Mes bandes dessinées

Mes bandes dessinées #48 : Tetris

9781626723153Ecrire une BD sur le jeu vidéo cultissime Tetris semble improbable, c’est pourtant le pari réussi de Box Brown. Auteur américain dont je ne l’ai lu aucune BD mais talentueux. Une BD qui est devenu coup de coeur en cours de lecture. Je l’avais feuilleté par curiosité chez mon dealer mais qui ne m’avait pas fait franchir le pas de l’acte de consommation. Ce sont finalement des bonnes critiques qui me diront de l’acquérir car ultra passionnante. Et elles avaient raison. C’est une super BD.

Qui n’a pas jouer à ce jeu Tetris, jeu qui semble être inventé pour le [ou la, ne sont soyons point genré] gameboy. Tetris raconte la création du jeu, de son créateur mais surtout les péripéties de ce jeu pour qu’il arrive en occident. N’oublions pas, ce jeu russe de l’époque communiste cette bonne vieille URSS. Il n’avait pas vocation a dépassé le bureau où il a été conçu [parce que le grand capital, c’est non]. Mais fort de son succès au sein même de l’administration russe et suite à bien de rebondissement, nous l’avons tous découvert sur Game boy en 1989. Je n’en dirais pas plus car c’est du pur spoil.

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Ce livre est une mine d’or sur ce jeu. Qui l’aurait cru qu’une si grande aventure avait été à l’origine de ce succès mondial. La BD m’a même fait découvrir un syndrome Tetris appelé Effet Tetris [tu me crois pas? clique ici, tu vas vois]. C’est une bd qui s’adresse vraiment aux fans de la petite histoire mais aussi du jeu vidéo ou tout simplement pour les curieux. ce livre est vraiment instructif. Le dessin ou la coloration pourrait rebuter [et j’avoue que c’est ce qui m’a freiné] mais au final, il est parfaitement adapté à l’histoire et je me suis plongé dedans dévorant chacune des nombreuses pages de cette BD.

Que vous dire à par de foncer l’acheter et de prendre du plaisir à lire.

Tetris de Box Brown, Edition la Pastèque, 19€

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Mes bandes dessinées #47 : La quête de Dai–Dragon quest (Fly)

On se calme les puristes fanboys Franco-japonais, oui, j’ai écris FLY. Oui, je sais que ce n’est pas le nom du héros mais celui que lui a affublé la série animée traduite en français durant le club Do [t’es un ancien, si tu connais]. Le manga Dragon Quest, la quête de DAI [le vrai nom du personnage principal] a bénéficié dans un premier temps d’une traduction à partir de l’animé sorti en France. La version J’ai lu, la première édition de ce manga a conservé les noms français des héros parce que le marché était nouveau.

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A l’époque en 1995, C’était la grosse mode des mangasses et tout ce qui ressemblait à un éditeur français courrait au Japon pour choper une licence auprès de Shonen Jump. J’ai lu faisait parti de ceux la, quelques grosses licences en poche [Captain Tsubasa, Hokuto no ken, City hunter], et c’était parti pour le pognon [j’ai lu arrêtera en 2006, tous ces titres ont été racheté et réédite avec une meilleure traduction et une nouvelle mise en page]. Fly/La quête de Dai faisait partir de ceux là. C’est d’ailleurs l’édition  j’ai lu que j’ai passé des heures et des heures et qui doit peut être valoir des millions de dollars.

J’avais acheté les deux premiers tomes car en 1995 la moindre sortie de titre valait pour moi  : “Olallalla des mangas, vite, prenez mon argent!!” Puis j’avais acheté quelques tomes dans le désordre. j’ai possédé, pendant très longtemps, seulement 5 volumes de cette série…. mais je les relisais tout le temps [je les ai lustré tellement que je les ai lu en vrai]. J’ai donc décidé des années bien après de me faire toute la série, hop hop 37 volumes en poche. Je les ai aussi lu  et relu plusieurs fois, car c’est un excellent manga d’aventure/action.

