enfants ce n’est pas bien grave. J’ai compris que je ne pourrais pas tout réaliser ou faire comme je le veux ou le désire. Je suis passé d’un “je voudrais” à un “on verra bien”  voire “si c’est possible, éventuellement”.

A 38 ans, je pense bien que le moi de 15 ans m’imaginait marié avec le Sénic et les gamins. Il faut être réaliste, ce n’est pas du tout le cas. D’ailleurs, c’est bien quelque chose sur lequel j’ai fait une croix, certes pas définitive mais qui n’est plus une “priorité” [même si au fond cela ne l’a jamais été]. Surtout, je pense que ma vie ne porte pas la dessus, je trouvais ça naturel d’y penser quand j’étais en couple mais vu mon ratio couple/célibat, je ne peux pas dire que cela m’ai obsédé. Je réalise que j’ai fais pleins d’autres choses seul et que j’ai pleins d’autres choses à faire, à voir à découvrir et à rêver. J’ai décidé d’avancer seul sans me soucier de l’éventuellement, du demain, de l’hypothétique et d’un probable “c’est la bonne”.

Cela peut paraitre égoïste, certes mais je n’ai pas envie de m’enfoncer dans une attente caduque. Car personne n’attend rien de moi et je n’attends rien de personne. Je veux être avec mes amis, profiter des gens qui m’entourent, faire ce qui me plait, ce que j’aime et non plus attendre l’éventualité de la possibilité d’être deux. Je ne dirais pas que ca n’a plus d’importance ou que je vais aligner les conquêtes. Je n’ai aucune envie de faire ça. Je ne veux juste avancer pour moi, ne blesser personne, vivre ma vie avec mes passions.

Depuis mes 37 ans, je me concentre sur mes amis et mon unique bien être, cela m’a permis d’accomplir des choses que je n’avais pas fait comme partir en road trip en Amérique du Sud, parler une langue étrangère en quasi continue durant un mois et demi mais aussi continuer d’aller régulièrement au ciné avec mon double maléfique pour débattre sans fin, me boire un café dans un coffeebar parisien, boire un Perrier quand les autres sifflotent une bière, faire comme les jeunes de 20 ans quand je m’entraine et dire que je suis trop vieux pour ces conneries, parler trop vite, faire des photos, ne pas avoir de second degrés, faire des expos et continuer ma quête de chai latte, entendre dire que Nico m’aime, voir mes potes d’enfances, jouer à des jeux rétro, lire des BD, préparer des voyages à l’autre bout du monde, dire “je vous aime bande de salope”… 

je veux continuer ce genre de choses.

J’ai profité de mes 37 ans pour vagabonder à travers le monde, rencontrer des personnes, bref me balader à droite et à gauche sans réellement me poser. Mon esprit n’avait pas besoin de se poser et cela a été porteur, j’ai fait de nouvelles rencontres intéressantes, découvert bien des choses.’ai voyagé et je l’ai fait pour moi. Pour mes futurs voyages, je décide où je pars. Seul puis si quelqu’un se joint à l’aventure de ma vie pour m’accompagner, il n’aura qu’a appuyer sur Start pour rejoindre la partie. Si je le veux bien pourquoi pas mais je ne suis plus dans l’état d’esprit d’attente. J’avance…

Au final, ces 37 ans m’ont donné envie de me poser, de profiter de Reims, de mon appart et des gens qui m’entourent. Bref ralentir le rythme et juste de profiter du temps qui passe, laissez la vie s’écouler.

En réalité cette année qui s’annonce, s’annonce rémoise toujours avec des projets de voyages qui prennent déjà forme, découvrir de nouvelles contrées mais aussi profiter des amis, de passer du temps avec eux bref des soirées avec eux autour de thèmes de prédilection films, jeux vidéo, café cheese-cake etc. Il est important pour moi  d’être chez moi et de profiter de gens qui m’entourent et tout en découvrant de nouvelles choses. Je ne veux pas m’accrocher à des illusions de « vie normale » qui ne correspondent pas à ma vie mais de vivre ma vie telle qu’elle est, composée d’horizons lointains, de gens différents, intelligents avec qui j’ai de réels échanges, de lectures, de partage, de ciné, de copains et du chat.

