Mes carnets de voyages

Vilnius, Lituanie – Combien, Comment, quand?

Je suis parti et revenu de Vilnius, il y a quelques semaines. J’imagine qu’à la lecture de mes écrits, vous vous êtes pris de passion pour ce pays Balte. Vous ne rêvez que d’une chose vous y rendre afin de découvrir les lituanie… les spécialités lituaniennes. Alors aujourd’hui, on va parler budget, organisation et impressions post voyage.

DSC_0055

Où tu es parti exactement?  Je suis parti en Lituanie, à Vilnius. J’en ai profité pour faire un saut à Trakai à 30km et 40 minutes de train de Vilnius.

Pourquoi, Diable es-tu parti la haut ? A vrai dire, je suivais l’Instagram d’une lituanienne puis celui de la ville de Vilnius, et j’ai trouvé les photos de la ville jolies. Je ne connaissais pas, alors je me suis dit pourquoi pas? Puis j’ai pris des billets d’avions.

Comment y aller ? Bah, l’avion en fait pas trop le choix. Ryanair [encore eux] propose des prix abordables [75 € l’Aller/Retour]. De plus de Reims, j’ai réussi à choper deux Blablacar direct Reims/Beauvais pour un total de 27,5€.  En gros,

  • l’Aller-retour  tout compris Vol et trajet jusqu’à l’aéroport : 102,5€

Combien de temps? J’y suis resté 4 nuits et donc quasiment 4 jours. Une arrivée le mercredi soir et un départ fin de journée dimanche. Largement suffisant pour la capitale lituanienne et ses alentours. J’aurais disposé d’un jour ou deux de plus j’aurais été dans le pays. Clairement en une semaine c’est un road trip lituanien qu’il faut prévoir !!

Et sur place, tu bouges comment ? Vilnius est une ville à taille humaine, tout ce qu’il y a voir demande des jambes et de prendre son temps. La ville est petite. Les points d’intérêts sont séparer que d’une dizaines de minutes les uns et les autres. Si vous ne voulez pas marcher, il existe des bus qui traverse la ville dans tous les sens. Après pour sortir de la ville, le réseau ferroviaire lituanien est cool : pas cher, wifi gratuit et illimité dans certains trains, en parfait état, ponctuel, une bonne couverture du pays et confortable.

  • Un aller/retour à Trakai : 3,60€ (30km)

Mais tu as dormi où ? J’ai pris un logement sur Airbnb. J’avais choisi une maison d’artiste et c’était franchement chouette. Décoration super classe, bien placé et à coté d’un marché. Alors au début la cours fait un peu délabrée et mes voisins qui avaient loué les autres chambres n’étaient pas géniaux mais un logement de qualité :

  • 4 nuits en Airbnb proche du centre ville : 120€

Et pour manger comme ça se passe ?  J’ai mangé pas mal local. Il y a une cuisine lituanienne qui mérite d’être découverte. La cuisine Karaim, par exemple, est une spécialité de Trakai et fait parti de la gastronomie lituanienne. Franchement très bon : beignet fourrés à la viande, des soupes froides.

Pour la gastronomie lituanienne : de la patate, des soupes froides, des pancakes de patates, des croissants à toute les sauces. Bref pas de choses improbables mais que des bonnes choses. De plus, c’est une cuisine abordable.

Les restaurants sont tous à des prix honnêtes et surtout diversifiés. On peut manger français, italien, américain ou local sans trop hésiter vu le choix abondant de restaurants.

  • Petit déjeuner : entre 7,5 à 4€ du très complet au très lituanien
  • Déjeuner : 10€ en mode léger
  • Diner : entre 15 et 20€ (boissons et plat compris)

Et les visites ? Je découvrais la Lituanie et surtout Vilnius n’a pas de musées majeurs. Comme toute capitale, elle possède ses musées d’arts, d’histoire mais c’est surtout le musée sur le génocide lituanien qui m’a convaincu. Pour sa tranche d’histoire méconnue et aussi sur le bâtiment d’origine de la Gestapo et du KGB local. Intéressant. Sinon c’est toutes les églises et les points de vue qui valent le cout. Il y a des clochers partout pour des religions diverses (orthodoxe ou chrétien) et elles sont plutôt jolies. enfin le point de vue à faire est la tour de Gediminas. C’est gratuit et elle offre une belle vue sur la ville [on évite de rentrer dans la tour un peu cher pour le gain de vue]. Le château de Trakai vaut le coup surtout pour les alentours et la vue. La visite est intéressante mais peu ludique.