Alors de quoi s’agit il? d’un manga d’héroic-fantasy de type shonen inspiré d’un jeu vidéo RPG Dragon quest. Jeux vidéo ultra populaire dont le chara-designer des jaquette et des personnages est Akira Toryama himself [l’auteur de Dragonball, pour les incultes du fond]. Il s’agit d’un manga adapté d’un jeu vidéo qui possède une sacrée aura au Japon.

Pour l’histoire, c’est assez classique pour un JRPG. Les forces du mal réapparaissent àpres des années de pays et l’Elu va se battre en progressant et devant de plus en plus fort à chaque fois [JRPG Japonais] Tout comme dans le jeu, il rencontrera des amis, des ennemis et formera une équipe qui va aussi progresser. Il y aura des magicien, paladin, guerrier, bête etc…D’ailleurs, le manga rependra les éléments du jeu vidéo et du système de RPG comme les invocations et leurs évolutions, l’équipement, le repos, les sorts de guérisons.

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Fly/Dai est un personnage attachant et un très bon héros qui aura des doutes, qui croisera foule de gens et deviendra progressivement le héros de toute l’humanité. C’est un excellent personnage mais il aura autour de lui des adversaires et des alliés aussi bien badass qu’attachant. La galerie de personnages est très importante mais tous ont leur caractère, leur but et ne dépende pas que du héros. L’histoire sera se concentrer sur d’autres personnages pour faire avancer l’histoire. De de fait, c’est un des points fort de La quête de Dai, on y revient constamment. Je ne compte plus le nombre de fois que j’ai lu et relu ce manga juste parce que je suis tombé sur un volume.. [paie ton enchainement de 5 à 6 volumes]. Pourquoi, car ce manga propose de l’aventure, des combats épiques, des retournements de situations, des sacrifices bien badass et émouvant, des bonhommes qui se battent larmes à l’oeil, de l’amitié virile!! Bref c’est un excellent shonen bien que méconnu.

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Que vous dire à par foncez le lire, j’espère vous avoir donné envie de lire ce manga, La quête de Dai. Je vous recommande la version Glénat qui est encore dans le commerce [la version J’ai lu doit encore trainé sur le bon coin.]. Puis pour les vacances d’été, ca sera une excellente lecture pour les lecteurs en manque d’aventures héroiques.

Mes bandes dessinées #46 : Gunnm

J’ai découvert cette série alors que j’avais les cheveux longs et que je tentais de passer mon bac. Manga culte décrivant les aventures de Gally dans un monde post apocalyptique cyber punk [oui tout ça]. La bande dessinée a commencé dans les années 90 et se décompose en trois saisons. ce découpage est liée aux différents arrêts de la série ou de l’auteur sur les 25 dernières années. La dernière vient de débuter en France, la bonne occasion de vous parler de ce manga qui ne vieillit pas.

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A l’époque, cette bande dessinée m’avait littéralement subjugué. Les thématiques sont traitées avec brio : la découverte de soi, la découverte des sentiments, de sa vraie nature, le rejet du monde, la dépression [oui, tu as bien lu]. L’univers est tout aussi intriguant. Un monde post apocalyptique dont on ne sait rien mais que l’auteur étoffe à l’aide, de nota bene, de chronologie fictive où découvertes, évènements, théories étoffent les dires des personnages.

Gunnm : La première saison compte 9 tomes publiés de 1990 à 1995. On découvre Gally, son monde et des personnages hauts en couleurs. Gally est un cyborg qui a perdu la mémoire mais semble être doué pour le combat et maitrisé une technique de combat martienne : le Panzer Kunst. Mais au-delà de son personnage, l’auteur a su décrire un monde cruel et sans pitié où seul la loi du plus fort règne. Un univers qui semble livré à soi même et se limiter à la décharge. C’est le nom de la ville où se déroule le manga, dominée par Zalem source de fantasmes et ville utopique. Notre héroïne va grandir et évoluer dans cet univers. Elle va devenir chasseuse de prime, puis star du motorball enfin espion à la solde Zalem quand elle sera totalement désabusée. Elle croisera régulièrement son ennemi le Dr Nova, génie ou être malfaisant.