Vous me direz que je n’invente rien, que j’écris des banalités. C’est exact, ce n’est rien plus que ça. Je ne compte pas faire d’éclater ou de faire de trucs exceptionnels, je vais juste arrêter d’attendre un truc que je n’ai jamais vu, accepter que certaines choses ne sont parfois que des rêves mais sans arrêter de rêver ou d’imaginer pour autant. Essayer d’en accomplir certains et continuer à rêver à d’autres.

Je vais juste me poser là, tranquille, au calme et profiter.

Voyager Seul

La question que j’ai le plus entendu avant et pendant mon voyage c’est “mais tu pars seul?” ou “tu pars avec des amis? ». Et la réponse la plus courante est souvent “Quel courage”, quand je réponds que je suis seul. Mais certains interlocuteurs n’hésitent pas  à rajouter “Je ne pourrais pas”, “voyager seul, j’aurais trop peur”, “tu as de la chance” etc. Alors que je lisais un article partagé par une amie sur le fait de voyager seul, l’idée m’est venue de partager avec vous l’expérience de voyager seul mais aussi de faire la différence entre voyager seul ou en groupe voire en couple.

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Ce n’est pas la première fois que je pars seul et mes diverses expériences ont été différentes. De part l’expérience accumulée mais aussi, tout simplement parce que le fait de partir seul n’est pas forcément un choix inhérent à ma volonté de partir. Je ne vais pas vous faire un retour métaphysique ou philosophique sur le fait de partir seul. Je vais vous parler de mon vécu.

Dans mon cas, la première des raisons pour voyager seul est tout simplement ma situation. Pas de femme ou de petite amie, des amis qui ne désirent pas forcement partir au même endroit que moi ou tout simplement qui ont des familles, des délais plus court, d’autres priorités, ou pas les mêmes attentes que moi. Bref, premier constat, je suis seul, j’ai des envies de voyages. Qu’est ce que je fais : rester chez moi à me faire bien chier en me disant les autres ont de la chance de partir tout en attendant un éventuel volontaire ou aller là où j’ai envie, sans me poser de questions et sans attendre. J’ai choisi la seconde option : Je pars et si on veut me rejoindre [et si j’ai envie qu’on m’accompagne] je donne mes dates, on s’organise et let’s go. Si je suis seul, aucune importance, je vais profiter.

Deuxième chose : partir à plusieurs signifie faire des concessions, il est facile d’en faire avec sa petite amie car on partage souvent une vision commune des choses et que le voyage peut être un choix commun. Avec des amis ou des connaissances cela peut être différent. Et des choix peuvent s’imposer que vous n’auriez pas choisi ou des choses que vous ne ferez pas du fait que vous devez prendre des décisions à deux ou plus. C’est un risque qui, je l’avoue, me fait peur sur une longue durée. Quand je propose, je propose souvent sur une courte durée [une sorte de test] et ca se passe très bien. Mais plus long, j’hésite. Sur les voyages à plusieurs, je choisis bien les gens avec qui je pars et surtout la raison d’être c’est que chacun est libre de faire ce qu’il veut.

Quand la décision est tranchée, il faut partir et il peut y avoir des appréhensions d’être seul mais au final c’est une expérience, une vraie. Celle où on se sort les doigts car personne va le faire pour toi. Dans mes anciens voyages, je comptais sur mes ex car elles étaient bien meilleures que moi en anglais ou espagnol. Puis j’ai fait du Airbnb en tant qu’hôte, j’ai du parler anglais ou espagnol avec des gens du monde entier. Puis à force de parler et bien tu y arrives, tu prends même la confiance. C’est en te débrouillant seul au pied du mur que tu fais des actions que je n’aurais jamais fait ou dont je me doutais pas que je pouvais faire . Et c’est vraiment l’expérience du voyage seul qui émerge : se débrouiller.