  • Budget Visite : 20 € tout compris

L’ambiance ? Alors si tu es champagne et défilé de luxe ou gros fêtard qui vomi à 5h du mat lie à sur consommation de vodka, c’est surement possible. Pour ma part c’est balade, café et profiter des lieux et j’adore faire ça. Croiser les gens, les voir vivre et prendre le temps c’est pour cela que j’ai adoré Vilnius. La tranquillité de la ville et son offre pour découvrir est vraiment incroyable.

C’est cher comme coin ? Alors ce qui est cool avec la Lituanie, c’est qu’elle est passée à l’Euro. On s’aperçoit que les prix sont à peine inférieur à la France. c’est moins cher mais dans l’ordre de 10 à 15%. Ce n’est pas fou mais ca reste très abordable.

Et tu en as eu pour combien en tout au final? Mon budget final s’établie à 400€ tout compris. Du transport pour m’amener à l’aéroport à mon retour à Reims. Mes nuitées et mes repas ainsi que les visites. C’est un bon minimum pour partir tranquille sans se priver.

Ok, on part quand? Je trouve que le printemps est une belle période pour découvrir la Lituanie. les beaux jours sont recommandés en vue des futures balades qu’offres Vilnius ou les alentours. Les activités couvertes sont plutôt peu intéressant ou passe partout. C’est un pays fait pour la balade et la découverte, pas pour y être enfermé dans un musée.

J’espère avoir répondu à toutes les questions possibles sur un voyage en Lituanie. Les commentaires sont fait pour les autres questions auxquelles je répondrais avec plaisir. Bon voyage.

Vilnius, Lituanie – Lituaniennes et autres joies de mon séjour

A la fin de ce séjour, j’ai mis en place un top des touristes chiants qui conchient sur les autres.

En troisième position, nous avons des rugbymans amateurs qui pensent que être cool : c’est s’envoyer des grosses pintes en faisant chier tout un avion [mais ca vous le saviez déja]. Leur première place a été trusté par deux catégories.

En seconde position : Les Hippies franco-canadiens parce que ils se croient cool car ils ont des dreadlocks mais c’est juste des relous qui font chier la terre entière [la cool-attitude j’imagine]. Bref merci de m’avoir réveillent en beuglant et en appuyant sur les touches du piano parce que c’est rigolo, ça fait du bruit. Je vous parle pas de l’état de la salle de bain…Vivre en communauté, un vrai leitmotiv…

DSC_0037

En première position, loin devant tout le monde : les russes qui laissent leur sonnerie de réveil/messagerie/jesépasquoi sonner à 3heures du mat en continue alors que tu dors dans la chambre voisine. Que tout l’appart l’entend mais que nos chers russes ne réagissent pas. Vu que la sonnerie est en continue depuis 15/20 minutes, s’arrête et se relance…N’entendant aucun mouvement de leur coté, je décide d’aller voir mes voisins de colloc. Je tambourine la porte [rien à foutre de la mafia russe]. J’entends des voix et des réactions en russe.. De type “oh bah merde, il y a mon portable qui beugle”… BORDEL!!!

Sur cette nuit agitée [mais pas agréable, sinon j’aurais trouvé ça plus cool et j’aurais bien fait chier mes colloc de chambré aussi], j’ai dormi tant bien que mal. Mais cela n’entame en rien, mon plaisir à vivre dans cet Airbnb [on ne sait pas toujours qui sont les autres locataires, cela peut être très cool] et celui d’être ici, dans cette ville. Je quitte mon appart, pour profiter un peu de Vilnius et voir si je ne dégote pas d’autres adresses sympas. Après une boulangerie sans grand intérêt, je me suis assis au Bookafé. Petit lieu cool, branché bio et où j’ai gouté un cheese-cake de Poppy [des coquelicots si je ne me trompe pas] Sympa en bouche un brin caoutchouteux en terme de consistance. De toute manière originale.

18835193_10154492393497882_94536027_n

Plus qu’à attendre mon train, mon avion, mon co-voit pour entamer le grand retour sur Reims.