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Avec son univers fouillé et ses personnages, c’est une saison que j’ai adoré lire et relire où le personnage de Gally est vraiment intéressant souvent blessé, parfois sans espoir dans ce monde sans pitié et pris au doute jusqu’à la fin. Cette saison noire, souvent sans espoir mais toujours sur un rythme endiablé reste pour moi une référence en la matière.

Gunnm Last Order : Cette seconde saison est une réécriture de la fin de la série Gunnm sortie de 2000 à 2014. Cette dernière s’était finie brutalement. Un problème de droit ou de fin de publication, la fin de la saison 1 conclut de manière expéditive le manga et l’histoire de Gally. L’auteur reprend son héroïne à son arrivé sur Zalem et réécrit toute la fin pour prolonger l’histoire qu’il avait imaginé pour la poursuivre dans l’espace et élargir encore plus son univers. On y découvre une confédération extraterrestre où l’humanité s’est étendue dans la Galaxie : conflit, centre d’intérêt, lutte entre laissé pour compte et privilégie…

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Mais cette partie m’a beaucoup moins accroché. Beaucoup plus shonen avec son tournoi et ses combats improbables. Des enjeux moins forts et parfois des ennemis moins charismatiques que dans la première saison. Surtout beaucoup de personnages dont on ne sait plus trop bien l’intérêt vis-à-vis de Gally. Celle-ci a perdu d’ailleurs de sa noirceur ou de ses états d’âme à la recherche de qui elle est et juste devenu une naïve mais effroyable combattante. Elle semble bien moins profonde. Mais malgré ses défauts, elle apporte quelques personnages intéressants comme Zetch, le pendant masculin de Gally qui sera d’ailleurs plus intéressant que cette dernière. Mais surtout l’extension de l’univers avec des dates, des explications techniques sur les autres planètes, sur l’humanité, sur l’arrivée de Zalem, le changement de la terre. Bref c’est bien le développement de l’univers qui sera le plus intéressant dans cet arc. Même si les combats sont dynamiques et sympas, il reste de l’ordre du tournoi d’arts Martiaux. Ce tournoi sera d’ailleurs la conclusion de cette saison.

Gunnm, Mars Chronicles : L’actuelle et dernière saison veut être celle qui révèle le passé de Gally, de sa vie sur Mars mais aussi la suite de la saison suivante. L’objectif de cette partie révélé le passé de Gally et conclure son histoire. Les deux premiers volumes sont plutôt engageant, bien plus clair sur les tenants et les aboutissants. On y découvre le passé de notre héroïne mais aussi comment à évoluer la situation sur Mars, lieux de conflit. J’espère que l’auteur sera écrire une belle dernière saison pour conclure l’histoire de Gally tout en approfondissant son univers comme il l’a fait à chaque fois.

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Gunnm est une très bonne série de SF cyber-punk pour ceux qui aime le genre. Servie par un dessin détaillé et assez mature dans la saison 1. La saison 2 allège un peu le dessin comme le rythme. 

La saison 1 se suffit à elle-même malgré une fin brutale. Avec une saison 2 moins convaincante, j’attends beaucoup de la saison 3 qui semble lancer le renouveau de la série. Bien que j’avais un peu peur de me relancer dans une nouvelle série avec Gally mais pour le moment les deux premiers tomes sont convaincants, j’attends la suite avec impatience.

Mes bandes dessinées #45 : Jamais, Je n’aurai 20 ans

Quand je suis passé à la FNAC de Madrid, il y a quelques années, j’ai voulu découvrir ce qu’offrait la BD espagnole. Je suis tombé sur quelques pépites. Mais il faut bien l’avouer, la BD espagnole est bien moins importante que la Franco-belge. Depuis, quand je vais en Espagne et que j’ai repris des cours de la langue de Cervantés, j’aime de temps en temps lire une bande dessinée en espagnol. Un bon moment de progresser et de découvrir un peu de culture locale.