Les gens t’aident aussi plus facilement car tu vas chercher l’aide plus facilement auprès des gens. En couple ou en groupe, c’est le groupe qui doit aller vers les autres, là c’est l’inverse. C’est toujours seul que j’ai été aidé ou abordé par d’autres. En couple ou en groupe, la décision est prise à plusieurs, l’un va demander voire le groupe trouve la solution lui-même. En clair, le groupe s’auto-suffit.

Voyager seul c’est aussi être avec soi-même mais vraiment. Là tout dépend de votre nature. Perso, je suis un solitaire, être seul est quelque chose que je connais bien et qui ne me dérange pas. Ne pas parler à d’autres, vivre mon truc dans mon coin, c’est des choses qui vont très bien. Si vous êtes une personne qui ne peut vivre sans socialisation, c’est plus compliqué même s’il est facile de lier connaissance, il se peut que l’on retrouve seul à marcher, à visiter, à manger ou à boire des cafés. C’est une expérience mais cela peut être une difficulté. Etre seul au resto pour juste manger est différent que de s’installer avec un pote pour discuter. Durant mes voyages, je privilège plutôt les repas dans mon logement ce qui me permet de me reposer, préparer la suite, lire ou regarder un film. La personnalité joue beaucoup.

Après vivre en auberge de jeunesse, sortir dans les bars, aborder tous types de personnes si c’est votre caractère ça passe, c’est sur et renforce l’expérience du voyage car vous allez rencontrer des gens qui ont cette mentalité du voyage et les points communs sont nombreux. Mais quand on est plutôt réservé et que l’on ne maîtrise pas la langue, les soirées sont souvent solo. Pas par choix mais tout simplement, je ne savais où sortir ou je n’avais pas envie de me retrouver seul devant un verre. Personnellement, je me vois mal me planter dans un bar, vider des verres en attendant que l’on me parle ou que je parle à d’autres, ne buvant pas d’alcool ça n’aide pas mais ce ne m’a jamais gêné car je le vis très bien. Evidemment je vous ne parle pas de partir seul dans un hôtel durant 15 jours, je parle de road-trip où le voyageur est en mouvement, le sac sur le dos. je ne suis pas du genre planté dans un hôtel sur la plage.

Mon expérience du voyage m’a fait rencontrer des gens, il suffit de parler, d’échanger… Encore une fois cela dépend de votre nature, et je suis de nature timide comme quoi voyager ça aide, j’ai brisé pas mal de barrières. Il y a un an, j’étais seul, j’ai passé un bon voyage mais je n’avais pas fait de vraies rencontres mais des échanges lors de mes blablacars. Je visitais des villes, je voyais des choses nouvelles régulièrement, je n’avais pas le temps de m’ennuyer. Cette année, j’ai fait des rencontres tout le long, c’était génial car la plus-value est énorme, le fait de parler, de sortir ou d’échanger avec des locaux ou des voyageurs est une énorme ouverture d’esprit. Tout dépend du voyage et de votre nature.

Mais j’avoue qu’après quelques voyages seul, je me pose aujourd’hui la question de repartir seul. D’un coté, je n’ai pas envie de m’empêcher de partir si je suis seul, c’est du gâchis. C’est se cacher derrière une fausse excuse pour rester inerte et ne pas se lancer, ne pas dépasser ses peurs. On part, on fait des erreurs, je me suis trompé de bus, j’ai raté des opportunités parce que je me suis trompé ou j’ai mal compris mais je retombe toujours sur mes jambes et l’expérience me permet d’améliorer mon expérience et d’y arriver mieux que je ne l’aurais imaginer. Des erreurs, de l’expérience, de la correction, La vie quoi.