Je sais, je sais, je vous entends, vous voulez savoir, hein? Comment étaient les lituaniennes ?? [homme dont on ne doit pas prononcer le nom, je te vois] Comment vous répondre… Sainte mère de dieu, ce n’est pas mal comme formule, non? Déjà les lituaniens et donc les lituaniennes sont grands c’est 1m70 au bas mot [sans talons]. Deuxième point, elles sont minces mais genre toutes. Vu qu’en plus elles sont maquillés, habillés au top, j’avais l’impression que la moitié partait défiler pour Dior au bout de la rue. Il faut bien comprendre que faux ongles, fond de teint, eyes liner et talons de 15cm sont dans le starting pack “Lituanian girl”. Le truc rigolo, c’est que parfois elles se baladent avec un filtre Snapchap permanent  [oui elles se font des couronnes de fleurs]. C’est assez impressionnant. de plus, la lituanienne que je connais, me disait qu’en boite, elles sont en mode ON FIRE… Vous l’avez compris les filles sont jolies.

20170527_151248

Mais dans l’ensemble, Les gens sont plutôt sympa, pas de grands communicants mais c’est efficace. Mes échanges ont toujours été à l’essentiel [en gros commande/payer/merci/au revoir]. Ce qui au final me convient très bien. Voyager c’est aussi être un peu seul avec soi-même. Parfois ça fait du bien. Autre chose cool, ils sont très conciliants avec mon anglais ce qui est agréable car les lituaniens sont plutôt très bon. Enfin mon anglais/espagnol… vu qu’a chaque fois je demande ou remercie en espagnol… J’étais obligé de me corriger en permanence. Par contre, pour la langue, il n’y aucune base Latine ou anglo-saxon. C’est tout simplement incompréhensible [a part quelques rares dérivés du latin qui est de l’ordre de deux syllabes], il faut mieux compter sur la carte en anglais et ne pas jouer les cadors pour tomber sur des choses improbables. Dans les autres trucs rigolos, alors qu’en France tout est prétexte à faire un terrain de foot ici ce sont des terrains de Basket. Les gamins ne jouent qu’à ca dans les parcs. C’est rigolo que ce sport soit si populaire quand on vient d’une culture footballistique. Autre fait surprenant, je n’ai vu aucune affiche de film, excellent vecteur de perception de la culture. D’habitude dans une capitale, il y a toujours des affiches ou des cinémas et sur Vilnius point de ces choses-là et cela m’a un peu surpris.

C’est la fin de mon séjour, je reprends le train, revois des français que j’avais croisé à l’aller et entame les différentes étapes de mon retour. Merci la Lituanie pour cette chouette découverte. c’est exactement le type de séjour qui me plait : Un bon état d’esprit et une bonne ambiance.

Trakai, Lituanie – Un château sur l’eau

Ce matin, pas de sport, direction Trakai à 40 minutes de train de Vilnius. Après deux jours tranquille dans la capitale à me balader, je sors de la ville pour aller voir ce qui semble être un lieu de sortie de fin de semaine pour nombre de Vilniusiens [débrouillez avec cette orthographe]. Ils y viennent se balader à vélo ou flâner au bord du lac.

Avant ça, j’ai été dans une boulangerie/café Lituanien authentique. Comprendre : Rien de noté en anglais et la vendeuse ne parlant que lituanien, j’y suis allé au talent. Résultat : un café latte [ok], un beignet aux pommes et sucre glace [ok] et une viennoiserie fourrée aux épinards/pesto [Bah, pas si mal en fait]. Après ce petit déj original, je fonce à la gare.

20170527_093713

Déjà, énorme high kick balayage à la SNCF. Autant le cout de la vie est un peu moins cher qu’en France mais là il y a un gros challenge au niveau du tarif du train. 1,80€ pour 30 km et si on prend aller retour, il y a 40 centimes de réduction…Et de la wifi à bord gratuite et illimitée.. BOUM!! REPOND A CA SNCF!!

Traika est une paisible petite ville sur un bord de lac. Le principal attrait touristique est son château. Pour le reste, c’est calme et tranquille : des bateaux de plaisance, des pécheurs, les eaux calmes d’un lac, des touristes nombreux et ce château de brique planté au milieu de l’eau. La visite est un peu cher pour l’intérieur du château. Par contre se promener aux abords ou accéder à sa cour intérieure est suffisant et gratuit. A l’intérieur des expos un peu inutiles [sur de la faïence, du verre ou une expo de pipes…] Il y a quand même l’histoire du château et surtout celle de sa restauration. Le château est totalement en ruine au début du 20ème siècle, il fallut 60 ans pour le rénover entièrement.