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Aujourd’hui, encore j’achète quelques bandes dessinées d’auteurs espagnols. La dernière en date, traduite chez Delcourt, est « Jamais, je n’aurai 20 ans » de Jaime Martin. J’ai terminé cette BD d’un trait, complètement absorbé par le récit et servi par un dessin clair et agréable. C’est une bande dessinée autobiographique sur les grands parents de l’auteur durant la guerre civile espagnole. Un rappel des horreurs de la guerre civile mais aussi de la victoire du fascisme et de ses conséquences.

Couv_290023C’est un beau récit prenant, dur par moment, rappelant que la guerre frappe tous les âges, toutes les situations et qu’elle n’épargne personne. C’est ce que montre cette BD mais aussi comment l’Europe de 1930 a laissé Hitler, Franco et Mussolini imposé leur force au nom de leur idéologie pour écraser l’espoir d’une population qui rêvait de lendemains qui chantent. Martin raconte l’histoire de sa grand-mère puis de son grand père, de la défaite de la république d’Espagne mais aussi comment leur engagement contre Franco a été un poids à porter pendant des années depuis la fin de la guerre où la moindre jalousie, doute ou esprit contraire au régime pouvait vous emmener en prison. Où seuls les pots-de-vin pouvaient vous assurer la tranquillité ou la moindre parole rappelant la république pouvait être sanctionnée. De la petite histoire comprendre la grande.

Ce roman graphique me permet de mettre en avant une bande dessinée peu connue chez nous : la BD espagnole [Sortie de Maflada qui est argentine]. Les auteurs hispaniques sont bien moins importants qu’en France. Les mangas, les comics et les gros classiques francophones dominent d’ailleurs largement le marché de la bande dessinée espagnole. Il y a peu d’auteurs qui percent au-delà des Pyrénées. Pourtant quelques dessinateurs méritent d’être reconnus grâce un coup de crayon formidable et un sens du récit qui est fort sympathique. La BD espagnole mérite largement le détour surtout de par l’histoire même de l’Espagne qui a vécu sous une dictature jusqu’au milieu des années 70. Ces auteurs ont donc connu, eux-mêmes, par leurs parents ou grands-parents, le régime de Franco et ses dérives. J’ai ressenti à travers les différents récits, ce besoin de témoigner, de se réapproprié leur histoire souvent voilée, cachée par le gouvernement franquiste et oublier cette page noire du royaume d’Espagne.

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Ce que j’ai lu en espagnol ou français de la BD espagnole est une approche intéressante et sincère de la guerre civile, du fascisme. C’est un thème récurrent que certains auteurs traitent sous différents aspects. Des récits imaginaires ou des témoignages souvent troublants, forts en émotion et qui évoquent sans détour les horreurs de la guerre surtout civile ou l’ennemi était l’ami d’hier. L’affrontement d’idées, de pensées entre gens d’un même pays qui se transforme en conflit armé. Surtout que celui-ci a été soutenu par les puissances fascistes des années 30. Le pire, c’est qu’elles ont vaincu la démocratie, la liberté de pensée et de s’exprimer. Une défaite amère que les auteurs espagnols savent mettre en avant. Les conséquences, la douleur du peuple espagnol est palpable dans ces récits tout en montrant que les autres puissances dont la France n’ont pas fait grand-chose [et que nous n’étions pas plus sympas avec les migrants espagnols d’hier que ceux syrien aujourd’hui]. Je ne peux que recommander La nueve [Sur un régiment de républicain espagnol qui après la défaite s’est battu pour la France], El faro [où un jeune soldat républicain tente de fuir les franquistes] et L’hiver du dessinateur [Sur la prise de liberté de cinq dessinateur face à leur éditeur du temps de Franco], toutes ces BD sont du même auteur Poca Roca. Auteur espagnol star qui publie un bon nombre de bonnes BD. Promenades de canadiens de Carlos Guijarro qui évoque un épisode sanglant de la guerre civile. Un dessin fragile mais un récit poignant.