Puis d’un autre côté, je me dis que j’aimerais partager ce vécu et vivre un truc un peu moins seul ou du moins plus court. Je ne sais pas, je regrette rien, aucun voyage mais l’envie de partager est là, j’avoue que le blog ou instagram sont de bons palliatifs pour partager l’expérience même si c’est moins intime. Cette année, les retours, les petits coms ou les like c’était top et ont parfaitement accompagné mon voyage. Paradoxalement, à la fin de mon voyage, cette idée de voyager avec quelqu’un avait disparu, repartir seul n’était plus un problème, je m’en foutais car voyager qu’est ce que c’est bien.

Je me répète mais je parle de voyage en mode road-trip si vous squattez un hôtel ou si votre type de voyage, c’est squatter la plage, pour moi c’est synonyme d’ennui sans fin. Je détestais ça gamin…autant dire que ce n’est pas concevable aujourd’hui et surtout je suis célibataire sans enfant, donc cela n’a aucun intérêt bien que je comprends bien le principe avec une famille.

Pour résumer, les plus :

  • Choix du programme, activité libre, aucun contrainte, pas de sentiments d’avoir rater des choses parce qu’on a suivi le groupe.
  • Sortir de sa zone de confort, apprendre vite et se découvrir de nouvelles capacités.
  • Facilité à aller vers les autres, découvrir des personnes, des locaux, communiquer.

Les moins :

  • Savoir se supporter, être seul est une expérience, ne jouer pas les kakou avec je veux me retrouver avec moi-même alors que vous ne l’avez jamais fait. Cela peut être dur.
  • Pas de partage en direct avec une personne, on vit l’expérience pour soi et on la vit seul. Aujourd’hui avec les réseaux, il est largement possible de partager et d’avoir des retours d’expériences qui sont bénéfiques.
  • L’ennui si on a rien prévu (Films, livre), encore une fois c’est prévoir d’être seul dans un lieu inconnu. J’aime m’assoir dans un café et lire, regarder un film etc, prévoir ses activités pour la suite etc… je sais très bien gérer mes moments solo, je ne suis pas un exemple. Il faut se connaitre.

Pour terminer beaucoup disent que j’ai de la chance. Il ne s’agit pas de chance mais de volonté, de choix. Partir est un choix pas une chance. Je me suis créer des opportunités pour partir. Chercher des bons plans, me créer mes parcours, mes voyages, me débrouiller, ce n’est pas une question de chance. Financièrement, c’est clair que je consacre une somme relativement importante au voyage [budget annuel de 5100 €pour 55 jours de vacances pour cette année, soit un coût de 95€ par jour] mais c’est modulable, les gens peuvent partir moins temps [35 jours de temps moyen de congés ça réduit directement le budget], je suis seul et je travaille beaucoup à coté pour financer ce choix. Mais j’ai fait ce choix, je pourrais travailler moins, glander devant ma console et lire mais j’ai envie d’une vie riche en vécu donc le voyage complète ma vision de la vie : Amitié, voyage, lire, culture, histoire, film et jeux vidéo.

Voyager seul doit être le résultat d’une volonté et d’un désir. Il faut être sûr de vous et surtout être prêt à affronter seul, diverses situations. C’est une expérience qui fait grandir, qui apprend sur soi et ses capacités. Mais elle doit venir de soi et ne pas être ressentie comme une contrainte cela gâcherait l’expérience. Pour moi c’est une excellente expérience différente du groupe ou du couple mais tout aussi enrichissante.

Failles

Je me décide à réécrire de nouveau. C’est difficile. J’en ai l’envie mais pas les mots pour le faire. Depuis décembre, pas un mot, pas une ligne. Je n’écris pas, plus. Pas d’inspiration, pas d’envie, pas d’idées. Me suis-je asséché ? Est-ce que je vois le monde qui m’entoure ? Suis-je encore en éveil ? Présent ? ou absent ?