20170527_120210

Par contre niveau restauration, j’ai pu manger local dans un restaurant aux spécialités Karaim. En fait, il s’agit d’une communauté turque de religion Judaïque venue s’installer durant le moyen-âge. En résulte des spécialités culinaires comme la soupe froide ou chaude et des Kibinais [des sortes d’empanadas] fourrés à ce que l’on veut : agneau, boeuf, poulet, végétarien [parce que la mode, c’est pas traditionnel]. Bien consistant sans être bourratif, cela m’a bien nourri pour mon déjeuner.

20170527_224659

La journée n’a été que balades et lecture le long du lac avant de revenir à Vilnius par le train. Pour cette dernière soirée sur Vilnius, je décide de profiter de la vieille ville et de voir où je pourrais m’arrêter. J’ai beaucoup de plaisir à m’y promener de part la faible circulation et la verdure bien présente dans la ville. Le temps de m’assoir à un café Végan pour boire un énorme smoothie et de repartir pour un restaurant conseillé par mon amie Lituanienne [vous savez celle du compte Instagram].

Situé non loin de l’hôtel de ville et je m’assois au Amatininku Uzeiga. Un restaurant dans une déco rustique, plutôt touristique mais qui prépare de la cuisine traditionnelle Lituanienne. Au menu : Soupe froide de betterave avec de la crème et des œufs [ma foi pas mal du tout], pancake de patates fourrée à la viande [bon mais huileux à souhait]. Le tout pour un mini prix, c’est un excellent conseil pour tester des choses plus traditionnelles.

20170527_213425

Je m’offre une dernière balade dans les rues de Vilnius, la nuit tombe très tard. Histoire de profiter de l’ambiance, de la ville et des gens. Je suis vraiment séduit par ce pays, je m’y sens bien.

Vilnius, Lituanie – Histoire, maisons de bois et café

Mon réveil m’a encore réveillé à l’heure du travail [comprendre top tôt], j’ai encore oublié d’éteindre la sonnerie… Me voilà, grands yeux ouverts à 6h50, je me rendors, je me réveille… Il fait jour mais le temps est gris et pluvieux. Je me lève pas très frais. Je me décide de partir courir. Mon objectif : aller dans un parc vu la veille et découvrir de nouveaux lieux.

20170526_095509

Courant sous une légère pluie, passant par Uzupis, je lis rapidement leur constitution traduite dans une dizaine de langues. Je croise un bastion de l’artillerie pour arriver au parc. En courant, j’aperçois des marches allant tout en haut d’une colline. Je l’avais vu la veille. Des croix à son sommet, une vue sur la ville et un challenge sportif. Je cherche un chemin pour rejoindre l’escalier, monter la centaine de marches et finir quasi en marchant. L’effort est payant. Une belle vue, un bel effort. Plus qu’à revenir sur mes pas et entamer ma deuxième journée de découverte à Vilnius.

Cette fois-ci, je me dirige vers ce que l’on nomme le centre-ville “moderne”. Le décor risque d’être moins chargé d’histoire mais ca sera mal connaitre l’histoire mouvementée de la Lituanie. Le premier point positif de la journée, avec la fin de la pluie, est mon premier coffeeshop de qualité. Petit déjeuner de high level : Smoothie Blueberry, banane orange, granola Banane et lait et un chai latte fin doux et à température idéale [mais quel est leur secret, aucun café/thé m’a brulé ici]. Après cette longue pause déjeuner, le soleil dans le ciel. Je passe par la rue Basanavicius, lieu du roman la promesse de l’aube [que je n’ai pas lu et m’intrigue du coup]. Puis une belle vue du centre culturel hispanique installé dans un ancien bâtiment recouvert un street art géant. Magnifique.