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Bien sûr, je ne peux que vous recommander Jamais je n’aurai 20 ans de Jaime Martin, ce récit poignant sur la fin de la jeunesse avant l’heure, la survie face à l’horreur et au-delà du témoignage, une histoire qui fait réfléchir. Une vraie bonne BD qui mérite qu’on s’y attarde. Je vous souhaite bonne lecture.

Mes bandes dessinées #44 : Saint Seiya par Shiori Teshirogi

Saint Seiya, c’est ma référence en termes de mangas, de nostalgie et de souvenirs. Dès sa première diffusion sur le sol français, j’ai accroché et je suis vite devenu un très gros fan. Je m’aperçois que j’en ai finalement peu parlé sur ce blog. Surtout en terme de BD, j’ai abordé les nouvelles séries animés, la période Asgard ou le dernier film [j’en fais encore des cauchemars]. Pourtant dans cette rubrique du blog, j’ai juste abordé un spin-off, Saint seiya G. Il est temps de réparer cette erreur et d’évoquer une autre série parallèle : le Saint Seiya écrit et dessiné par Shiori Teshirogi.

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Pourquoi j’aborde cette série par un auteur et non l’œuvre, elle-même? Tout simplement car cette mangaka [oui c’est une fille] est à l’origine de deux séries sur Saint Seiya. Deux séries de 25 et 16 volumes chacune soit bien plus que l’original [28 volumes]. Donc un très gros spin-off de Saint Seiya et un travail prolifique sur l’œuvre couronnée d’un beau succès papier. D’ailleurs, la première série a même eu le droit à deux saisons en anime mais qui ne couvrent pas toute la série, la faute au manque de public.

Teshirogi a dessiné deux séries traitant des mêmes personnages. En fait, elle a tout simplement développé son univers. Sa première série, Saint Seiya Lost canvas porte sur l’avènement d’Hadès, ennemi d’Athéna et du chevalier Pégase du 17ème siecle, le héros, entré en lutte contre cette menace et surtout contre son ancien meilleur ami. D’où remise en question du héros qui cherche plus a convaincre son ami qu’a le tuer. 

Chronologiquement parlant par rapport à la série de 1986, c’est la bataille de l’ancienne guerre sainte évoqué par les protagonistes du Saint Seiya original [Dont sont issus deux personnages]. Sa seconde série, Saint Seiya Chronicles est une série de spin off de la première, se passant chronologiquement avant ou après Saint Seiya, Lost canvas. Elle conte sur un ou deux tomes une aventure d’un chevalier d’or de cette précédente série.

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Comme vous le constatez la pierre angulaire de cette série, ce sont les chevaliers d’or et bien que ces personnages participent au charme de Saint Seiya, c’est aussi son principal point faible. En effet, les deux séries sont cool à lire mais la mise en avant des Gold Saint à tous les niveaux en est rébarbative et même chiante. Tellement que durant la première série, le héros Tenma, le chevalier pégase, n’est souvent presqu’un spectateur des différents combats des chevaliers d’or contre l’ennemi. En clair, les arcs tournent autour d’un chevalier d’or qui va se battre et mourir avant de passer au suivant, Tenma n’étant là que pour lier tous ces arcs. C’est bien dommage car la force et l’immensité de l’univers du Manga original sont parfois là mais souvent juste effleurés, sous exploités au détriment d’un fan service de premier ordre pour les chevaliers d’or.

Mais au-delà de ce point négatif, le dessin est magnifique bien supérieur à celui de Kurumada et l’histoire est un peu moins basique qu’un simple shonen et la montée en puissance du héros, de l’ennemi, des autres personnages et leurs enjeux sont un peu plus complexes ou recherchés. Les trames et les interventions des personnages sont intéressantes. La seconde série mérite aussi l’intérêt car même si elle est centrée sur les chevaliers d’or, elle permet de développer l’avènement de ses personnages exceptionnels mais aussi de nouveaux personnages secondaires de haut vol. De plus, elle donne de la profondeur à Lost canvas en racontant l’avant et l’après du point de vue de ces personnages.