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Je m’aperçois que ce sentiment de vide ne se limite pas à l’écriture. Dans beaucoup de domaines, j’ai l’impression de faire du superflu. Il envahit ma vie, comme un conquérant sans pitié, ni égard pour moi. Comme si j’avais mis le mode automatique de ma propre vie et le laissait faire en me disant que j’allais reprendre tôt ou tard les commandes sans savoir quand. Pourtant le temps passe et j’ai l’impression de m’enfoncer dans d’obscures ténèbres dont je peux m’extirper.

Comme si je devais avancer pour avancer sans me soucier de rien, ni d’où je vais. Comme si je devais ne pas stopper ma course pour arriver à bout de souffle. Comme si je devais m’écrouler sans force au bout de cette route noire. J’ai l’impression que ceci est peine perdue, que cela ne mène à rien, qu’il n’y aucune raison de prendre une telle route. Je m’aperçois de ce combat inutile. Qu’il faut ralentir le rythme, prendre le temps d’observer, de sentir le flux autour de moi, le vent qui souffle, les odeurs et les bruits, m’imprégner à nouveau de la vie qui m’entoure.

Arrêter de se battre contre un vide qui ne combat pas. Il faut rediriger mes forces faire des choses plus utiles, moins futiles qui me permet de tracer un meilleur chemin. Surtout un nouveau chemin. Mais quand je me stoppe, une sorte de vide immense semble apparaitre, qui peut me happer et me faire disparaitre alors j’avance à nouveau comme si je devais fuir ce vide.

Alors j’avance, m’instruis, enrichis ma culture, m’entraine toujours plus, prépare mes voyages, vois mes amis, je lis, je fais ce que j’ai toujours fait comme si tout était normal, comme si cela suffisait à faire disparaitre ce vide. Mais au fond, seul le but me manque. Il serait peut être temps de se poser. De redéfinir mes propres objectifs, rassembler mes forces, observer ce qui m’entourent et abattre un à un les obstacles qui me font front.

Il ne s’agit pas de réussir, ni de gagner. Il s’agit d’apprendre à nouveau, de respirer, de reprendre ce souffle, d’avancer plus sereinement, de se relever le sourire aux lèvres. Faire disparaitre la colère de mes yeux, de mon âme. Il ne s’agit plus d’abattre un adversaire en y mettant tout sa rage pour s’écrouler ensuite. Mais seulement observer pour savoir frapper au bon moment et vaincre sans combattre. Reprendre le bonheur là où il est et le savourer comme si c’était la première fois aussi simple qu’il soit.

Il me faut redonner du goût aux choses, les plus infimes qui soient, les plus insignifiantes. Me faire lâcher du lest, faire tomber ma rage, ne plus être colère, accepter ce que je suis aujourd’hui. Il est peut être temps de fermer les yeux, de ralentir le rythme et inspirer, mettre mes sens en éveil et esquisser un sourire après avoir constaté ce qu’il me reste à affronter.

J’aime à penser, justement, que je suis de ceux qui sourient quand ils sont à terre. Car je pense à la suite, à me relever, recommencer et apprendre encore et toujours.

Il est, peut-être, tout simplement temps de ce dire que tout ceci n’est pas la fin mais le début.

Mes 37 ans, 27 ans et 17 ans

Une année de plus. Je vieillis donc. Où comme je préfère le reformuler : je grandis. Enfin, si je prends en compte mes cadeaux d’anniversaire, je suis toujours un éternel ado. Les personnes qui croisent ma route, me donnent toujours cette improbable vingtaine que j’ai quitté il y a quelques années, ce qui est plaisant, ne nous le cachons pas. Pourtant je m’en éloigne de plus en plus.