20170526_143008

Puis je pousse au-delà de la ville pour atteindre le quartier de Zverynas. Quartier résidentiel mais qui a gardé son coté authentique avec ses vieilles maison en bois. C’est tranquille, calme reposant mais aucun endroit où s’installer. A 10 minutes du parlement Lituanien, on a juste l’impression d’être en pleine campagne. Je retourne sur mes pas, passe par le parlement où se trouve le mémorial des barricades. La Lituanie est une des premières républiques satellites de l’URSS à se soulever pour l’indépendance [autant dire que ça à un peu chier]. En même temps, les deux pays ont un lourd passif. Je m’en suis rendu compte en allant au musée du Génocide. Ancien QG du KGB et de la gestapo [Endroit fréquenté par des gens biens…], la Lituanie a subi la conséquence du pacte de non-agression entre soviétiques et Nazis puis les accords de Yalta [pour ceux qui sont nuls en histoire, ça veut juste dire qu’on a rien à foutre de ce que pense le peuple Lituanien et on fait ce que l’on veut]. Malgré une résistance et une guérilla, les combattants pour l’indépendance ont cessé le combat en 1953. Pour plusieurs raisons : le manque de moyens, un espoir de voir l’occident s’en mêler réduit à néant et les représailles. Pour mettre tout le monde d’accord, Le régime soviétique a déporté des dizaines de milliers de lituaniens en Sibérie [autant vous dire qu’ils sont bien vénères contre les russes]. Musée super intéressant historiquement mais lourd.

Puis j’ai continuée ma route le long de ce gros boulevard de la ville : Gediminas qui va jusqu’a la cathédrale. Ma fin de journée consiste à me balader et repérer un café. Encore une bonne pioche avec Small Talk. Ambiance douce et calme, j’en profite pour écrire ces lignes et d’autres. Me couper de Reims, je crois que j’ai rien trouvé de mieux que partir loin sans connexion internet [même si vous me voyez publier, j’apprécie le calme numérique où je n’ai pas accès à la facilité du portable.]

20170526_173404

Puis il est temps d’aller manger. Ce second soir : Drama burger, restau de la hype avec des burgers fait sur place réputé dans la ville. Je quitte la cuisine lituanienne pour quelques choses de plus tendance mais aussi plus local du coup [Pour ceux du fond qui hurlent : En France, on va bien dans les japs ou les italiens, les touristes sont entre eux dans les gastro français]. Encore un chouette endroit, une belle déco, une assiette qu’elle est bonne [les frites patates douces, c’est validé moi].

Je profite du chemin pour me balader jusqu’au quartier des affaires. Impressionnant car il semble détaché de la ville et séparé par une importante prairie. C’est une drôle d’impression. Puis un dernier passage dans la vielle ville, un concert avec un groupe qui sentait le métal lourd et gras puis en fait qui chantait des chansons traditionnelles lituaniennes. Perturbant et tellement pas en adéquation avec leur look.

A mon retour, je croise de nouveaux hôtes mais je me fais discret. Je suis fatigué et je veux me poser tranquille dans ma chambre. Bref encore une belle journée en Lituanie.

Vilnius, Lituanie – A la poursuite des clochers

Le lendemain matin, pas de surprise… un temps magnifique, le soleil rentre dans ma chambre… Il est juste 6H30 du mat… je suis dégouté, je reste au lit, je me rendors, je me réveille, ma sonnerie de la semaine retentie, je change mille fois de positions… Arrivé à 8h30, je laisse tomber, je me lève et je chausse mes baskets. Footing matinal dans Vilnius qui se réveille doucement. Je passe devant un marché, puis passe la porte de l’Aurore [the spot de la ville], puis je traverse le centre ville, arrivé devant le fleuve local et je le longe. Un vrai réveil matinal et sportif dans les rues lituaniennes.

20170525_121746

A mon retour, je prend le temps de discuter avec mon hôte et de profiter de son salon de fou furieux en buvant un café. Il est temps d’amorcer la journée. Le programme : profiter de la vieille ville et du centre historique ainsi que des faubourgs. Traduisez ça : par me promener, m’assoir à des cafés, prendre des photos et prendre le temps.

Je suis une route qui va me mener de clochers en clochers. La ville en est truffée. Ce qui me permet d’atteindre mon premier coffeeshop. Enfin, une chaine de coffeeshop… C’est d’ailleurs mon gros soucis, je n’ai fait que des chaines. Les cafés sont très développés sous cette forme [en même le bar PMU, c’est ultra français comme concept]. J’ai eu du mal à dégoter LE petit café [mais j’y travaille, rassurez vous]. J’en profite pour établir mon plan de balade. La ville n’est pas bien grande mais je me contenterais aujourd’hui de la partie dite historique. Pas de musée, il fait beau donc en route pour l’aventure.