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Parmi le florilège de spin off de Saint Seiya, c’est une excellente série bien meilleure que Saint Seiya épisode G ou Saint Seiya Next dimension. Je ne peux que la recommander aux fans voire à ceux qui veulent découvrir cet univers et cette série, ca reste une belle introduction servie par un beau coup de crayon.

Mes bandes dessinées #43 : Dragonball

Alalalal depuis le temps je saoule la terre entière avec ce manga, je me suis aperçu que je n’en avais jamais fait la chronique… Je vais vous parler de Dragonball [“Encore!” vous vous dites..], un manga du maitre Akira Toriyama. Qui, je pense, doit faire partie des noms d’auteurs de BD les plus connus au monde. De plus, c’est une très bonne occasion car j’ai décidé de m’acheter la Perfect édition de Glénat pour remplacer la première version du manga sortie dans le milieu des années 90 en France [Edition que j’ai concédé à mes neveux et nièces].

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Dragonball est un manga qui raconte les aventures d’un jeune garçon : Son Goku et d’une jeune Fille : Bulma qui partent à la quête de boules magiques, les fameuses Dragonball, capable d’exaucer un vœu. De ce point de départ, la BD évoluera en pur manga de baston, avec des supers Saiyens aux cheveux jaunes, des combats titanesques où l’univers sera en jeu. Notre héros deviendra père deux fois, sera entouré de pleins de compagnons, affrontera des tonnes d’ennemis, se sacrifiera pour sauver l’univers, une vie de héros bien remplie.

C’est tout simplement le manga à l’origine du succès en France [et par le monde] de la bande dessinée Japonaise. Le précurseur des succès actuels du manga comme One Pièce ou Naruto, le modèle suivi par de nombreux mangaka et la référence pour toute une population de dessinateurs, artistes et des générations de petits garçons ou petites filles depuis les années 90. C’est pour beaucoup, l’équivalent de Star Wars version manga en termes d’influence et de référence. On touche clairement au saint graal.

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Les esprits chagrins vous diront que ce n’est pas très poussé parfois simpliste mais c’est ce qui fait tout son charme, des personnages marquants et facilement identifiables, une histoire claire, des passages inoubliables, de l’humour, de la tension, des sacrifices.. C’est un manga des plus complets en terme de ressenti mais aussi en terme de constructions [le tournoi, la montée en puissance, etc…]. De plus le trait de Toriyama est unique, certes facilement copiable mais unique car on le remarque tout de suite, c’est une sorte de marque de fabrique tout comme la coupe de Goku ou son fameux Kaméhaméha qui sont des références de la pop-culture actuelle.

C’est un manga que j’aime particulièrement car j’adore m’y replonger, en parler et débattre dessus. Pourtant si vous me demander manga préféré je vous nommerais sans hésiter Kenshin, Saint Seiya ou Naruto. De par son caractère universel, Dragonball est une référence, un immanquable ou peut y être insensible mais on ne peut pas l’ignorer, de ne pas connaitre les grands traits de l’histoire et ses héros. L’univers est sympa, le côté baston titanesque est improbable et ce brin d’humour fait mouche régulièrement. C’est comme une madeleine de Proust, s’y replonger de temps en temps ça fait du bien. 4

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Comment ne pas inciter une personne désirant connaitre le monde du manga de lire Dragonball ? C’est une sorte d’obligation. Tout comme des gens vont regarder Star Wars pour savoir ce qu’il en retourne, il s’agit aujourd’hui de découvrir un pan de la culture Japonaise, du patrimoine de la BD, un des chefs d’œuvres qui a marqué au fer rouge le neuvième art. Un manga qui a fêté ces 32 ans en 2016 et qui est toujours d’actualité en 2017.

La chance c’est que Glénat a édité une Perfect édition, plus grande, mieux traduite, plus jolie avec plein de petites explications sur la signification des noms ou des symboles, ce qui rend le tout encore plus savoureux [comme tous les noms des personnage de la BD]. Une excellent entrée matière, parfaite pour connaitre ce monde merveilleux qu’est celui de Goku et ses amis.