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J’approche de la quarantaine en ayant validé aucun point que mon âge civil aurait dû remplir sous le diktat des bonnes gens [et mes parents] : pas de mariage, pas d’enfants et pas propriétaire [et pas de labrador, pour ça merci]. Ces conditions qui me paraissaient évidentes il y a 20 ans, voire 10 ans, ne semblent être que des chimères dictées par nos parents pour rentrer dans une norme. Cette norme de la quarantaine à laquelle je ne réponds pas.

A laquelle je n’ai pas envie de répondre. Aussi bien par choix qu’à cause des chemins tortueux de la vie qui vous obligent tant bien que mal à suivre des routes sur lesquelles vous n’étiez pas préparés ni que vous vouliez emprunter. Mais la vie est ainsi faite.

Suis-je pour autant malheureux ou ai-je cette impression de ne pas avoir rempli ma vie ? Non, définitivement non. Je reste cet idiot heureux de vivre qui prend celle-ci comme elle vient. Je ne semble toujours pas prendre la mesure des années qui passent. Avançant pas après pas en essayant de faire de cette vie quelque chose d’intéressant. Pourtant mes 37 ans ont une saveur de nostalgie car ils marquent deux passages importants de ma vie. J’ai repensé à ce  Moi d’il y a 20 ans et celui d’il y a 10 ans.

Il y a 20 ans, j’avais 17 ans. J’étais cet élève de terminale auquel, aujourd’hui,  je fais face quotidiennement. Mes cheveux poussaient, ces fringues trop grandes, mes Carterpillars aux pieds, ce treillis, cette timidité maladive, ce gars effacé qui désirait qu’une chose c’est que l’on l’oublie pour avoir un peu de tranquillité. A qui on ne promettait pas une très longue poursuite d’études déjà que le bac ça allait être compliqué…

Puis 10 ans ont passé. J’ai obtenu un Bac +5, j’ai commencé à enseigner. J’avais 27 ans, j’intégrais l’éducation Nationale. 10 ans après l’obtention de mon bac, j’étais passé de l’autre côté, je faisais face à mes premières. Je parlais donc avec plus d’aisance devant une horde de trente-cinq gamins. J’avais gravi les échelons universitaires, pratiqué le métier de mes rêves et réussi un concours national. J’avais outrepassé la meilleure des projections sur mon avenir.

Aujourd’hui, j’ai 37 ans. Dix nouvelles années ont passé. J’ai décidé d’affronter mes autres démons. Parcourir le monde, j’ai voyagé bien au-delà de ce que j’aurais pu imaginer. En Asie, en Amérique du nord, l’Europe. J’ai repris la pratique des langues. Je me suis plus exprimé en anglais et en espagnol ces 10 dernières années qu’en 11ans d’apprentissage scolaire. Pour une personne qui ne pouvait plus voir le terme LV1 ou LV2 en peinture, c’est un bien grand progrès.

Surtout, ces vingt dernières années m’ont permis de croiser des personnes formidables au-delà de mes amis d’enfances qui ont toujours formé le socle de ma propre vie. Des personnes qui m’ont offert l’ouverture, la confiance, le second degré, la mise en abime, le sens critique. Qui ont su me reprendre et me corriger sur mes erreurs. Que j’ai retenu ou non, indulgent ou non sur mes prises de positions, qui m’ont aidé à m’affirmer en tant que tel. J’ai l’impression d’avoir un peu de chacun en moi qui me permet d’avancer et d’acquérir de nouvelles expériences. Depuis le Bac, le concours d’enseignant, bien des choses se sont passés et j’espère que d’autres arriveront.

A 37 ans, je me demande encore comment sera la suite, quelles sont les choses que je vais voir, découvrir? Bien que je sois le principal artisan de ma vie sans ceux qui ont pavé ma route, je ne pense pas que je serais allé aussi loin. Merci à tous, je vais continuer à avancer et progresser encore et encore quelques soit le domaine, m’enflammer pour mes passions. Le tout est d’apprendre encore et encore et de retenir la leçon.

Merci.