20170525_131033

Mes pas m’emmènent sur différents types d’églises : chrétiennes ou orthodoxes, en rénovation ou avec de superbes décorations à l’intérieur dans un style proche des pays de l’est. Puis je passe dans l’ancien quartier Juif qui n’est que l’ombre de sa splendeur d’antan, Vilnius était considérée comme la Jérusalem du nord [le nazisme a réduit à néant la communauté et donc son patrimoine]. Puis je prends la direction du quartier Uzupis. Ce quartier s’est déclaré république indépendante, OKLM. Il a son drapeau, son hymne, sa constitution. Un petit délire d’artistes mais le quartier est cool et joli. Excellent pour s’y promener en profiter. J’ai décidé de retourner à l’université, celle de Vilnius est la plus vieille, crée au 16ème, elle possède 13 cours qui sont la conséquence de ses agrandissements passés. Lieu intéressant car historique mais encore en activité, une bibliothèque avec un plafond peint ou une représentation des 4 saisons dans un étage, des chats qui se baladent. Je me pars ensuite vers la cathédrale, lieu emblématique de la ville, Cathédrale de type néo-classique [comprendre un temple grec] avec son beffroi juste à coté. Non lon de la Tour Gediminas. L’image d’Epinal de Vilnius.

L’histoire de cette tour est digne d’un Game of Throne. Le duc de l’époque au 13ème siècle à rêver d’un loup de fer hurlant. Le mec a traduit ça : on doit connaitre le nom de Vilnius aussi loin que porte le hurlement d’un loup [pas très loin si on y réfléchit bien]. Par contre monter sur la colline et admirer le point de vue, faut largement le détour. On peut monter sur la tour mais à 5€ pour gagner 10 mètres, c’est non. Je me suis aperçu que la ville n’est pas très haute, une sorte de quartier d’affaires où quelques building semble dominer le ciel mais assez restreint et dans un coin de la ville. Dans l’ensemble, les immeubles ne dépassent pas les églises et ce qui donne beaucoup de charme à la ville.

20170525_154934

Puis les petites rues tortueuses, les rues pavés, les gens qui s’arrêtent dès qu’un piéton s’approche à deux mètres d’un passage piéton [eh!! chauffeur français, elle est pour toi, celle là]. Pour finir cette bonne journée, je me décide de chercher un restau local et découvrir la cuisine lituanienne. Ce n’est clairement pas de la grande cuisine. Dans ce restaurant, Aline Leiciai, pour réputé [France Numéro 1 pour toujours] ici c’est gibier, bière en sauce ou à boire et patate.. Il y a aussi du vin, j’ai bu un verre de vin de framboise, c’était pas mal. Quant au plat, c’était plutôt bon avec son fromage fondu à la bière et son poulet. Le plus de ce restaurant fut la serveuse. Cheveux blond/bleu, tatouage sur la clavicule, gentille, souriante et…ce moment où tu pars où nous nous lâchons plus du regard avec de grand sourire, les mots sortent pas.. ca sent l’hésitation, je rentre dans un autre client car je ne regarde pas devant moi… puis je pars… bref je suis encore tombé amoureux.. comme d’hab.. j’aurais du au moins demandé son nom.

Mais C’est le genre de micro évènement qui permet de finir la journée en beauté. Elle me donne le sourire et une excellente impression. Une journée qui s’achève. Demain commence une nouvelle. Des découvertes et de bons moments m’attendent.

Vilnius, Lituanie– Balte là!!

Comment j’en suis arrivé là? A me poser dans un salon de thé lituanien avec sa vieille cheminée en fond, ses chaises d’un autre temps et mon thé qui refroidi calmement. Comment suis-je arrivé à Vilnius. Tout à commencer avec un compte Instagram. Plutôt grande, brune les yeux bleus à la base, ce fameux compte n’avait rien de touristique. Puis sur ce même compte, pas mal de photos de Vilnius. De belles photos : genre pas trop urbain, pas de hauts immeubles, de la verdure, un côté historique assez important…Je regarde, m’abonne à d’autres comptes plus touristique. L’idée fait son chemin.. Et pourquoi pas? Les pays Baltes, je ne connais pas. La Lituanie a adopté l’Euro en 2015, pas besoin de se battre avec le change, des vols directs de Beauvais à des prix raisonnables. Le pays semble abordable et me fait penser à la Slovaquie qui m’avait beaucoup séduite. Alors, banco!!