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Mes Bandes dessinées #42 : Thorgal

Cette série d’articles a pour but de présenter mes coups de cœur BD mais aussi de vous faire des découvrir des séries qui sont des références pour moi. Thorgal fait partie de ceux là. Il jouit d’une place spéciale dans mon cœur. J’ai découvert cette bande dessinée dans les années 90 chez des amis puis j’ai complété ma découverte à la bibliothèque municipale pour finalement acheter toute la série à la fin des années 90. Depuis, je continue de suivre cette série de plus d’une cinquantaine d’albums, série principale et séries annexes confondues.

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Il s’agit d’une bande dessinée de la fin des années 70 racontant les aventures d’un jeune homme Thorgal à l’époque des vikings. Mit au ban de la société viking car il désire mener une existence d’ermite et de paix [bien loin des massacres et pillages de ses compagnons], en clair il n’est pas vraiment en phase avec ses pairs. Un pacifique parmi les vikings, ce n’est pas hyper tendance. Ce comportement l’entrainera à lutter pour son modèle de vie mais aussi dans des aventures plus ou moins fantastiques où les frontières entre les hommes et les dieux est fragile. Le récit aborde plusieurs registres : historique, fantastique, Science-fiction sans jamais dénature le fond.

Depuis le milieu des années 2000, la série principale, après un arc sur le fils de Thorgal, s’est démultipliée. Deux séries : Louve [la cadette de Thorgal], Kriss de Valnor [amante, traitresse, ennemi, alliée de Thorgal] prolongent l’expérience de la série canon. Une troisième : La jeunesse de Thorgal conte le passé de notre héros. Ces séries enrichissent l’univers et permet de développer des personnages importants de la série tout en faisant évoluer l’histoire principal. Les séries Louve et Kriss de Valnor content une histoire en parallèle qui auront comme aboutissement un retour dans l’histoire principale.

C’est une BD que j’ai tout de suite adoré pour son univers mais aussi pour ses récits et ses personnages. J’ai lu et relu les albums de la série. C’est à mes yeux une BD formatrice de ma culture BD, sur le monde des viking, la mythologie nordique, un brin de fantastique savamment distillé et même un peu de science-fiction. Ce mélange des genres passe crème dans un monde de viking et de bas moyen-âge. Le héros, Thorgal est un homme de paix qui n’aime pas se battre mais se retrouve bien malgré lui au cœur de querelle des dieux, du rejet de ses pairs, d’aventures comme si le destin s’acharnait sur un homme qui ne désire que vivre en paix avec sa famille. Thorgal lutte sans rechigner et surtout sans comprendre cet acharnement qui pèse sur lui. Le personnage s’en trouve épaissit et doté d’une réelle profondeur et n’est jamais un personnage simpliste ou manichéen [très loin des poncifs classique de la BD franco Belge grand public des années 80].

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Autre point fort, le personnage fait partie de ces héros qui vieillissent. J’ai une affection particulière pour ce type d’écriture. Voir le personnage évoluer, progresser, apprendre de ses erreurs, fonder une famille, élever ses enfants, ce genre de développement le rend terriblement humain car le temps passe et son emprise a des conséquences. Thorgal au delà de l’histoire, c’est aussi un dessin, un trait, certaines planches sont des œuvres d’art, c’est beau, de plus les derniers albums sont peints et donne un charme particulier à la BD, une patte graphique exceptionnelle.

Le seul reproche que j’aurais à formuler sur cette BD, c’est que l’histoire peut avoir des passages à vide. Certains albums sonnent creux et d’autres sont formidables. Les arcs narratifs sont différents. L’âge d’or étant le Cycle du Pays Qâ [fin des années 80] puis ce n’est qu’à partir des années 2000 et la mise en avant de nouveaux personnages que l’histoire se relance et redevient plus intéressante.

Thorgal est une série que je vous invite à découvrir. Elle est fait partie du paysage BD depuis des années. Culte, intéressante, superbe à regarder, passionnante. Si vous avez l’occasion de la lire chez un ami, en bibliothèque, n’hésitez pas.