20170525_091835

Ce mercredi 24 mai, je partais pour le nord Est de l’Europe. Un co-voit qui me dépose à l’Aéroport. J’ai le temps de me poser et de passer la douane sans courir. L’avion qui arrive à l’heure puis…… le Bus Ryan Air de Paris arrive en retard, ce qui retarde le vol. A son bord une équipe d’entreprise de rugby en mode en handicap de la validation de bagages qui retarde le vol. Plus un incroyable bazard qui cumuler retarder le vol d’une heure. Je passe les excuses que l’on attend toujours, la désorganisation complète, le non respect des consignes de sécurité et les “je passe devant tout le monde pour acheter ma bière” [Les joueurs de Rugby français sont donc devenu numéro 1 de mon top des touristes lourdingues qui ne respectent rien ni personne, à part la bière]

Après cette mésaventure et un vol plutôt sympa [bon ok, ils ont au moins mis l’ambiance] . Je suis arrivé à Vilnius à minuit bien passé….Oula attendez WTF??? je devais arriver à 23H40 avec le retard d’une heure….Eh mince, j’avais zappé le décalage horaire [dont j’ignorais l’existence], mon billet avait zappé le décalage horaire [bonjour heure de Paris] et donc vu que j’avais prévenu mon hôte de mon retard… Je n’avais pas une heure mais deux heures de retard… Joie.

Evidemment plus de trains, plus de bus, il ne reste que les taxis… Je chope d’autres français qui comme moi vont à la gare. Un peu de chance. Une heure du mat, me voila dans les rues de Vilnius, pas un chat, pas un bruit et comme toutes les villes du monde la gare n’est pas le meilleur coin du monde. Apres avoir esquivé quelques prostitués, puis des mecs bourrés, et remonté une rue déserte, j’arrive enfin devant mon appart. J’y croise des russes qui viennent du même avion que moi, nous serons voisins  [mais pas copains car les russes, c’est en général le degrés zéro du contact humain]. Je croise rapidement le père de mon hôte qui semble être un artiste vu le nombre de tableau au mur et enfin ma chambre. Dans l’ancien, richement décorée, des photos, des croquis aux murs, des livres et je ne parle pas de l’appartement avec un vieux piano, une bibliothèque de ouf… Bref le lieu dans lequel je me sens bien.

20170525_085049

Je me couche enfin…puis je cherche le volet…. Mince, le rideau occultant ? Raté… un léger voile couvre l’ouverture de la fenêtre… Mon lit est accolé à cette fenêtre… Autant dire qu’il fera plein jour à 5h30 du mat…

Amsterdam, Pays Bas – Combien, Comment, Quand?

Un petit séjour à Amsterdam comme ça sur le pouce? C’est possible mais bon, est ce que ca va vous couter une blinde ou est ce qu’il faut mieux anticiper le truc? Je vais vous révéler les grands secrets de l’organisation, quel budget prévoir pour ce petit week-end avec un pote en mode : “poussez vous, on y va!!”.

_DSC0006

Où tu es parti exactement? Je suis parti à Amsterdam, c’est ma deuxième fois mais comme je l’ai déjà dit, je ne me souviens pas [mémoire de poisson rouge]. Je n’ai pas quitté la capitale Hollandaise. J’ai axé mes balades dans le Jordaan, les canaux, un bref passage par le quartier rouge, le centre et ses monuments.

Combien de temps? Ce fut un weekend express. Je suis parti samedi vers midi et je suis revenu le lundi en fin d’après-midi. Une simple petite escapade pour changer d’air. Je ne dirais pas que c’est suffisant mais un jour de plus n’est pas de trop. Plus, j’ai un doute, il faut quitter la ville.

Comment y aller? De Reims, le plus simple c’est la voiture. 4H30 de route, de la voie rapide gratuite durant tout le trajet. Au final, on ne paie que l’essence et ça c’est cool. Par contre, il faut anticiper le parking. Soit vous l’avez avec votre logement [hôtel avec parking ou comme mon Airbnb qui avait des places de stationnement gratuit] ou alors vous payer un bras [4€ de l’heure]. Le meilleur plan reste de stationner sa voiture dans la périphérie d’Amsterdam ou de venir sans voiture.

  • Cout du carburant : 75€
  • Cout du stationnement : 0€

Et sur place, tu bouges comment ?  Amsterdam est une ville à taille humaine, on s’y déplace essentiellement à pied. C’est super agréable si le temps est de la partie. De plus si on veut bouger : tram, bus et métro sont facilement accessible et desservent bien la ville. La ville propose des billets multi-transport sur 24h ou plus. C’est top, nous étions logés en banlieue, notre pass a été vite rentabilisé.

  • Un pass 48h : 12,5€  

Mais tu as dormi où ? J’ai pris un logement sur Airbnb. Enfin plutôt une chambre dans une maison qui sert d’hôtel, devrais je dire. J’étais à 15 minutes de métro du centre ville. La chambre sans être le grand luxe suffisait : une douche, calme et lit qui tenait la route. Puis le petit plus, une place de stationnement gratuit.

Par contre, les logements à Amsterdam sont chers, très chers. C’était la moitié de notre budget à deux pour deux nuits. Surtout c’était le moins cher : 100€ la nuit. Il fallait mieux être deux pour diviser les coûts. Seul l’hôtel semblait moins cher avec de bonnes promos et le petit dej inclu. Je pense donc qu’il faut anticiper son weekend à Amsterdam au risque de payer bien cher ses nuits.

  • Deux nuits en Airbnb à 13 minutes du centre : 200€ pour deux

Et pour manger comme ça se passe ?  C’est franchement à double tranchant. Pour le diner, éviter Kapitein Zeppos [assez deçu], certes avec une déco originale de fou mais à la tristesse de l’assiette, du service et un prix qui détruit ton PEL direct. Les bonnes petites adresses sont à l’écart du centre, il faut chercher un peu parfois plus classique et surtout meilleur en terme de rapport qualité/prix [je vous recommande ‘T Zwaanje].

Pour le déjeuner, ce n’est pas un mœurs Hollandais qui préfèrent se taper des petits toasts grillés [des sortes de croques-monsieur], prenez un bon café brun et posez-vous dans un café avec sa vieille patine, son bois de marin et son poêle, le top [Papeinland, de Prin’s, etc… L’ensemble offre des services impeccables]

Pour le petit dej, pour pas trop cher il y a moyen. Je recommande Coffee Bru pas du tout dans le centre mais cela vaut le coup mais j’y reviendrai dans Une destination Trois cafés [j’en ai trois sur le feu….].

  • Diner : entre 20€ à 30€ pour un repas copieux
  • Dejeuner : 10 à 15 € pour manger à l’Hollandaise
  • Petit déjeuner : 10 à 15€ pour un bon petit déj [si un café vous suffit 2€ seront suffisant], il y a aussi des formules Brunch [entre 15 et 25€

Et les visites ?  Quelles visites? Enfin si à pied, balade sur les canaux, pause dans les cafés, prise de soleil. Mon compagnon de Weekend n’étant pas musée, nous sommes contentés des monuments et des places mais il y a de quoi faire si le temps est de la partie.

  • Les visites : gratuites

L’ambiance ? Je pense qu’il a deux ambiances à Amsterdam : soit tu es mode : je fumes des gros spiffs, je veux voir des filles[pour faciliter ses montées sanguines] et boire des grosses 8,6 en mode punk à chien, il y a moyen. MAIS si c’est pas du tout ton genre, tu peux carrément l’esquiver et être dans une toute autre ambiance. Le Joordan, le vieux quartier juif sont autant d’endroits où se poser et avoir un esprit plus sain et plus tranquille.

Bon ensuite les hollandais sont sympas mais c’est pas souvent le gros sourire et le merci est chèrement donner [ca va Paris, t’es large en fait

C’est cher comme coin ?  Très honnêtement, on n’a pas senti la différence. C’est exactement les mêmes prix qu’en France et des prix “Capitale”. Gros panel de prix pour tous les gouts et toutes les couleurs.

Quand partir ? L’idéal est aux beaux jours, printemps ou été. L’automne est plutôt humide dans mes souvenirs, si on veut profiter des canaux, il faut mieux que le temps soit agréable.

Surtout combien de temps ? Si c’est juste Amsterdam comme je l’ai dit, un weekend de trois ou quatre jours max. En diversifiant visites, musées et villes proches d’Amsterdam cela peut être intéressant de rester plus longtemps. Sinon j’ai un doute de l’intérêt de rester sur Amsterdam sauf si vous êtes avec des hollandais.

Alors combien au final? notre budget pour deux tout compris : pourboire, resto, carburant, pots de vin pour les élections, nuitées : 460€ pour deux nuits sur place. Soit 230€ par personne, encore une fois toujours possible de réduire, surtout en si prenant à l’avance sur le logement, le point noir de notre budget.

J’espère que ces quelques retours vous seront utiles pour faire un break à Amsterdam qui permet de s’évader à moindre frais et surtout non loin de chez nous. Bien sur si vous avez des questions, je répondrais avec plaisir.